Lire les DivX sur Apple TV sans jailbreak

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La baisse des prix des Blu-Ray et DVD ainsi que l’élargissement du catalogue vidéo de l’iTunes Store ne m’empêche pas de me retrouver de temps à autre avec une vidéo au format DivX au bout de la souris (film ou série TV en avant première ou tout autre vidéo introuvable en magasin…). Quand il s’agit de passer à la séance de visionnage, je ne suis pas très enclin à me coller derrière mon Mac Pro et ses 23″ et encore moins avec un de mes MacBook Pro sur les genoux. Je préfère nettement utiliser un écran digne de ce nom et tant qu’à faire mettre à contribution l’Apple TV qui y est branché.
Mais les choix techniques (et « légaux ») d’Apple restreignent les possibilités à la lecture des fichiers achetés sur l’iTunes Store (format « .m4v ») ou convertis à l’aide de Handbrake ou autre (format « .mp4″).

Débrider son Apple TV ?

Si la solution du « jailbreak » (débridage) s’avère dans l’immédiat être la plus simple pour lire des formats exotiques (DivX, xVid, AVI, etc) sur le boîtier Apple TV, elle ne l’est pas nécessairement sur le long terme. Les mises à jour délivrées par Apple devront être suivies de près et surtout celles proposées par le fournisseur de la solution de débridage. Mais tout cela ne garantit en rien la pérennité de ces manipulations et des possibilités « offertes » !
Au final, sans garantie de fonctionnement et vue la complexité des manipulations à réaliser, le jailbreak n’est pas une « vraie » solution.

Un nouveau maillon fort dans la chaîne vidéo

Sans débridage de l’Apple TV, il ne reste pas beaucoup de solutions : convertir toutes les vidéos dans un format compatible ou… envisager une autre alternative.
A l’heure actuelle, la solution « idéale » se trouve du côté de l’AppStore, s’appelle AirVideo et coûte 2,39€ ainsi que la nécessité d’avoir un iPhone, iPod Touch ou iPad équipé d’iOS 4.

La chaîne complète se compose ainsi : le Mac ou PC (stockage et conversion des vidéos), l’iPhone (lecture et transmission du flux), l’Apple TV (réception du flux vidéo) et le téléviseur (affichage de la vidéo).

Certes, cela nécessite d’être équipé d’un terminal iOS supplémentaire, mais je ne pense pas me tromper en estimant que les personnes équipées d’un Apple TV ont déjà dans leur collection un autre produit tel qu’iPod Touch, iPhone ou iPad permettant de profiter au maximum des possibilités de la technologie AirPlay…

Mac (ou PC) transformé en Air Video Server

Tout n’est pas complètement magique et nécessite toute de même quelques opérations simples au niveau du Mac.

La première étape consiste à télécharger et installer l’application Air Video Server le compagnon gratuit du logiciel iOS Air Video.
Une fois glissé dans le dossier Applications puis lancé, le logiciel apparaît dans la barre de menus avec une liste d’options assez restreinte : mises à jour, accès aux préférences et arrêt du serveur.

En termes de paramétrage, les options sont également simplifiées au maximum. Je ne vais pas en faire la revue de détail, mais les choix importants sont par exemple de lancer l’application au démarrage et de définir les dossiers où résident les fichiers vidéo (par défaut, le dossier « Movies » de l’utilisateur).


Les dossiers peuvent être nommés différemment pour l’affichage dans la liste de l’application iOS.

iOS : Air Video

L’application iOS, compatible iPhone et iPad, existe en version gratuite avec une durée d’utilisation limitée, idéale pour vérifier l’intérêt de cette solution. La version payante d’Air Video fait sauter toutes les limitations.

Il suffit maintenant que l’ordinateur hébergeant les vidéos et faisant tourner Air Video Server, l’iPad et l’Apple TV soient bien sur le même réseau sans fil.

Au lancement, Air Video permet d’ajouter les serveurs de données soit trouvés directement par Bonjour soit en saisissant leur adresse.

