Editorial, textes enrichis

editorial-ipad-workflows

Si je devais écouter Jean-Christophe et acheter chacune de ses applications recommandées pour écrire il me faudrait un second iPad. Alors je lis avec attention ses tests, ses astuces et garde pour plus tard quelques idées.

Largement déçu par les lourds problèmes de synchronisation (merci iCloud) de Daedalus Touch et alléché par les scripts, longuement testés là-bas, de Workflow, j’ai fini par craquer pour Editorial (5,99 €) dont il n’arrête pas de parler !

Plus que du texte

En écrivant pour ce blog ou MacPlus, je dois bien souvent enrichir mes textes de liens vers les applications, les sites, etc. Et c’est à cet instant qu’Editorial creuse l’écart.
En effet, plus besoin de jouer du multitâche un peu lent d’iOS entre le traitement de texte et Safari ni de faire des recherches manuelles sur l’App Store !

Pour les pages web, Editorial intègre (comme Daedalus Touch) un navigateur, accessible d’un simple glissement vers la gauche. Les recherches d’information ou les copier / coller de contenus n’en sont que plus efficaces.

Pour les liens vers l’App Store il faut se pencher sur les « workflows » qu’Editorial permet de créer ou d’importer.

Scriptez vos textes

Pour répondre à un besoin commun avec Jean-Christophe, j’ai donc développé un workflow tout bête qui, sur la base d’une sélection, va rechercher dans l’App Store, proposer les résultats et remplacer le nom de l’application par la syntaxe Markdown du lien, agrémentée du prix de l’application.

Programmation ou composition visuelle à partir d’actions prédéfinies, c’est vous qui vous choisissez, en fonction de l’envie, des besoins et des connaissances.

Comme pour Workflow, nul besoin d’être développeur pour imaginer ses propres scripts à même de décupler votre productivité. Editorial propose un site avec de nombreux scripts, que vous pouvez installer puis modifier à loisir.

Sources d’inspiration ou solutions pour se débloquer avec une programmation en Python peu évidente, les scripts créés par d’autres sont essentiels pour gagner du temps. Vous avez créé le script ultime ? Partagez-le, en privé ou en public !

Exemple de script pour l’App Store

Disponible ici, voici la méthodologie suivie pour créer le workflow Editorial présenté ci-dessus. Le script est écrit (et commenté) en anglais, langue unique de l’application, mais peut être traduit en quelques instants en modifiant les différentes actions.

Définir les variables

À modifier à l’installation du script et colorées en rouge, ces dernières permettent de « stocker » l’identifiant d’affilié et le pays de la boutique Apple ciblée.

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Demander à l’utilisateur

Pour rendre le script plus « intelligent » j’ai décidé de faire en sorte qu’il détecte si une sélection était faite (pour l’utiliser pour la recherche sur le Store) et, le cas échéant demande à l’utilisateur ce qu’il souhaite faire.

2-choisir-action-editorial

Il faut ensuite orienter la recherche (iBooks ou Apps) puis le type d’application (iPhone, iPad ou Mac) pour ne pas avoir une liste trop longue et difficile à consulter.

3-workflow-editorial-liste

À partir des variables fixées au début et des réponses au boîtes de dialogue, je construis l’URL de requête.

4-workflow-editorial-url-variables

Serpenter dans Python

Un script écrit en Python, emprunté au workflow « Get App Price » de Frederico Viticci pour effectuer la requête et construire la liste de résultats affichée ensuite.

5-workflow-editorial-script-python-itunes

Un second script pour décomposer le résultat sélectionné par l’utilisateur et préparer la sortie (variables utilisées pour composer la syntaxe Markdown finale).

6-python-workflow-editorial

Informer l’utilisateur

Cerise sur le gâteau, si le texte sélectionné est remplacé directement par le « lien amélioré », le lien est également copié dans le presse-papiers et l’utilisateur est informé de la fin de l’opération.

7-workflow-editorial-hud

Et voilà.

