iPhone 6, pas Plus

Première journée avec un iPhone 6

Cela fait déjà quelques générations que je ne fais plus partie des « early adopters » car avec l’âge je prends un peu de recul en réévaluant mes besoins réels afin de privilégier ce qui compte vraiment : le confort du quotidien.

Cependant quand Orange m’a appelé pour me proposer un iPhone 6 à un tarif défiant toute concurrence, j’ai craqué. Pas tellement pour l’attrait de la nouveauté mais plus parce qu’avoir deux iPhone dont un sans Touch ID commençait à me démanger le bout des doigts…

Bref, reçu hier, j’ai migré cela rapidement ce matin avant de repartir pour une véritable journée où mettre à l’épreuve du feu mon tout dernier mobile pommé. Pas question de tirer des conclusions hâtives ni de réécrire les tests que tous ont déjà publié depuis longtemps, juste un premier avis « à chaud ».

Faut pas que ça glisse

Rapidement pris en main dans les Apple Store, j’avais un peu de mal à être convaincu par le nouveau format. Au déballage, pas mieux. Sans doute trop de temps passé avec la génération d’avant dans la poche. Pas de « 6 Plus » dont le format « quasi-tablette » n’est d’aucune utilité pour mon usage étant donné que je me promène sans arrêt avec un iPad dans la sacoche.

Au premier contact l’iPhone 6 me fait le même effet que quand l’iPhone 3G est venu se substituer à mon iPhone « Edge » de première génération : les arrondis et l’aspect de surface, sûrement aidés par la taille du téléphone, me donnent l’impression qu’à chaque instant il va m’échapper des mains. Même si j’ai de grandes mains et aucun besoin de la fonction « d’accès facile » pour interagir avec n’importe quel élément d’interface, j’ai la sensation de ne pas trouver la bonne prise et que je vais finir par le lâcher.
Autre réminiscence de mon premier changement d’iPhone, l’iPhone 6 fait plus « cheap » que son prédécesseur. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’ai moins l’impression d’avoir une brique aux arêtes tranchantes dans les mains qu’avec mon 5S, plus compact. Même sensation que le Galaxy S3 que j’ai testé pendant quelques mois de calvaire.
La notion de « bas de gamme » de l’anglicisme « cheap » n’est pas très juste car, à bien y regarder, cet iPhone hérite des standards Apple largement supérieurs à la concurrence : tout est assemblé à la perfection et respire tout de même plus la solidité que le dos en plastique des iPhone 3G/3GS.

C’est le premier iPhone que je songe à habiller. Aucun de tous mes précédents modèles n’a jamais été emballé par quelque protection que ce soit mais ce stress de le voir m’échapper qui ne m’a pas quitté de la journée me fait réfléchir. Jusqu’à maintenant je n’ai jamais cassé un iPhone malgré quelques chutes, les seuls dommages subis et visibles sont à trouver du côté des rayures légères sur les écrans et de la forte décoloration des arêtes de mon iPhone 5 « graphite ».

Moins blanc que blanc

J’avais, comme beaucoup, longtemps attendu mon iPhone 4 blanc, soi-disant pour des questions de « couleur » qui n’était pas du goût du despote patron de l’époque. Depuis que les iPhone existent en noir ou blanc, j’ai toujours eu un de chaque pour différencier le mobile professionnel du mobile personnel. Mais avec la « nouvelle » teinte « gris sidéral » qui ne me séduit guère, j’ai fini par choisir un iPhone 6 blanc. Argent plus exactement. Comme mon 5S est doré et plus petit, la différence sera facile à faire.

Chose étrange, le blanc du 5S et du 6 ne sortent pas du même bain. Si l’iPhone 5S est d’un blanc pur, l’iPhone 6 est un peu plus jaune, moins éclatant. Dommage. Ce n’est certes qu’un détail, mais assez notable quand les deux sont côte à côte.

Gros et pas juste un peu enveloppé

C’est un fait, le passage de 4″ à 4,7″ ne passe pas inaperçu. Autant il ne m’a fallu que quelques jours pour apprécier l’allongement de l’écran apporté par l’iPhone 5, autant là je suis partagé.
Sans revenir sur les notions de prise en main, le téléphone me gêne dans la poche quand je suis assis dans mon Aeron ou en voiture. Aucune crainte de le plier particulièrement mais le bougre prend de la place tout de même !

