Installer Office version « mise à jour » sans avoir la précédente version

N’ayant toujours pas succombé à la tentation (pas si tentante que cela) de m’abonner à Office 365 ou d’acheter une nouvelle version d’Office, je me suis retrouvé coincé avec mon vieux Office pour Mac (2008) moins capable qu’un Office 2007 (pour Windows).

Du coup, j’ai voulu utiliser ma boîte de mise à jour Office 2007 pour Windows pour l’installer sous Parallels Desktop. Impossible. Il me faut retrouver d’abord une précédente version d’Office bien trop mal rangée.

Après de nombreuses recherches, aucune réponse fiable pour installer Office 2007 version « mise à jour » sans avoir de disque d’une version précédente, j’ai fini, par dépit par taper bêtement « download office 2007 free » et me suis retrouvé sur le site de Microsoft. Sur la page « Microsoft Office Download Center« .

Bingo ! On me propose de télécharger la version que j’ai. Je tente le coup. On me demande des identifiants de compte Microsoft, mon numéro de licence et de payer…

office-2007-redownload

ZÉRO euros (hors taxe). En TTC, ça fait toujours aussi (peu) cher.

Une fois le téléchargement terminé. Installation. Sans autre demande que mon numéro de série.

Installé. Terminé. Je peux ouvrir les fichiers de mon client sans avoir à fouiller partout pour retrouver mon vieux disque d’Office 2003 pour Windows !

Je sais, nous sommes en 2014… Mais Office 2007 me suffit, même sous Parallels Desktop. Et lui, il ne m’oblige pas à m’abonner.

Visionneuse Office pour iPad, pas chère

Je suis en forme ce matin, et j’en remets une deuxième couche !

Office sur iPad, je trouve pourtant cela une bonne chose. Et même si l’abonnement me fait sévèrement grincer des dents, il y a presque pire dans cette histoire : il faut s’abonner pout tester.

J’ai rapidement parcouru Word et Excel pour iPad et jeté un oeil à leurs modèles. Plutôt jolis dans l’ensemble. Cela fait franchement penser à Pages. En bien.

Un « tap » curieux sur l’un d’entre eux pour le voir « en vrai ». Chouette. Bien foutu.

Mais… JE NE PEUX RIEN FAIRE. Rien. RIEN DU TOUT.

Ah si, je peux tapoter un peu dans les menus pour voir ce qu’ils ont dans le ventre. Un clic dans le texte, dans une cellule. Rien. Pas de clavier.

Donc Microsoft veut me vendre un abonnement à 99 € par an pour utiliser un logiciel que je ne peux même pas tester en amont ?[1]

Je veux bien avoir un temps compté, un nombre de fonctionnalités limité ou encore être empêché de sauvegarder mes essais mais là, Word et consorts s’en tiennent à une visionneuse de modèles et de documents. Les autres le font très bien. Et au même prix.

Manquerait plus que le prochain journal que je découvre m’oblige à m’abonner avant même d’aller plus loin que la couverture et le sommaire !

1. Enfin on peut créer un compte donner sa carte bancaire, se mettre un rappel pour ne pas oublier d’annuler l’inscription avant 30 jours… et essayer Office 365. Mais ça ce n’est précisé NULLE PART dans les applications. On peut aussi aller lire cet article qui précise que Paypal suffit !

Logiciels : plus rien ne nous appartient !

word-excel-ipad

— Tiens, Pages (ou une autre alternative) n’ouvre pas bien ce document client (au format Word) que je dois lui renvoyer modifié !

Word pour iPad se lance, et affiche rapidement ceci :

Lecture seule. Pour créer et modifier, activez à l’aide d’un abonnement Office 365 éligible.

— 99 € ? Sérieux ? Mais non ! Et je peux même pas verser une obole pour une utilisation occasionnelle ?

Payer moins, mais toujours

Les éditeurs de logiciels (Adobe en tête) n’ont même pas commencé fini la transition du logiciel sur support physique vers le dématérialisé qu’ils sautent déjà dans le train suivant : la location de logiciels.

La promesse est alléchante (disposer de logiciels toujours à jour). Mais le tarif refroidit souvent.

Pour un professionnel ?

Pour un professionnel et pour ses outils de travail quotidiens, l’offre s’avère attractive. Au lancement du Creative Cloud, j’avais calculé que l’abonnement était plus rentable que de continuer à renouveler ma Creative Suite tous les 18 à 24 mois. Sans compter que dans le cadre de l’abonnement, j’ai le droit à TOUS les logiciels de TOUTES les anciennes suites. Pas indispensable, mais pas inintéressant non plus.