À votre tour

Vous pouvez consulter et télécharger ce workflow pour l’installer dans votre Editorial, le modifier et l’améliorer encore ! Version française ici.
Les fonctions et choix sont restés limités au strict minimum pour ne pas perdre le temps gagné sur le multitâche d’iOS dans les possibilités offertes à l’utilisateur.

À cet effet, je dispose également d’une version allégée (privée mais disponible ici) qui ne réalise les recherches que sur l’App Store.

Lightroom mobile, en détails

lightroom-mobile-ipad

Après mes premiers pas sur Lightroom mobile réalisés hier et la frustration qui en découle, j’ai tout de même décidé d’y revenir et de chercher ce que j’aurais pu rater et de comprendre un peu mieux son fonctionnement.
J’ai fait quelques découvertes intéressantes mais… pas toutes positives !

Et un, et deux et trois… doigts !

À chaque nouvelle étape découverte, et une fois seulement, Lightroom explique les gestes spécifiques et l’action qui leur est liée.
Bien entendu le « pincer pour zoomer », tout comme les « glissements » (quelle que soit la direction) fonctionnent de la même manière que dans toute autre application.

Juste un doigt

Un tap à un seul doigt en mode « édition » permet de masquer la barre des vignettes de réglages affichée par défaut :

afffichage-vignettes

Une fois les vignettes masquées la barre de réglage reste seule au bas de l’écran :

affichage-reglage

Un glissement vertical à un doigt pour affecter ou changer le drapeau de la photo :

geste-drapeau

À deux (doigts) c’est mieux

Un tap à deux doigts pour alterner les modes d’affichage des métadonnées :

geste-metadonnees-photo

geste-metadonnees-histo

Cette action est valable aussi bien à l’affichage des photos que des collections :

geste-metadonnees-collections

Trois doigts, pas un de plus

Dans toutes les étapes de retouche des photos, le glissement latéral à trois doigts affiche l’avant / après application du réglage (attention au quatrième doigt qui traîne et pourrait vous faire changer d’application !) :

geste-avant-apres

Les réglages peuvent être annulés / rétablis par un double tap sur la vignette ou le curseur d’ajustement :

geste-retablir-reglages

Sur le même principe, lors du recadrage, le double tap sur la zone rétablit le cadrage :

geste-cadrage

Enfin, en mode diaporama, le glissement latéral à deux doigts active l’avancement avec transitions (un seul doigt change de photo de manière classique) :

geste-transition

Il reste quelques gestes à découvrir dans le panneau de réglages de Lightroom mobile :

aide-gestes-lm

Mise à jour de processus

J’ai toujours ce message d’avertissement pour certaines photos, m’invitant à « mettre à jour le processus » pour pouvoir accéder aux ajustements. Je n’arrive pas à trouver de « motif » : ce n’est pas la date d’import de la photo, ni de version du logiciel, ça ne dépend pas de l’appareil qui a pris le cliché ni même du format de la photo… Mystère !

maj-processus-lightroom

Le nuage avec un fil à la patte

Si j’ai trouvé le système de synchronisation plutôt bien foutu, mes tests plus poussés m’ont fait découvrir un détail qui n’en n’est pas un…

Un tap sur le symbole « … » superposé sur la vignette d’une collection affiche les options disponibles :

options-collection

Parmi celles-ci, c’est le choix « Activer l’édition hors connexion » qui m’a interpelé ! Sans compter l’espace requis pour ça : près de 450 Mo !

hors-connexion-lightroom

Cela fait beaucoup mais après vérification, mes 269 photos de test occupent 1,64 Go sur le disque de mon Mac. Lightroom mobile n’importe donc pas les clichés originaux mais un aperçu d’assez grande taille dirait-on !

Cette option m’a donc mis la puce à l’oreille et j’ai donc testé Lightroom mobile avec le WiFi désactivé. Le résultat est sans appel :

chargement-photo-hors-connexion

Lorsque je navigue (toujours hors connexion) dans les photos de ma collection déjà synchronisée, celles-ci sont toutes floues.

chargement-photo-collection

Pour les « rendre nettes » et surtout avoir la possibilité d’éditer leurs réglages, je dois absolument réactiver le WiFi.

reglages-photo-wifi

Ligthroom mobile permet donc de travailler sur une tablette mais nécessite soit une connexion réseau soit de l’espace de stockage pour embarquer une copie des photos. Ce n’est pas anodin et expliqué nulle part !