D’un autre côté, la plus grande surface d’affichage s’avère très appréciable pour lire les flux RSS ou consulter mes emails. On ne peut pas tout avoir ! Par contre, entre le mode « agrandi » proposé lors de la configuration de départ et les applications non (encore) adaptées à ce nouveau format, j’ai l’impression d’avoir un smartphone pour malvoyants

Et que dire des inscriptions légales au dos du téléphone qui sont tout simplement aussi affreuses qu’elles sont obligatoires ? Pourquoi ne pas avoir conservé la taille d’avant ?! Argument supplémentaire qui, avec les bandes des antennes et la glisse, me conforte dans l’idée de trouver un habillage à mon iPhone 6.

En vrac

En dehors de ces quelques griefs qui pourraient être vite oubliés avec la pratique, voici quelques points notables.

Bouton d’allumage

J’ai plus craint le déplacement du bouton d’allumage que tous les autres changements apportés au travers des différentes générations d’iPhone : déplacement de la prise casque, boutons de volume indépendants, changement de connectique, et j’en passe… Mais finalement on s’y fait très bien et c’est très pratique. Je n’ai presque pas cherché le bouton en haut du téléphone car je le sentais sous les doigts. Et malgré le fait que mes doigts traînaient souvent dessus, je n’ai pas encore éteint l’iPhone par inadvertance.

Accès facile

Apple a toujours prôné l’utilisation de l’iPhone à une main et, en lançant une gamme d’iPhone surdimensionnés, il allait falloir faire avaler la pilule à l’utilisateur et trouver une solution pour de ne pas décrédibiliser les assertions de feu Saint Jobs. Le « double tap » (sans clic) sur le capteur Touch ID est intéressant sur le principe mais globalement juste un pis-aller. Considérant que je n’aie pas de si grandes mains, si je veux donc accéder à un élément supérieur de l’interface, je dois taper deux fois sur le capteur puis taper sur l’élément visé puis, au choix, attendre que l’interface retourne à sa place ou la faire remonter. Ouf. Cela fait bien trop d’actions complémentaires autour d’une action de base pour être efficace !
Bref, je profite de mes longs doigts et au pire, je sors la deuxième main de ma poche. Mais je suis persuadé qu’en positionnant différemment l’iPhone 6 dans la main, on doit pouvoir accéder sans trop de difficulté à toute l’interface. Moins gagné sur un iPhone 6 Plus…

Ce changement me dérange bien moins que la suppression du bouton de verrouillage sur l’iPad Air 2 que je cherche plusieurs fois par jour. D’ailleurs, il pourrait être intéressant d’avoir accès au paramétrage du « double tap » sur le capteur d’empreinte pour lui attribuer une autre fonction…

Autonomie

Après cette première journée pendant laquelle je n’ai pas vraiment joué avec mon nouveau jouet car j’en avais déjà fait le tour avec les différents tests publiés ici et là, je constate qu’il a, à cette heure, toujours autant de jus que son petit frère.
Pourtant je l’ai moins ménagé que le 5S : appels, emails, lecture, 4G et partage de connexion Wi-Fi, … Parti à 7h ce matin, j’ai encore 45% de batterie !

Pour être plus précis : 24% de Messages, 15% de téléphone, 13% verrouillé, 13% de Breeze, 9% de Mail, 5% de Tweetbot pour les activités les plus gourmandes.

Rien à dire, la batterie de l’iPhone 6 est taillée pour son grand écran et pour ne rien perdre sur le plan de l’autonomie en passant à la nouvelle génération.

Plus rapide ?

Jusque là je n’ai pas eu d’usage de mon iPhone 6 qui me fasse dire que le processeur A8 apporte une bouffée d’air à iOS 8. Il n’y a qu’au démarrage (ce qui ne m’arrive que lors des mises à jour du système) que l’iPhone 6 distance le 5S. En dehors de cela, rien de remarquable. Il sera juste plus « durable » dans le temps et prêt pour les prochaines apps avides de puissance.

En bref

Toujours un beau produit, bien fini et agréable en main. Le grand écran est plaisant même si mal exploité la plupart du temps. J’ai encore un peu du mal à me faire aux nouvelles dimensions et à ne pas avoir peur de le faire tomber, mais je reviendrai sur ces points dans quelques semaines pour vous dire si je m’y suis fait et comment !