Pour une utilisation occasionnelle ?

Si je prends le cas d’Office qui me met en pétard dès le réveil, c’est bien parce que ce logiciel va me manquer ou m’obliger à m’abonner alors que je n’en veux pas.

Je n’ai jamais aimé la suite Office, trop lourde pour mes besoins, mais dans mon activité professionnelle, elle s’avère indispensable. Par moments.
Un tableau Excel bourré de macros ou de formules, un document Word empli de révisions ou une mauvaise présentation PowerPoint m’obligent à lancer Office pour Mac, en l’absence d’alternatives aussi fiables que crédibles.
Une fois par mois. Deux. Guère plus.

Alors je n’achète pas Office à chaque nouvelle version. J’en suis encore à Office:Mac 2008. Et cela me suffit. Mais bientôt, ce logiciel qui a dépassé la demi-décennie ne tournera plus sur mon OS X (mis à jour gratuitement, sans abonnement).

Je n’aurai d’autre choix que de m’abonner. Mais je ne veux pas.

Pour le moment Microsoft n’a pas fait d’annonce aussi radicale qu’Adobe sur l’avenir des supports physiques, mais la direction prise par le (très joli) Office pour iPad ne laisse que peu de doutes…

Pour un particulier ?

L’amateur éclairé qui maîtrise Photoshop pour son usage personnel et l’achète aussi régulièrement que possible (à un prix peu adapté à son usage réel) se retrouve désormais obligé de se tourner vers des alternatives auxquelles il n’est pas habitué ou de payer un abonnement fort cher.

Je ne suis pas objectif mais j’estime qu’il y a d’excellentes alternatives à Office (pour un usage personnel) qui justifient d’autant moins de payer 100 euros par an, soit le prix d’une « version boîte » a durée illimitée moins limitée !

Mieux verrouiller l’utilisateur

Si la location est plus intéressante pour les éditeurs c’est car :

  • ils s’affranchissent à la fois des coûts de distribution de supports physiques
  • ils évitent un peu mieux les affres du piratage
  • ils ne sont plus « obligés » de brader fortement leurs logiciels (la faute aux App Stores qui ont mis un méchant coup aux prix du marché)

De la même manière que le monopole de certains dans leurs domaines respectifs (Adobe, Microsoft, etc) « empêche » le changement, l’abonnement verrouille un peu plus l’utilisateur… et ses documents ! Ah oui, parce que je n’ai pas précisé qu’on ne choisit pas son service de « Cloud » dans ce monde « ouvert » !

office365-ipad

Payer à l’utilisation

Et si la solution venait de la location « à l’acte » ? Comme quand je prends un Velib, je loue l’outil et paie en regard de mon utilisation. Sous forme d’achats in-app, j’achète des crédits comme pour les banques d’images dans un volume conforme à mon estimation de besoins.

Je veux utiliser le logiciel que je veux, quand je le veux

Avec ou sans connexion internet.

Je suis prêt à payer. PAS À M’ENGAGER.

NB : Sur la location Office 365, précisions utiles de David !

Windows 8, l’inutilisabilité à autre niveau

Je suis souvent catégorisé (à tort) comme un « fanboy » Apple mais pourtant, j’ai changé un de mes deux iPhone pour un Galaxy S3 et je m’attèle à toujours essayer les dernières nouveautés Microsoft, en bon geek impartial que j’essaie d’être. Bon, sauf Linux.

Windows 8 ? Comme le 7

Quand mon client m’a donné ses exigences : « un portable fin et léger comme le vôtre (MacBook Air) », c’est tout naturellement que je lui ai conseillé l’achat d’un Asus Zenbook pour remplacer son vieillissant portable HP. Et non un MacBook Air avec Parallels ou BootCamp ! Même pas en rêve. C’est moi qui supporte. L’ordinateur. Et le client !
A sa question « je vais m’en sortir s’il est livré avec Windows 8″, j’ai secrètement espéré que « oui » en lui mentant pour répondre « Oui bien sûr, ce n’est que Windows 7 en mieux ».

Une tuile de plus, et pas qu’une

Au premier allumage, les tuiles de l’écran d’accueil m’ont fait le même effet que les téléphones sous Windows Phone : enfin une interface innovante, pas déjà vue des millions de fois (iOS, Android, etc) et au design minimaliste et efficace.