Pas touche à mes métadonnées

Les métadonnées servent le principe de base des logiciels de type « bibliothèque » tels que Lightroom. Dans le cas de photos, elles comprennent aussi bien les informations EXIF (fournies par l’appareil photo ou ajoutées par la suite) que les drapeaux, les mots-clé, notes, etc.

Dans ma bibliothèque, les photos sont presque exclusivement classées à l’aide de mots-clé et filtrées par les notes ou la date de prise de vue.

Alors quand Adobe promet que Lightroom permet d’organiser ses photos, j’espère un peu plus que pouvoir copier ou déplacer des photos entre collections synchronisées !
Malheureusement, j’ai eu beau fouiller tous les recoins de l’application, rien de tout ça. Les métadonnées ne servent qu’à afficher quelques informations très basiques sur les photos.

Lorsque l’on bascule (à deux doigts) entre les modes d’affichage de métadonnées il y a quatre « options » :

  • aucune métadonnée affichée (pour que la suppression ne gâche pas la visualisation)
  • date, paramètres de prise de vue (EXIF) , dimensions de la photo et histogramme
  • date et heure de prise de vue, marqueur, copyright et histogramme
  • infos EXIF (vitesse, ouverture, réglage ISO, focale, objectif et appareil utilisés) et histogramme
  • infos EXIF (vitesse, ouverture, réglage ISO), dimensions et date de prise de vue sans histogramme
  • histogramme seul

Photo affichée par défaut sans métadonnées :

photo-sans-metadonnees

Résumé EXIF et dimensions :

exif-dimensions

Affichage des informations de prise de vue :

date-marqueur-copyright

Affichage des informations EXIF :

infos-exif

Résumé des informations sans histogramme :

resume-infos

Affichage de l’histogramme seul :

histogramme-seul

Au niveau des collections, le tap à deux doigts permet d’afficher graduellement plus d’informations en plus du nom de la collection et du nombre de photos affichés par défaut :

Le résumé des marqueurs appliqués :

resume-marqueurs-collection

La taille de la collection et la date de dernière synchronisation :

infos-completes-collection

Les métadonnées ne sont donc destinées qu’à être affichées et encore, ce n’est qu’une sélection des principales informations EXIF. Aucune modification possible.

Tout se passe dans les réglages

Lightroom mobile ne propose donc pas de fonctions de retouche autres que les ajustement de couleur et quelques filtres pré-définis. Comme souligné par Jean-Christophe hier, il n’est ni possible d’importer ou d’enregistrer des « sets de réglages » qui puissent être utilisés sur plusieurs clichés. Cela limite à la fois l’interaction avec l’application de bureau et l’efficacité d’édition.

Réglages couleur

L’onglet qui permet d’accéder aux réglages de couleur (le terme est un peu simpliste) offre, sous forme de vignettes, les choix suivants :

  • Balance des blancs
  • Température
  • Teinte
  • Tonalité automatique
  • Exposition
  • Contraste
  • Hautes lumières
  • Ombres
  • Blancs
  • Noirs
  • Clarté
  • Vibrance
  • Saturation

Tous ces ajustements se font par le biais d’un curseur, à l’exception de la balance des blancs qui propose des choix avec un aperçu immédiat :

reglage-balance-blancs

Les deux dernières vignettes « Précédent… » et « Rétablir… » permettent respectivement d’appliquer un réglage précédemment utilisé et de revenir à des états d’historique pré-définis.

Le fonctionnement du bouton « Précédent… » est assez obscur, je trouve les intitulés peu clairs :

reglages-precedents

C’est à peine mieux avec les options du bouton « Rétablir… » :

retablir-reglages

Il n’y a pas d’historique de modifications détaillé comme dans l’application de Bureau. Ces deux options sont accompagnées par les flèches « Rétablir » et « Annuler » présentes dans le coin inférieur droit qui permettent de remonter / avancer progressivement dans les divers ajustements réalisés.