Pour le moment le bilan est mitigé : je suis presque prêt à rejoindre ma femme qui espère un nouveau modèle au format 4″ cette année en remplacement de son iPhone 5S.

Le mauvais marketing de Windows Phone

L’assistant vocal du nouvel iPhone 4S, aussi drôle qu’utile fait parler la concurrence. Les avis sont bien différents chez Google et Microsoft…

Pendant que Google admire Siri…

Eric Schmidt (Google Executive Chairman), début novembre :

Apple’s Siri is a significant development—a voice-activated means of accessing answers through iPhones that demonstrates the innovations in search.
Google has many strong competitors and we sometimes fail to anticipate the competitive threat posed by new methods of accessing information.

… Microsoft nous rappelle qu’ils l’ont déjà !

Tout récemment, Craig Mundie (Microsoft’s chief strategy and research officer) chez Forbes :

People are infatuated with Apple announcing it. It’s good marketing, but at least as the technological capability you could argue that Microsoft has had a similar capability in Windows Phones for more than a year, since Windows Phone 7 was introduced.
You can pick ‘em up and say ‘text Eric’ and say what you wanna say and it transcribes it. You can query anything through Bing by just saying the words. I mean, all that’s already there. Fully functional, been there for a year.

Entre objectivité et mauvaise foi

L’aveu de “faiblesse” de Google ainsi que l’objectivité de la réaction sont à saluer tandis que, comme à l’habitude, chez Microsoft on crache sur la concurrence sans pouvoir avouer que les autres ont eu l’idée avant et l’ont mieux portée.
Est-ce que Siri est du “bon marketing” comme le clame Craig Mundie ? A n’en pas douter, comme souvent avec Apple. Mais il ne faut pas oublier que malgré le statut de “beta” de Siri, les promesses du marketing sont tenues.

Tell Me if Siri’s better

Pendant ce temps, chez TechAU, ils ont décidé de faire la comparaison en vidéo entre la technologie “Tell Me” implémentée au sein des Windows Phone et “Siri” qui assiste les utilisateurs d’iPhone 4S.

Le constat est sans appel… et ça devient carrément limite quand la technologie Tell Me de Windows Phone comprend “Create a meeting tomorrow at teen anal” à la demande “Create a meeting tomorrow at 10 AM” !
A aucun moment Siri n’a trébuché tandis que Tell Me s’est ramassé à chaque fois… Certains argueront que l’accent de celui qui mène le test est trop prononcé. Bref.

Comparé à Tell Me, Siri n’a pas qu’un bon marketing, il sait faire d’autres choses que (très bien) reconnaître la voix et lancer une requête auprès du moteur de recherche. Un assistant, un vrai. Et qui entretient le “good marketing” d’Apple.

The most expensive phone in the world

Tout cela me rappelle l’épique réaction de Steve Ballmer au lancement de l’iPhone :

Une nouvelle façon de tuer sa productivité

ready-steady-bang

Et voilà, avec un tweet qui passe et qui parle de 30 façons de tuer un cowboy, la curiosité morbide maladive m’amène à découvrir cette vidéo :

Canabalt le retour ?

Des jolis dessins en pixel. En niveaux de gris. Et une application iPhone / iPad ? Argh, mais on dirait du Canabalt en puissance ?

Combien ? 79 centimes ? Bon, bah finalement je n’irai pas chercher le pain et j’investis mon heure d’avant déjeuner là-dedans.

Ready… Steady… Bang !

Voilà, ça n’a pas loupé. J’ai l’index qui tremble et transpire au-dessus de l’écran en attendant anxieusement le « bang ».

Quoi ? 0.345 secondes et je suis pas assez rapide ? Mais c’est mon iPhone 4 qui rame ou… Non, l’écran est sale.

0.257 secondes. Encore mort !? Saloperie de cowboy.

Bon j’arrête là, j’ai une série de duels à finir clients à livrer…

Note : non je ne mourrai pas de faim. En fait, c’est vendredi. Le pain est livré à domicile. Reste à trouver le temps de manger.

Android Market vs App Store : quantité vs qualité des utilisateurs

La bataille des chiffres fait rage, enfin surtout du côté de Google, qui s’enorgueillit régulièrement du nombre impressionnant et toujours croissant d’activations quotidiennes d’appareils arborant son système.

