Prizmo vs Scanbot

Ce n’est pas parce que je publie des articles de plusieurs pages de long là-bas qu’après ça je n’ai plus rien à dire. Encore moins quand cela m’amène à comparer au quotidien deux applications à la même vocation : Scanbot (testé ici) et Prizmo (testé ) dédiées à la numérisation de documents.

Si vous n’avez pas le cœur à lire les milliers de mots couchés sous mon clavier pour ces deux tests complets, voici de quoi déterminer laquelle remplacera votre bon vieux scanner de bureau…

La guerre des prix n’a pas lieu

Dans l’App Store, hors promotions, les applications sont affichées aux tarifs suivants :

Vu comme ça, ce n’est pas très juste car Scanbot n’intègre pas de fonctions d’OCR en standard alors que Prizmo oui. Ajoutons donc 4,49€ à la facture de Scanbot par le biais des achats intégrés et nous avons deux applications aux prix très proches.

Toute comparaison devant se faire avec des choses vraiment comparables, la suite de ce billet sera écrite sur la base de Scanbot avec option “Pro” (6,28€) et Prizmo sans options (8,99€).

Pot commun

Sur les fonctions “de base”, toutes deux savent faire les opérations suivantes :

  • Prise de photo avec cadrage automatique des documents
  • Gestion de documents multi-pages
  • Ajustement des paramètres de lisibilité
  • Reconnaissance des textes (OCR)
  • Export au format PDF “accessible” (possibilité de sélectionner et copier du texte reconnu dans le presse-papiers)
  • Partage vers d’autres applications
  • Synchronisation iCloud Drive
  • Application universelle (iPhone et iPad)

Jusque là, même s’il n’est pas inintéressant, le match est nul. Il y a pas mal d’autres petits détails qui sont communs mais qui ne valent pas la peine d’être mentionnés ici.

Qui parle le plus fort ?

Si on gratte la surface, la liste des fonctions de Scanbot ne s’enrichira pas beaucoup : tout au plus le téléchargement automatique vers une large palette de “services dans le nuage”, la possibilité d’annoter et signer les documents.

En face, Prizmo peut me faire encore aligner de longues lignes : l’application sait traduire les documents numérisés et reconnus mais également les lire (synthèse vocale). Pour mieux s’intégrer au système, Prizmo exploite pleinement les extensions nées avec iOS 8 pour se rendre disponible au sein de vos autres applications. Si vous voulez travailler sur un écran plus grand, il existe même une version Mac de Prizmo !

Deux applications, deux publics

À mon sens, les deux applications sont assez proches mais leurs fonctions spécifiques ont tendance à les adapter à deux publics différents.

Scanbot est une application rapide et efficace : prise de photo automatique suivie d’un téléchargement dans le nuage sans autre action. La reconnaissance ne propose que peu d’ajustements mais suffit largement à des documents texte simples. Scanbot est bien adapté au grand public qui veut très rapidement archiver ses documents papiers.

Prizmo offre plus de réglages, plus d’options poussées (reconnaissance des blocs de contenu) et va bien plus loin avec la traduction et la synthèse vocale. Sans compter le transfert optionnel vers l’application Mac. Combinez reconnaissance, traduction et lecture vocale et cela un devient un outil fort pour les personnes en manque d’accessibilité. Prizmo avec son processus moins linéaire et plus complet se destine avant tout à un public plus “pro” ou à l’audience concernée par les fonctions de traduction et de synthèse vocale.

Et vous, laquelle avez-vous choisie ?!

S’il vous reste des doutes et quelques minutes, vous pouvez relire le test de Scanbot et le test de Prizmo pour vous faire une idée précise.

Test Sodastream Pure : soda’s dream

sodastream

Grand consommateur de limonade, Coca-Cola (rouge, le seul, le vrai) et autres sodas pétillants, j’avais découvert l’année dernière une machine à sodas chez un ami sans vraiment être convaincu de l’intérêt du produit. Pour moi, ça sonnait trop comme la “nouvelle machine à pain” : on veut faire soi-même à la maison, on craque et finalement on retourne acheter en magasin tellement c’est meilleur pendant que l’électroménager sert d’attrape-poussière et encombre le plan de travail avant de rejoindre la cave ou les petites-annonces.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis

Et puis cet été, une autre personne de mon entourage a craqué sur le concept et m’a été donnée l’occasion de tester un peu plus le produit et ses “accessoires”. Contre toute attente, ce n’est pas si mal ! Si bien que ma Nespresso “CitiZ + Milk” a déménagé pour laisser sa large place à une superbe “Sodastream Pure”.