Filtres pré-définis

La série de filtres pré-définis est assez proche de ce que propose Lightroom sur le Mac avec, pour chacune des options (N&B, Filtre N&B, Tons N&B, Couleur, Effet, Général) la prévisualisation de l’effet dans le menu.

Noir et blanc :

lm-noir-et-blanc

Filtre noir et blanc :

lm-filtre-nb

Tons noir et blanc :

lm-tons-nb

Couleur :

lm-couleur

Effet :

lm-effet

Général :

lm-general

Malgré le grand nombre de choix, j’ai l’impression que ceux-ci sont limités pour qu’il n’y ait pas de défilement vertical et qu’ils soient tous immédiatement visible dans la bulle de choix.

La barre de vignettes est également terminée par les deux boutons « Précédent.. » et « Rétablir… » déjà aperçus auparavant.

Recadrage

La dernière possibilité d’édition des photos est le recadrage. Ici la barre de vignette présente les différents ratios largeur/hauteur (1×1, 5×4, 11×8.5, 7×5, 3×2, 4×3, 16×9) ainsi qu’une option « Centré ».
L’activation de l’option « Centré permet de redimensionner la zone de recadrage à partir du centre et non à partir du point où l’on « tire".

lm-recadrage

Sur la droite de l’écran, deux icônes : un cadenas, une flèche tournante.

  • le cadenas, une fois déverrouillé, sert à activer le redimensionnent libre (sans ratio appliqué) de la zone de recadrage.
  • la flèche provoque la rotation horaire du recadrage

lm-rotation-recadrage

Enfin il faut noter que le cliché peut être librement déplacé avec un doigt glissé ou tourné en glissant hors de la zone de recadrage.

Pas de miracles ni de manques particulier dans l’implémentation des fonctionnalités de recadrage.

Options de tri, menu « caché » et partage

En haut de l’écran, au-dessous de la barre de titre, une flèche donne accès aux options de tri des collections, des photos ou de transition du diaporama.

Options de tri

Le tri des collections peut se faire par date d’import, titre, taille ou état (de synchronisation) :

tri-collections

Pour les photos, il est possible à la fois de filtrer en fonction des drapeaux et de tirer par date de capture, date de modification ou nom de fichier :

tri-photos

En mode diaporama, le menu affiche les 4 choix de transitions ainsi que la durée d’affichage de la diapositive :

options-diaporama

Menu « caché »

Je termine avec le menu « cachés » au bout d’un tap long.

Dans une collection, à l’affichage des photos, un tap long offre les options suivantes :

options-photo

On retrouve presque les mêmes dans le menu « Partage » affiché lors de la visualisation d’une photo :

options-partage

La copie et le déplacement servent à organiser les clichés entre les différentes collections synchronisées :

copie-deplacement

Pour conclure

Après ce second tour à la recherche de choses que j’avais pu rater lors de la première visite, j’espérais atténuer ma déception et découvrir quelques pépites. Rien de tout ça.

Au contraire, je suis très étonné de la gestion de la synchronisation et du mode hors connexion. Celui-ci occupe beaucoup de place et peut devenir vite assez contraignant.

Ce n’est qu’une première version, espérons qu’Adobe saura faire évoluer son logiciel dans le bon sens lors des prochaines mises à jour… En attendant, Lightroom mobile ne saurait pas vraiment justifier de s’abonner à Creative Cloud pour en bénéficier !

Lightroom mobile, premiers pas

lightroom-mobile-test

Un tweet de Jean-Christophe ce matin qui laisse entendre que Lightroom sur iPad est disponible.
Quelques recherches rapides sur l’AppStore. Pas évident à trouver, il faut taper « Adobe Lightroom ». Téléchargée.
L’application n’est pas lourde (à peine plus de 40 Mo) mais il faut également mettre à jour Lightroom (sur le Mac) en 5.4. Dont acte. C’est l’opération la plus longue.

lightroom-mobile

Autre pré-requis, et pas des moindres : être abonné au Creative Cloud. Que ce soit la « version complète » ou la « version Photoshop ». Je ne refais pas le débat que j’ai initié il y a quelques jours au sujet d’Office car je suis abonné au Creative Cloud pour mon boulot.