Mais cela ne fait pas tout :

8 months of downloads on android store = 2 days of downloads on the Apple store.

Avec une telle démonstration, Foo factory prouve clairement ce que beaucoup pensent tout bas : l’App Store n’a pas qu’un simple effet marketing quand il s’agit de lancer un logiciel pour smartphone.

Et pourquoi ? Parce qu’à force d’attirer les fabricants de smartphones de tous bords, Google finit par diluer son système et enjoint implicitement les opérateurs à proposer au plus grand nombre des mobiles propulsés par son système.
La rançon du succès s’écrit ainsi : les téléphones « Google Android Powered » ont un formidable impact marketing quand il s’agit de vendre, mais la cible d’utilisateurs dans sa (future) grande majorité n’aura pas les moyens (compréhension de l’outil et ouverture du portefeuille notamment) de faire de la boutique un passage obligé.

One phone, one store to rule them all

Les différents modèles d’iPhone sont au final tous les mêmes (simples d’utilisation, équipés d’un système unique et rattachés à une seule boutique à l’offre pléthorique) pendant que les téléphones sous Android font face à un nombre alarmant de versions du système, sont personnalisés de façon anarchique par les constructeurs comme par les opérateurs, et surtout, peuvent être liés (ou pas) à plusieurs boutiques (Android Market, Amazon Appstore for Android, …) sans grande cohérence.

Le cas précis de Foo factory est d’autant plus révélateur que la cible de leur application ludo-éducative ne se situe absolument pas du côté des geeks et autres technophiles qui, eux, ne représentent plus la majorité des utilisateurs de smartphone (de quelque fabricant que ce soit).

Enfin le contrôle drastique des applications sur la boutique d’Apple commence à être envié de certains fabricants de téléphones Android qui ne veulent pas avoir à gérer les problèmes d’un OS qu’ils ne développent pas. Motorola en tête !

A quel indicateur se fier ?

Le nombre d’applications téléchargées au global ou la rentabilité de chaque utilisateur ?

Dans les faits, en mettant dans les mains d’utilisateurs finaux « plus basiques » un outil légèrement moins ergonomique, Google ne récoltera qu’un succès limité dans la statistique « applications téléchargées par utilisateur ». La seule qui intéresse Apple, détentrice de millions de comptes iTunes et ainsi d’utilisateurs « captifs ».
Cela ne laisse pas pour autant planer le doute sur le fait que l’Android Market dépassera l’iTunes AppStore dans les prochains mois en termes de volumes de téléchargements, mais la rentabilité pour les développeurs restera encore longtemps l’apanage de ceux qui ciblent les téléphones « pommés ».

La fragmentation tant décriée d’Android reste une réalité et avec l’arrivée du prochain dessert pour tablettes et smartphones (Ice Cream Sandwich), gageons que cela ne va pas s’arranger avant un bon bout de temps !

Sources : Foo Factory via iGeneration.

Le Nexus mettra-t-il Apple au tapis ?

Overall, the phone is good enough that it’s conceivable in a way that it wasn’t a few months ago that we’ll see a replay of Apple’s experience in the PC market twenty-five years ago, in which Apple’s fit and finish was unquestionably superior, but a commodity platform that was « good enough » and available to the entire industry ended up taking the lead.

Apple saura-t-elle apprendre des erreurs du passé ? Le marché de l’iPhone a-t-il atteint la taille critique qui assurera son salut ? Rendez-vous dans 18 mois et quelques autres milliards de téléchargements sur l’App Store…

Test App Store : Labyrinth 2

Une nouvelle version, plus complète qu’une suite

Cette nouvelle version n’est pas une suite car ses fonctionnalités remplacent et complètent largement celles de l’ancêtre. Reste à savoir si les packs de niveaux créés pour le premier seront disponibles pour la v2. Si oui, alors direction la poubelle sans trop de remords pour le premier du nom !

Le principe et le graphisme de base ne sont pas révolutionnés : des plateaux en bois sur lesquels vous faites rouler une bille en métal d’un bout à l’autre du plateau en évitant les nombreux pièces : l’accéléromètre de l’iPhone étant l’outil de contrôle principal.