Buller à volonté

Le principe est simple : une cartouche de CO2 (pas taxé celui-là), des bouteilles en PET (sans BPA) et une jolie gamme de concentrés qui permettent à la machine de produire des sodas variés.

J’aime les produits où le déballage est plus long que la mise en oeuvre : 3 minutes pour tout débarrasser des cartons, plastiques et autres protections et tout juste 1 minute avant de faire pétiller l’eau du robinet et lui donner du goût ! Rien à brancher, pas de mécanique, juste une bouteille de gaz à visser, sans erreur possible.

Une fois que tout est en place, il ne reste qu’à remplir la bouteille d’eau et la visser sur la machine. Une traction sur le levier jusqu’au bourdonnement (refaites une ou deux autres injections de gaz si vous préférez plus de bulles) puis le mélange d’un bouchon de concentré : c’est prêt !
Bon, par contre, tous les concentrés ne sont pas à la même enseigne : versez un bouchon de citron-vert, tout se passera bien. Tentez un demi-bouchon d’orange et admirez le feu d’artifice qui n’est pas sans rappeler les expériences d’Eepybird.

Bulles économiques ou écologiques ?

L’argument de vente des machines Sodastream est plus axé sur l’écologie et la variété des préparations que sur une réelle économie sur l’achat de sodas classiques.
Si vous décidez de troquer le “vrai” Coca-Cola pour le concentré Cola, le Fanta original pour le concentré “saveur Orange”, il y a quelques euros à gagner. Mais si vous vous en tenez aux sodas “génériques”, le concept Sodastream ne se révèlera pas nécessairement économique.

Faisons le calcul : un cylindre de CO2 à 12 euros (en comptant les 20 euros de consigne, remboursés) permet de préparer 60L d’eau gazeuse, auquel il faut ajouter 5 concentrés de 500mL à 5,75 euros pièce (12L de sodas avec une bouteille), ce qui nous donne environ 68 centimes le litre de soda. En supermarché le Coca-Cola coûte environ 90 centimes par litre tandis que la limonade est tarifée 30 centimes le litre : le constat est sans appel, Sodastream est plus cher. C’est le prix de la liberté.

Sur le plan écologique, on réduit les déchets (plus de bouteilles plastiques dans la poubelle) et les trajets au supermarché…
Et du côté pratique, plus besoin de se soucier des stocks : de l’eau, du gaz, du concentré et c’est prêt !

Pleins gaz

Pour ma consommation, je reste fidèle aux Coca-Cola et Schweppes Agrum originaux mais les autres sodas (Sprite, limonade) sont avantageusement remplacés par la production de ma Sodastream. Plus de rupture de stock, liberté de préparer telle ou telle boisson tout en découvrant de nouvelles saveurs et… le côté “fait-maison” qui amuse beaucoup (sauf quand ça déborde…).

Panic à bord : Transmit 3

Plus de protocoles

FTP with TLS/SSL Cette nouvelle mouture apporte le support des protocoles WebDAV et WebDAV sécurisé, FTP avec TLS/SSL en plus des standards FTP et SFTP.
Mieux encore, Transmit 3 s’accomode de votre iDisk et permet une navigation pratique ou des tansferts de serveur (.Mac) à serveur (FTP ou autre).

Naviguez à vue

Tant dans les précédentes versions de Transmit que dans les autres clients FTP, j’ai toujours toujours trouvé la navigation peu pratique : copier/coller pour remonter les fichiers et dossiers dans l’arborescence, impossibilité de voir les dossiers du niveau supérieur ou inférieur, etc.

Listes ou colonnes ? Panic apporte un début de solution en intégrant le principe des dossiers à ouverture automatique apparus dans -feu- OS 9. Histoire de ne pas s’arrêter là les développeurs de Transmit proposent aussi d’activer la navigation par colonnes (comme dans le Finder).

Certains d’entre vous utilisaient peut être déjà la fonction de synchronisation de Transmit 2 qui permet de tenir à jour un dossier local et un dossier distant en deux clics; associée à la navigation par colonnes ou par liste, l’option Link folder navigation permet de lier les dossiers et de naviguer de façon synchrone dans les deux arborescences (locale et distante).

Lier la navigation dans les dossier

La précédente version de Transmit nous obligeait à multiplier les fenêtres pour la connexion simultanée à plusieurs serveurs FTP. Le problème, minimisé par l’implémentation d’Exposé dans Mac OS X, est définitivement résolu grâce à une navigation par onglet inspirée de Mozilla et de ses descendants.
Ainsi d’un clic, on passe d’un serveur à l’autre, et on peut faire de même avec les fichiers : le glisser/déposer au travers des onglets est supporté…

Navigation en colonnes + lien des dossiers + dossiers à ouverture automatique + utilisation des onglets = les meilleurs principes ergonomiques au service d’un seul et même logiciel FTP. Mais ce n’est pas tout !