Le nuage derrière les photos

Au lancement de l’application iPad, tout comme au lancement de Lightroom 5.4 sur le Mac, il est nécessaire de rentrer ses identifiants Creative Cloud.

connexion-adobe-lightroom

Pour ajouter des photos, Lightroom mobile recommande d’activer la synchronisation avec l’application de bureau.

lightroom-mobile-home

Il suffit de cliquer sur la « plaque d’identité » en haut à gauche de Lightroom pour Mac et de rentrer ses identifiants.

sync-lightroom-desktop

Pour envoyer les collections de votre choix sur la tablette, il suffit de cocher la nouvelle case apparue à gauche de chacune d’elle dans sur le Mac.

sync-collection-lightroom

Malgré la mention d’une « synchronisation via Wi-Fi » (activée par défaut) dans les paramètres de l’application iPad, il s’avère que c’est une synchronisation indirecte passant par les serveurs d’Adobe (on retrouve également les collections synchronisées sur lightroom.adobe.com — uniquement en visualisation). Sans être direct, le transfert est rapide (dépendant bien évidemment de la connexion à Internet).

Une quinzaine de minutes plus tard, je retrouvais donc les 269 photos de ma collection de test.

Étonné par la rapidité de l’opération pour près de 300 photos issues d’un Nikon 90 (dont une soixantaine de fichiers NEF) et curieux de savoir l’espace occupé sur mon iPad par cette nouvelle bibliothèque de photos, je fais un tour dans les Réglages.

lightroom-mobile-taille

Surprise : Lightroom occupe 96,1 Mo au total — 61,8 Mo d’application (selon l’AppStore c’était 41,6 Mo !) et… 34,3 Mo de « documents et données ».

donnees-lightroom-mobile

Les photos présentes sur l’iPad sont donc une copie allégée permettant de travailler sur Lightroom Mobile sans se soucier des performances de ce dernier. Aucune inquiétude donc pour les fichiers RAW (hein, Jean-Christophe !).

La synchronisation par le nuage n’est pas la seule option pour ajouter les photos à la bibliothèque de Lightroom Mobile, il est possible d’importer, manuellement ou automatiquement à partir de la pellicule de l’iPad.

lightroom-mobile-import

Gestes en collection

Les tablettes ont entrouvert la porte aux gestes et les éditeurs se sont engouffré dans la brèche, avec plus ou moins de succès en termes d’ergonomie. Adobe ne fait pas exception ici avec des gestes courts, longs à un ou plusieurs doigts expliqués au fur et à mesure de la découverte des fonctions de l’application.

lightroom-mobile-gestes

Sans compter les classique, la plupart des gestes sont bien pensés, certains se révèlent trop sensibles pour être pratiques (comme celui qui permet de modifier les drapeaux des photos).

Retouche : en voir de toutes les couleurs, pas plus

Lightroom (sur Mac) c’est l’application de gestion d’une photothèque par excellence : classement, retouche et publication. Mais que peut bien offrir la version dédiée aux tablettes ? Une copie aussi complète que possible de l’application originale comme le fait Apple avec iPhoto ou Microsoft avec Office ?

Dans les faits, pas du tout. Les fonctions sont réduites et à mon goût bien trop limitées : il n’est possible de jouer qu’avec la colorimétrie et le cadrage. Aucune retouche telle que la suppression des taches ou des yeux rouges ! Aucune action possible sur les méta-données (mots-clé, note, données EXIF, etc).

La navigation dans la collection est réduite au minimum : les photos, rien d’autre.

lightroom-mobile-collection

Les sections de l’application Mac (Bibliothèque, Développement, etc) sont remplacées par quatre onglets au bas de l’écran : vignettes pour naviguer au sein de la collection, réglages couleurs, filtres et effets et recadrage.

lightroom-mobile-photo

Je n’ai pas l’explication mais pour certaines de mes photos j’ai un bouton « Mettre à jour le processus », accompagné d’une boîte de dialogue au contenu incompréhensible lorsque je souhaite les éditer :

lightroom-mobile-processus

Dans la pratique, j’ai accepté la mise à jour sans voir mon cliché et ses précédents réglages affectés… À suivre !