Parmi les grandes nouveautés de Labyrinth 2 pour iPhone :

  • de nouveaux éléments de jeu actifs (bumpers, boutons, portes, lasers et canons, etc)
  • une nouvelle interface graphique
  • un mode multijoueur (via Bluetooth ou Wi-Fi)
  • la gestion de l’IPod

Une interface repensée et léchée

Si le jeu original présentait un gameplay simple et efficace, l’interface elle-même était plutôt basique et ne présentait que peu de réglages. La nouvelle version est haute en couleurs et bien pensée.

Labyrinth 2, l'écran de chargement du jeu

Labyrinth 2, l'écran de chargement du jeu

L’écran de chargement, assez vite passé sur un iPhone 3GS cache un chargement un tout petit peu longuet sur l’iPhone 3G. En revanche, je n’ai subi aucun plantage, aucun bug malgré quelques bonnes heures passées à tester les nouveaux plateaux.

La page d’accueil donne accès aux réglages, à la création de niveaux (nous y reviendrons plus loin en détail) et met en avant les modes de jeu solo et multijoueur ainsi que le téléchargement de niveaux et les récompenses débloquées.

Labyrinth 2, l'écran d'accueil du jeu

Labyrinth 2, l'écran d'accueil du jeu

La page des réglages permet de recalibrer l’accéléromètre (détail amusant, l’icône est animée, représentant la position réelle de l’iPhone !), activer/désactiver les effets sonores et activer/désactiver les vibrations (toujours « en expérimentation de puis la version 1 !).
Labyrinth 2, la section des réglages

Labyrinth 2, la section des réglages

Le panneau de réglages permet aussi de sélectionner les listes de lecture de l’iPod qui seront lues pendant le jeu.
Labyrinth 2, gestion de l'iPod : choix des listes de lecture.

Labyrinth 2, gestion de l'iPod : choix des listes de lecture.

En cours de jeu, un « tap » sur l’écran amène un menu permettant de changer de plateau, d’accéder aux réglages, de relancer la partie et de revenir au menu principal. Bien vu de la part des développeurs : le menu est en diagonale. Ce n’est pas qu’esthétique, cela rend le menu utilisable que vous jouiez en mode portrait ou paysage… malin !
Labyrinth 2, l'écran "Pause" et son menu en diagonale La section « Awards » (Récompenses) regroupe des statistiques de jeu (temps joué, distance parcourue), et les différentes récompenses à débloquer. Sans autres détails, difficile de savoir si ces récompenses ne servent qu’à sa propre satisfaction personnelle ou si celles-ci débloquent d’autres éléments de jeu.

Labyrinth 2 : le tableau de récompenses

Labyrinth 2 : le tableau de récompenses

Un jeu déjà complet

Contrairement à la première mouture, Illusion Labs a inclus de très nombreux plateaux de jeux, toujours organisés par packs. Les packs de niveaux sont classés en trois catégories : « Officiels », « Téléchargés » et « Favoris » et la liste divisée en 3 zones : packs « en cours », « non commencés » et « terminés ».

Labyrinth 2, la liste de packs de niveaux

Labyrinth 2, la liste de packs de niveaux

Ce qui saute aux yeux, c’est la présentation, colorée et très claire indiquant immédiatement le niveau de difficulté et votre progression au sein du pack. A droite, le bouton « i » livre un aperçu des plateaux avec le temps que vous avez réalisé, le temps indicatif du créateur du niveau ainsi qu’un bouton « Ajouter aux favoris ».
Labyrinth 2, écran d'informations sur les niveaux et la progression

Labyrinth 2, écran d'informations sur les niveaux et la progression

Les plateaux sont à parcourir dans l’orde afin de débloquer le suivant, mais les packs peuvent tous être commencés selon les envies de manière non linéaire.

Des packs très variés

Sans entrer dans le détail des plateaux fournis et des nouveaux éléments présents, le nombre de packs livrés en standard et la variété des dessins et des niveaux de difficulté est vraiment très plaisant. Pas besoin de passer du temps à télécharger et tester de nombreux plateaux créés par d’illustres inconnus et pas toujours agréables.

Parmi les packs livrés d’origine, on trouve tout autant des classiques dignement hérités du premier que des niveaux agrémentés d’une ou plusieurs nouveautés.
Il est intéressant de noter aussi toute une série originale (Pack Enigma) où le bois du plateau fait place au béton et où les murs et obstacles ont disparu au profit d’un parterre de boutons de couleur. La bille roulant sur les boutons verts sans conséquence mais au moindre écart sur le rouge, c’est la fermeture de la porte. Intéressant d’autant que la bille ne se comporte pas comme si elle roulait sur une surface lisse, chaque bouton la ralentit et la dévie légèrement comme s’il était bombé !