J’ai vite déchanté quand il a fallu personnaliser cet écran et le nettoyer. Ah oui, parce qu’on peut pester sur le LaunchPad de Lion qui va rappatrier toutes les applications qu’il trouve… mais Windows 8 fait pareil. L’installation de Microsoft Office ajoute quelques un stock de tuiles (voire une toiture entière !) avec le désinstalleur, les trucs pour configurer, et j’en passe…
Mais Microsoft a été plus malin qu’Apple : on peut refaire sa toiture et enlever les tuiles inutiles. En installant un nouveau PC et tous ses logiciels, on voit vite le nombre de tuiles doubler et devoir les supprimer une par une… jusqu’à découvrir la supercherie : cet écran d’accueil n’est qu’une nouvelle présentation de l’antique « Menu Démarrer » qui va vite manquer à certains…

Les gestes, au secours

Windows 8 est une évolution destinée à mettre un pied dans le monde du tactile mais avec un Zenbook, je m’en contrefiche, je n’ai qu’un trackpad ! Résultat, peu de bénéfices, presque aucun geste (j’ai essayé toutes les combinaisons de doigts que je connais sur Mac jusqu’à la tendinite) et surtout… cette galère du « Charms Menu » (indispensable pour aller dans les paramètres d’une application) qui ne se révèle qu’en emmenant le curseur tout à droite. Un peu plus à droite. Attends. Oui, ça y est il s’ouvre. Et zut… il s’est refermé car j’ai été un peu trop à gauche. Argh.
La touche Windows sert à revenir à l’écran d’accueil. Logique. Pratique. Mais pas documenté.

Et puis vint le jour où mon client, en galère avec son nouveau jouet, m’a demandé de l’aide. TeamViewer à la rescousse. Tout va bien. Sauf que je n’arrive pas à coller mon pointeur à droite de l’écran à distance. Le « Charms Menu » ne s’ouvre pas. Je ne peux pas accéder aux paramètres de mon application. Je glisse. Ça dérape. Lentement, rapidement. Rien à faire. Il ne s’affiche pas. Obligé d’appeler le client en Angleterre juste pour lui dire de mettre sa souris à droite. Puis continuer…
Allez, je vous la donne. Après moult recherches et peu de résultats, le « Charms Menu » s’ouvre avec la combinaison « Windows + C ». Plus besoin d’appeler Londres pour faire déplacer le curseur du client. Ouf.

Start me up !

Jusque là, mes déboires tiennent plus de l’utilisateur plus assez habitué à Windows, pas assez documenté sur le nouvel OS et sont juste acceptables. J’ose à peine imaginer les utilisateurs « de base » qui remplacent leur PC et qui, à l’instar de mon client, hésitent à sauter par la fenêtre à la suite du PC.

Allons un peu plus loin dans l’inutilisabilité, scandaleuse made in Microsoft.

Déjà, Windows 8 requiert d’avoir un compte Microsoft (Hotmail, Live ou Passport). Et c’est bien plus chient intrusif qu’un compte iCloud car c’est obligatoire pour pouvoir juste utiliser l’application Courrier avec un autre compte email !

« T’as pas de compte Microsoft ? Tu peux pas utiliser l’application. »

Et puis une fois que tu t’es plié à ses règles, tu peux pas virer le compte Microsoft, sinon retour à la case départ. Ah ah.

« Pourquoi j’ai un compte Hotmail en plus de mon compte Google ? » Bah parce que… et puis il va rester parce que sinon… Comment dire…

Mais bon, au passage, l’application est très jolie, le design « Metro » épuré me plaît décidément beaucoup. Mon client adore, il ne veut plus de son vieil Outlook.

Quand il m’appelle ce matin pour me dire qu’il n’arrive pas à envoyer de documents par email, je rigole en douce. Je me dis qu’il a encore raté un truc.
Il m’explique que la fonction « Enregistrer et envoyer » de son Microsoft Word l’envoie balader avec une erreur.
Ah oui, moi aussi. Il suffit de suivre les indication du message d’aide. Bah non.
Car on est sous Windows 8 et que ces explications sont faites pour Windows 7.
Un petit coup de forums. Aux US. Et là… C’est le drame : Office 2010 et 2013 ne savent pas communiquer avec Windows 8 Mail. Une blague ? Non.

Ah ah ah… argh. Je meurs. Rien à faire. Va falloir réinstaller Outlook et abandonner ce joli nouveau logiciel finalement complètement inutile. Ou alors quitter Office, lancer Courrier, choisir la pièce jointe, etc. Top !