Ensuite, pour la retouche colorimétrique, Lightroom Mobile propose différentes présentations : soit des vignettes avec aperçu du résultat, soit un curseur de réglage. Tous les réglages sont résumés au bas de la photo.

La balance des blancs se corrige rapidement grâce à l’aperçu. C’est même plus pratique que sur l’application Mac !

lightroom-mobile-balance

Le réglage du contraste fonctionne avec un curseur qui prend la largeur de l’écran. Très simple à utiliser.

lightroom-mobile-contraste

A l’instar du réglage de la balance des blancs, tous les filtres et effets sont listés avec un aperçu dynamique.

lightroom-mobile-tons

L’outil de recadrage ne fait pas de miracles : ratios pré-définis ou libre.

lightroom-mobile-recadrage

Tous les changements peuvent être annulés / rétablis de la même façon que sur Mac.

Pour répondre à la première inquiétude de Jean-Christophe quant aux performances de l’application, il n’y en a pas à avoir ! Travaillant sur une copie très allégée du cliché, sur un iPad 2, Lightroom Mobile ne souffre d’aucune lenteur.

Modifications terminées. Synchronisées.

Autre interrogation : quel est le flux de travail à attendre en passant du Mac à l’iPad ? Un flux de modification transparent. Les photos qui ont subi une retouche sont annotées de la même façon que sur Lightroom pour Mac.
Une fois les modifications terminées, celles-ci peuvent être synchronisées avec le Mac.

lightroom-mobile-sync

Une fois de retour dans la bibliothèque principale, les changements opérés sur Lightroom mobile sont présents dans l’historique. Sans détails précis.

lr-mobile-modifications

Un excellent compagnon, mais encore trop limité

Contrairement à une application telle qu’iPhoto, Lightroom mobile n’a que peu d’intérêt si vous n’utilisez pas déjà la version de bureau.

Dans le fond l’idée est géniale : pouvoir emmener avec soi une partie de sa bibliothèque pour la mettre à jour en étant dans le canapé, dans le train, etc… Mais si l’application n’évolue pas très vite en proposant des fonctions d’édition plus poussées (notamment les mots-clé, les notes et autres méta-données), son intérêt restera très limité. Sans même me prendre à rêver d’avoir quelques outils de retouche basiques !

Lightroom mobile est donc un produit bien réalisé, intéressant dans son principe grâce à une gestion de la synchronisation intelligente mais qui laisse une amère sensation d’inachevé au bout des doigts !

iPad : jeux en société sur un plateau

ipad-jeux-plateau

Hors de mes trop nombreux jeux sur console, je joue assez rarement sur iPad et, jusqu’il y a peu, encore moins avec de vrais jeux de société. Mais sous la pression de Julie et d’Arnaud, je m’y suis mis et j’ai fini par y prendre plaisir.

Loin de moi l’idée de vouloir faire un « Top 10 des jeux de société sur iPad », voici ma sélection et mon avis très personnel sur quelques découvertes.

Jouer sur une tablette permet d‘économiser le temps de mise en place et de faire une partie rapide et, pour la plupart des jeux présentés ici, de découvrir d’autres modes de jeu et extensions possibles.

Les jeux de société sur iPad constituent aussi un excellent moyen d’apprendre les règles au cours d’un tutoriel moins rébarbatif que la lecture d’un bout de papier parfois mal traduit et/ou mal organisé.

Pour à peine 30 euros (45 € avec TOUS les achats intégrés !), voici donc 7 jeux de société à (re)découvrir sur iPad ou à ressortir des placards : Take it easy, Conquist 2, Ticket to ride, Monopoly, Monopoly Millionnaire, L’île interdite et Pandémie !