Plus de coups de barre

Barre latérale A l’image de la barre latérale regroupant volumes et alias de dossiers apparue avec Panther, Transmit se dote d’un tiroir latéral listant les volumes montés, les raccourcis locaux et les raccourcis distants du serveur actif.
Un simple glisser/déposer d’un dossier local ou distant et le raccourci est créé, rendant l’accès et la mise en ligne de fichiers plus directe : plus besoin de se promener dans l’arborescence du serveur !

Un détail important : une partie du contenu de cette barre latérale est liée au serveur actif (onglet sélectionné).

Collectionner les favoris

Non non, nous ne sommes pas dans un logiciel de gestion de paris hippiques, mais dans Transmit : celui-ci offre désormais de créer des collections (dossiers) de favoris afin de mieux organiser ses connexions.

Collections de favoris Transmit propose des collections fixes prédéfinies : iDisk, Rendezvous et l’historique de vos dernières connexions. A vous de créer les vôtres et d’y ajouter l’ensemble de vos favoris.

Une chose intéressante à noter, dans le cas des serveurs web où il existe une favicon (l’icône qui apparaît à gauche dans la barre d’adresse ou dans les favoris), celle-ci illustre et précède le nom du favori.
Détail certe futile, mais tout de même pratique pour identifier rapidement les différents serveurs !

Une icône de dock intelligente

Statut des transferts L’icône de Transmit s’anime ! Dans le dock elle affiche, à la manière de Mail et de nombreux autres produits, le statut du logiciel : upload, download, synchronisation, statut terminé ou upload et download simultanés.

Hormis ce détail esthétique, l’icône devient fonctionnelle via la fonction Docksend. Utiliser Docksend Lors de la création d’un favori, si vous complétez le champ _Local path_, vous aurez la possibilité d’utiliser Docksend : il suffit alors de glisser un fichier ou un dossier à partir du chemin local pour que celui-ci soit mis en ligne au même niveau de l’arborescence !

Mieux encore : si vous n’êtes connecté à aucun FTP, Transmit ouvre lui-même la connexion correspondante et la ferme aussitôt le transfert terminé !

bq. Exemple concret : nous avons dans le dossier Sites un dossier par domaine géré, contenant une copie complète du site (grâce à la fonction de synchronisation de Transmit). Considérons que Docksend est activé pour tous ces domaines, pour ajouter/mettre à jour un dossier ou quelques fichiers sur un des domaines, il suffit de glisser les éléments sur l’icône de Transmit à partir du chemin local. Transmit se charge de se connecter, de copier les fichiers et de se déconnecter !
Pour quelques éléments ou de façon ponctuelle, cette option est plus rapide que la synchronisation.

Aperçu instantané des fichiers

Déjà présente dans la précédente version, la fonction aperçu a profité du lifting général pour s’enrichier avec la possibilité de voir l’image à sa taille réelle et le support d’un grand nombre de formats !

Aperçu de textes ou d'images L’aperçu se présente sous la forme d’un tiroir latéral qui se substitue à la barre latérale de raccourcis. Dommage, nous aurions aimé pouvoir profiter des deux à la fois !

En cliquant sur un fichier dans l’arborescence (locale ou distante), l’aperçu est instantanément affiché avec les informations de base : Nom, Dimensions (pour les images), Taille, Date de modification, Propriétaire et Groupe.

bq. N’ayant pas trouvé la liste détaillée des formats de fichiers supportés j’ai fait quelques essais : jpg, gif, png, tiff, psd, pdf, txt, rtf, html, css, php sont affichés !

L’icône d’aperçu est mise à jour automatiquement, dévoilant le début du contenu des fichiers texte (rtf, php, etc).

Zoom et affichage de la transparence Un clic sur l’icône de zoom affiche l’image en taille réelle. Il est intéressant de noter que la transparence des images TIFF, PSD ou PNG est matérialisée par un damier.
Les fichiers texte sont quant à eux ouverts dans l’afficheur intégré à Transmit.

Transmit 3 : la consécration

Avec l’arrivée de produits gratuits tels que Cyberduck ou l’intégration de clients FTP au sein des éditeurs de texte (skEdit, BBEdit, etc) l’intérêt de payer pour un logiciel tel que Transmit se trouvait de plus en plus limité. Mais l’arrivée de Transmit 3 redonne un coup de vieux aux concurrents et confirme les capacités d’innovation de l’équipe de Panic ainsi que la qualité générale de leurs logiciels !

Alors pour 29,90 $ la version complète (17,90 $ la mise à jour), n’hésitez plus !