L’application liste ensuite les dossiers référencés et permet d’accéder à tous les contenus vidéo.

Si la vidéo est dans un format immédiatement lisible par l’iPad (hors DRM), l’application propose la lecture directe, la lecture avec conversion à la volée et la conversion (pour emporter le fichier et « couper le cordon »).
Dans le cas des DivX et autres formats « exotiques », Air Video abandonne la lecture directe pour la conversion à la volée.

La lecture se fait sans délai et semble ne pas mettre à genoux ni le réseau ni la machine qui fait office de serveur.

Pour regarder le tout sur le téléviseur il ne reste plus qu’à taper sur l’icône AirPlay et choisir l’Apple TV

Bons films !…

iTunes en plein écran, sur deux écrans

Je pestai il y a peu contre le mode plein écran de Lion qui me laissait un écran grisé. La solution est partiellement résolue avec iTunes.

Je viens de découvrir deux astuces, l’une pratique, l’autre « gadget »…

Utiliser le second écran, c’est possible

En cliquant avec le bouton droit (ou « double tap » sur le trackpad) sur l’une des rubriques (disons « iTunes Store », et en sélectionnant « Open in new window »), il est possible de placer cette nouvelle fenêtre sur le second écran et de l’agrandir ensuite avec le bouton « + ». Les deux écrans sont alors utilisés !

Lors de la lecture d’un film dans une fenêtre séparée, on obtient le même résultat…

Et en combinant les deux solutions, on peut trier sa musique, regarder un clip et avoir l’iTunes Store ouvert…

Déplacer l’affichage sur le second écran

Lors de la lecture d’une vidéo (clip, film ou série, peu importe), iTunes crée un nouvel espace pour cet affichage en plein-écran. Il est possible de changer la vidéo d’écran en cliquant avec le bouton droit et choisissant « Move to other display ». Cela ne résout pas vraiment le problème, pour ne pas dire que cela ne sert à rien, mais bon…

Ok Go…ogle

Découvert au début des années 2000 avec le titre « You’re so damn hot » qui nous servait de « power song » pour motiver le staff chaque matin avant l’ouverture de l’Apple Expo, le groupe OK Go a depuis souvent fait l’actualité pour ses clips musicaux originaux.

Apple et Nike les ont ramenés sur le devant de la scène en 2006 avec la pub Nike + iPod « Tune your run » terminée par le single « Here it goes again« .

C’est ce fameux titre, mis en vidéo autour d’une chorégraphie sur tapis roulants, qui a rendu les 4 membres du groupe populaires, créant un buzz massif en 2007 (50 millions de vues) et remportant au passage un Grammy Award.

Réaction en chaîne, la machine infernale

Depuis, le groupe a continué dans la lignée des clips délirants avec « This too shall pass » et la réaction en chaîne qui accompagne toute la chanson.

Ok Go , tout n’est pas perdu

Si aujourd’hui on reparle du groupe c’est parce que leur dernier clip accompagne une démonstration technologique du HTML5 pour le compte de Google et surtout la promotion du navigateur Google Chrome.

Réalisée conjointement avec la compagnie de danse Pilobolus, la vidéo est un kaléidoscope humain très ludique et complété par les animations en HTML5 proposées au sein du navigateur.

Le buzz autour du clip, présenté comme une « démo HTML5″ via le mini-site allisnotlo.st (lire : All is not lost – tout n’est pas perdu), s’apparente beaucoup plus à un excellent coup de pub pour Google Chrome. Voici le message que vous découvrirez en ouvrant la page avec un autre navigateur :

We’re sorry, but this content was designed with the browser Google Chrome in mind.
As a result, it may not work properly in your current browser. We recommend using Google Chrome.
Please download from here.

Au moins la curiosité poussera le plus grand nombre à donner une chance au navigateur de se retrouver sur leur disque dur… et c’est tout ce qui compte pour Google !