Labyrinth 2, pack Enigma : exemple de plateau original

Labyrinth 2, pack Enigma : exemple de plateau original

Autant dire qu’avec ce nouveau type de plateaux, la création de niveaux est sans limites et les téléchargements (gratuits) seront à surveiller de près !

La chasse au fantôme

En haut à droite de l’écran se trouve une icône ressemblant étrangement aux fantômes de Pacman avec pour seul indication « On » ou « Off ». Je me suis longtemps posé la question sur l’utilité de ce bouton sans constater d’effet immédiat lors de son activation/désactivation.
En rejouant sur certains plateaux déjà terminés en vue d’améliorer mon score, j’ai découvert une bille fantôme, à l’instar de ce qui se fait dans les jeux de voitures, représentant mes derniers errements vers la sortie… Sorte de carotte pour faire avancer plus vite l’âne aux passages suivants ! Bonne idée !

Labyrinth 2, le mode fantôme : motivation à améliorer son temps

Labyrinth 2, le mode fantôme : motivation à améliorer son temps

Jouez en illimité

Le téléchargement de niveaux est organisé en plusieurs sections « Nouveautés », « Tous les niveaux », « Top 25″ et « Par ID ». Tous gratuits.

La section « New » est découpée en sous-sections : « Newcomers » (nouveaux créateurs ?), « What’s hot » (mieux notés et récemment ajoutés) et « Random » (aléatoires).

Labyrinth 2, les nouveaux téléchargements

Labyrinth 2, les nouveaux téléchargements

La liste de tous les niveaux disponibles est segmentée en 3 niveaux de difficulté.
Labyrinth 2, tous les téléchargements

Labyrinth 2, tous les téléchargements

Le Top 25 est lui organisé en 3 parties : Mieux notés, Plus téléchargés, Plus joués.
Labyrinth 2, téléchargements : le Top 25

Labyrinth 2, téléchargements : le Top 25

Enfin, la recherche par « ID » permet de rechercher un créateur de packs en particulier.
Labyrinth 2, téléchargements, recherche par ID

Labyrinth 2, téléchargements, recherche par ID

Cette partie du jeu est vraiment très agréablement organisée pour trouver rapidement son bonheur. Un coup de chapeau à cette présentation claire et d’une efficacité redoutable.

Labyrinth 2 : des plateaux interactifs

Comme indiqué dans l’introduction, Labyrinth 2 apporte son lot de nouveautés en incluant des éléments de jeu que nous n’aurions jamais trouvés dans le plateau original en bois sur lequel nous faisions glisser une ou plusieurs billes de plomb. Ainsi, là où Labyrinth reproduisait le gameplay ancestral en apportant « juste » la possibilité de jouer sur des dessins de niveaux infinis, Labyrinth deux renforce l’interactivité avec des canons réduisant la bille en cendres, des faisceaux lasers réduisant à néant l’espoir de passer la porte suivante, etc.

En plus d’être muré et perclus de trous, le chemin de la sortie est désormais miné !

Les niveaux du tutoriel vous font découvrir un à un les nouveaux pièges que vous serez amené à rencontrer :

  • Bumpers. Qu’ils soient triangulaires ou à bande, ces éléments sont sortis tout droit d’un flipper et ont le même effet au contact de la bille : vous envoyer bouler dans l’autre coin.
    Labyrinth 2, un flipper ça vous dit ?

    Labyrinth 2, un flipper ça vous dit ?

  • Canons à balle en caoutchouc. Les boulets envoyés à intervalle régulier repoussent la bille avant d’aller rebondir sur les murs du plateau puis de disparaître.
    Labyrinth 2, ouf, ces canons là ne font pas si mal !

    Labyrinth 2, ouf, ces canons là ne font pas si mal !

  • « Vrais » canons. Attention, munition mortelle. Au premier contact avec l’un de ces boulets, la bille est volatilisée. Il ne reste plus qu’à recommencer.
    Labyrinth 2, gare aux canons !

    Labyrinth 2, gare aux canons !