« Je n’ai plus mes contacts ! » Ah oui. Zut, j’ai oublié de vous les remettre. Ça arrive ! Ou pas. J’ai bien un dossier Contacts (le même, en apparence, que dans Windows 7), j’y glisse les 783 fiches. Terminé.
« Ils ne sont pas dans Contacts ». Ah oui. Pourquoi ? Bah parce que l’application Contacts ne fonctionne car les « contacts en ligne » de Hotmail, Google et Skype (dans le cas de mon client). Ah. Et je fais quoi ? Je vais voir dans Courrier, tout plein d’espoir. Rien. Nada. Vide.
Et comment on importe les contacts de Windows 7 ? Ça fait une heure que je cherche sans avoir trouvé d’autre réponse que « buy Windows 7 it’ll save your nerves ».

Stop. Je n’en peux plus.

Le support technique, j’ai arrêté il y a 10 ans. A l’époque tout était pourtant plus simple. Et surtout on avait des explications pour nos clients plus rationnelles que « Microsoft veut pas, et je ne sais pas pourquoi. »
Maintenant, le support, moi je ne veux plus. Et je sais pourquoi. Même pour mes meilleurs clients. Désolé Jules !

Allez, pour la route : prenez un chronomètre et mesurez le temps que vous mettez pour savoir si vous avez un Windows 8 Home ou Pro (sans le carton du PC ni sa fiche technique, juste avec la souris et le clavier).
Mon score : 3 minutes (recherche Google sans résultat comprise).

Le mauvais marketing de Windows Phone

L’assistant vocal du nouvel iPhone 4S, aussi drôle qu’utile fait parler la concurrence. Les avis sont bien différents chez Google et Microsoft…

Pendant que Google admire Siri…

Eric Schmidt (Google Executive Chairman), début novembre :

Apple’s Siri is a significant development—a voice-activated means of accessing answers through iPhones that demonstrates the innovations in search.
Google has many strong competitors and we sometimes fail to anticipate the competitive threat posed by new methods of accessing information.

… Microsoft nous rappelle qu’ils l’ont déjà !

Tout récemment, Craig Mundie (Microsoft’s chief strategy and research officer) chez Forbes :

People are infatuated with Apple announcing it. It’s good marketing, but at least as the technological capability you could argue that Microsoft has had a similar capability in Windows Phones for more than a year, since Windows Phone 7 was introduced.
You can pick ‘em up and say ‘text Eric’ and say what you wanna say and it transcribes it. You can query anything through Bing by just saying the words. I mean, all that’s already there. Fully functional, been there for a year.

Entre objectivité et mauvaise foi

L’aveu de “faiblesse” de Google ainsi que l’objectivité de la réaction sont à saluer tandis que, comme à l’habitude, chez Microsoft on crache sur la concurrence sans pouvoir avouer que les autres ont eu l’idée avant et l’ont mieux portée.
Est-ce que Siri est du “bon marketing” comme le clame Craig Mundie ? A n’en pas douter, comme souvent avec Apple. Mais il ne faut pas oublier que malgré le statut de “beta” de Siri, les promesses du marketing sont tenues.

Tell Me if Siri’s better

Pendant ce temps, chez TechAU, ils ont décidé de faire la comparaison en vidéo entre la technologie “Tell Me” implémentée au sein des Windows Phone et “Siri” qui assiste les utilisateurs d’iPhone 4S.

Le constat est sans appel… et ça devient carrément limite quand la technologie Tell Me de Windows Phone comprend “Create a meeting tomorrow at teen anal” à la demande “Create a meeting tomorrow at 10 AM” !
A aucun moment Siri n’a trébuché tandis que Tell Me s’est ramassé à chaque fois… Certains argueront que l’accent de celui qui mène le test est trop prononcé. Bref.

Comparé à Tell Me, Siri n’a pas qu’un bon marketing, il sait faire d’autres choses que (très bien) reconnaître la voix et lancer une requête auprès du moteur de recherche. Un assistant, un vrai. Et qui entretient le “good marketing” d’Apple.

The most expensive phone in the world

Tout cela me rappelle l’épique réaction de Steve Ballmer au lancement de l’iPhone :

Google par… Microsoft ?

Internet Explorer 7 arrive presque dans sa version finale. Le moteur de recherche par défaut n’est désormais plus Google comme dans certaines betas mais bien « Live Search ».

Un point étonnant à noter : Microsoft propose même de choisir (parmi les concurrents) le moteur utilisé pour le champ de recherche novateur intégré. Le message de confirmation est intéressant : Google, de Microsoft.com.

Google, from Microsoft

Mauvaise interprétation ou formulation plutôt ambigue ?