Dans la pratique, l’habillage HTML5 du clip n’apporte aucun intérêt hormis peut-être le message personnalisé affiché à la toute fin…
Enfin, je doute fortement que le long temps de chargement souligné par le message « ce film est très gourmand en ressources processeur, merci de fermer les autres programmes et onglets inutiles » soit une excellente pub pour la technologie qui se veut l’alternative à Flash et ses contraintes techniques !

Projection cinéma en extérieur

Prévue début juin, la séance cinéma dans le jardin s’était soldée, pour cause de météo humide, par une projection dans la maison finalement à peine plus grande que mon écran plasma… le système 5.1 en moins.

Toujours est-il qu’entre tendre un drap blanc sur mon filet de badminton ou projeter sur la façade (en moellons, donc irrégulière), je n’avais pas encore trouvé comment fabriquer l’écran idéal. Curbly livre la solution de Pottery Barn, juste avant le retour du beau temps.

Une toile : deux barres

Pottery Barn a simplifié au maximum la fabrication : un tissu replié aux extrémités afin de coudre un fourreau qui accueillera en haut et en bas une barre (bambou, tringle à rideaux).

Ecran de projection via Pottery Barn

La barre du haut est portée aux deux bouts par deux cordes accrochées dans un arbre (ou deux piquets, voir ci-dessous) et celle du bas, sert de poids pour tendre la toile. Il est donc nécessaire d’employer un bois assez lourd. De la tringle à rideaux en pin me semble tout indiquée (5,90€ en 2,50m de long et diamètre 28mm chez Leroy Merlin !).

Un écran suspendu

Le bricolage proposé par Pottery Barn a un inconvénient de taille : il nécessite un arbre avec des branches suffisamment hautes pour y suspendre l’écran de projection. Autant dire qu’avec des arbres à peine plus grands que moi, cela va être compliqué.

Pour résoudre cela j’envisage deux piquets latéraux sur lesquels serait suspendu le montage. Attention à les planter suffisamment profond pour que cela ne tombe pas.

Une dernière astuce proposée dans la fiche : attacher l’écran pour qu’il ne vogue pas au gré du vent ! La barre du bas reliée à deux piquets de tente (ou deux grosses pierres) est une bonne assurance contre le mal de mer.

Projection avant ou arrière

La plupart des projecteurs actuels supporte la projection par l’avant ou par l’arrière. Si le tissu employé en guise de toile est assez « transparent » cela vaut le coup d’installer le projecteur derrière l’écran pour s’affranchir du bruit de sa ventilation et gagner en liberté de mouvement !

La taille, ça compte aussi

Les dimensions dépendent principalement du projecteur utilisé et du type de vidéo regardé : Format 4/3 (TV, séries) ou 16/9 (films, jeux vidéo).

Avec une barre de 2,50m, considérant qu’on laisse une quinzaine de centimètres sur les côtés pour l’accroche, il y aura 2,20m de largeur d’image visible soit une projection haute de 1,25m en 16/9 et 1,65m en 4/3.

Reste à voir la hauteur de l’arbre ou la place pour se décider avant de fabriquer l’écran.

Et l’installation vidéo ?

Le projecteur, l’écran et quelle source vidéo ?

Pour ma part j’ai opté pour l’option iPhone ou iPad branché en HDMI au projecteur. Solution facile à remballer en cas d’intempéries et rapide à installer avec l’inconvénient de devoir acheter le film sur l’iTunes Store ou convertir les DVD en MP4…

Sans cela, j’opterais pour acheter un lecteur DVD à 30 euros afin de ne pas faire prendre de risques à celui de la maison, avec l’avantage du choix de la connectique par rapport à ma solution iOS qui ne marche qu’en HDMI.

Cinéma à petit budget

  • 2 tringles à rideaux de 2,50m, diamètre 28mm : environ 12€
  • 1 bobine de ficelle épaisse : environ 4€
  • 3m de toile à drap en 2,50 de large : environ 15€

En option

  • 2 piquets de 2m, en pin traité : environ 15€
  • 1 lecteur DVD d’entrée de gamme : environ 30€

Bon cinéma !

Source : Pottery Barn via Curbly.