  • Checkpoints. Passez sur le bouton et vous êtes ainsi assuré de ne pas refaire tout le plateau. Ce sera votre nouveau point de départ.Labyrinth2, le "checkpoint" pour ne pas reprendre du début !
  • Multiplicateur. Un passage au-dessus du bouton et l’unique bille est dupliquée. La seconde permettra d’aller activer certains éléments pendant que l’autre trouvera le chemin de la sortie.Labyrinth 2, élément "multiplicateur" : deux billes sur le plateau
  • Ouverture de porte. un bouton à un angle, une porte dans l’autre et voilà de quoi ouvrir le chemin vers la sortie. Attention certains nécessitent que la bille reste sur le bouton pour maintenir la porte ouverte… d’où l’utilité du précédent outil !
    Labyrinth 2, les boutons, de quoi s'ouvrir des portes

    Labyrinth 2, les boutons, de quoi s'ouvrir des portes

  • Faisceaux lasers. Croisez un faisceau et priez pour que les conséquences ne soient pas funestes : fermeture de la porte, activation d’un autre élément. Mieux vaut les éviter et raser d’autres murs !
    Labyrinth 2, haute voltige entre les lasers

    Labyrinth 2, haute voltige entre les lasers

  • Aimant. Attraction fatale ! Régulièrement placés près des trous, les aimants se font un malin plaisir de vous attirer vers le gouffre tant redouté.
    Labyrinth 2, les aimants : une attirance pas toujours réciproque

    Labyrinth 2, les aimants : une attirance pas toujours réciproque

  • Réducteur. Une fois passée à l’intérieur de cet « entonnoir », la bille devient minuscule (et plus sensible !) pour passer certains goulots d’étranglement dessinés.
  • Ventilateur. Un courant d’air vous éloigne de la sortie ou vous pousse vers d’autres pièges. Au choix….
    Labyrinth 2, nouveaux éléments : les ventilateurs, l'aimant et le réducteur.

    Labyrinth 2, nouveaux éléments : les ventilateurs, l'aimant et le réducteur.

  • Carousel. Souvent à activer avec un bouton situé à l’autre bout du plateau, le carrousel est un passage simple et ludique vers une autre zone.Labyrinth 2, élément "carousel" et mode fantôme

Voilà, je crois avoir fait la liste de tous les épices amenés à pimenter le parcours… La combinaison de tous ces éléments rend vraiment les parties plaisantes et mettent les nerfs à rude épreuve !

La création de niveaux externalisée

C’est une des premières icônes que j’ai repérées et sur laquelle j’ai cliqué. Beaucoup plus par curiosité que par l’envie d’exprimer ma créativité et la partager avec la terre entière.

Labyrinth 2, accueil de l'éditeur de niveaux

Labyrinth 2, accueil de l'éditeur de niveaux

Pré-requis, il faut un accès à Internet pour charger l’interface. Une fois connecté, la page destinée à lister vos créations vous invite à cliquer sur le bouton « New » en bas de page pour commencer.

Et là, déception : on vous apprend en 3 étapes que la création de niveaux se fait en ligne, et on vous explique comment vous connecter à l’aide de vos identifiants (juste créés lors de l’accès à Internet).

Labyrinth 2, éditeur (étape 1)

Labyrinth 2, éditeur (étape 1)

Labyrinth 2, éditeur (étape 2)

Labyrinth 2, éditeur (étape 2)

Labyrinth 2, éditeur (étape 3)

Labyrinth 2, éditeur (étape 3)

Je reviendrai sur la création de niveaux dans un autre article.

Un excellent cru

Labyrinth 2 est pour moi un sans fautes : le jeu évolue sans renier ses qualités premières (la précision du mouvement, les graphismes sobres et efficaces). Les options de jeu telles que le multijoueur ou le mode fantôme rendent l’envie de jouer (et rejouer) à des plateaux déjà usés plus forte.
Petite déception du côté de l’éditeur de plateaux qui n’est finalement pas intégré comme aurait pu le faire croire les menus. On pourrait également reprocher le manque d’une traduction française complète.

Pour une prochaine mise à jour, j’aurais une suggestion : instaurer des limites pour le temps de parcours ou l’activation de certains éléments (à activer/désactiver en fonction des envies de défi !).

Labyrinth 2 : 3,99 euros sur l’App Store FR.