Take it easy

Contre exemple de ce que j’ai expliqué en introduction, Take it easy est un jeu de société auquel j’ai beaucoup joué étant jeune et que j’ai pris plaisir à retrouver sur mon iPad.
Le principe est simple : tirer des pièces au hasard et les placer sur son plateau de jeu pour compléter des lignes de chiffres et marquer le plus de points.

L’interface colorée du jeu est simple et pratique et les modes de jeu proposés sont nombreux aussi bien en mode solo qu’en mode multijoueur.

Take it easy, en images

L’écran d’accueil :
take-it-easy-accueil

L’aide du jeu : une seule bulle. Aussi simple que sont les règles…
take-it-easy-aide

Les modes de jeu disponibles :
take-it-easy-modes

Les possibilités de jeu multijoueur :
take-it-easy-joueurs

Le plateau de jeu, simpliste :
take-it-easy-plateau

Take it easy, en bref

  • En français : oui.
  • Modes de jeu : solo et multijoueur.
  • Types de parties multijoueur : « passe et joue » et en ligne (via Game Center, avec adversaires choisis ou aléatoires).
  • Nombre de participants : 2 à 4 en multijoueur.
  • Règles : bulles d’aide illustrées.
  • Prix : 1,99 €
  • Achats intégrés : non.

Take it easy sur l’AppStore.

Conquist 2

Son nom n’y fait pas référence mais Conquist n’est ni plus ni moins qu’un dérivé du jeu de conquête « Risk ». Nombreux sont les jeux inspirés par Risk sur l’AppStore, mais Conquist est intéressant par le grand nombre de modes de jeu (Domination du monde, Mission secrète, Colonistion et Châteaux) et le choix parmi 8 plateaux de jeu.

Pour ne rien gâcher, Conquist arbore un design moderne, une ambiance sonore unique et plein de raffinements (rotation automatique de l’écran en mode « passe et joue », statistiques de jeu, sauvegardes de parties, etc).

À noter : Conquist 2 est également disponible sur le Mac AppStore !

Conquist 2, en images

L’écran d’accueil du jeu et ses nombreux choix :
conquist-accueil

Les règles de jeu, très complètes mais pas très imagées…
conquist-regles

Les différents plateaux et modes de jeu proposés :
conquist-solo

Le paramétrage du mode multijoueur :
conquist-joueurs

Le plateau de jeu :
conquist-plateau

Conquist 2, en bref

  • En français : oui.
  • Modes de jeu : solo et multijoueur.
  • Types de parties multijoueur : « pass et joue » et en ligne (via Game Center, avec adversaires choisis ou aléatoires).
  • Nombre de participants : 2 à 6 en solo et multijoueur avec participation de l’IA.
  • Règles : détaillées, non illustrées.
  • Prix : 2,69 €
  • Achats intégrés : non.

Conquist 2 sur l’AppStore.

Ticket to ride / Les aventuriers du rail

Premier jeu de société « physique » que j’ai abandonné pour ses règles peu claires, je me suis laissé tenté par la version iPad qui m’a donné envie d’y (re)jouer au travers d’un tutoriel simple, efficace et très complet.

Vendu en boîte sous le titre « Les aventuriers du rail », Ticket to ride consiste en une carte (États-Unis, Europe, Asie ou Suisse) sur laquelle les villes doivent être reliées par le rail. Les objectifs (itinéraires à « tracer ») sont choisis parmi une sélection tirée au sort pour chacun et les capitales sont à connecter avec plus ou moins de cartes « wagon » d’une couleur et d’un type spécifique. Les différentes cartes (à acquérir par achats intégrés) n’offrent pas que de nouveaux lieux à découvrir mais des règles bien différentes.

Ticket to ride est très bien conçu avec son ambiance un brin rétro et propose tous les modes de jeux envisageables avec une ou plusieurs tablettes et une intelligence artificielle au niveau plutôt relevé.

Pour moi l’un des meilleurs de la sélection !

Ticket to ride, en images

L’écran d’accueil, ambiance rétro :
ticket-to-ride-accueil

Le sommaire de l’aide : une section par extension / plateau :
ticket-to-ride-aide

Les règles de jeu, complètes mais pas très lisibles :
ticket-to-ride-regles

Le plateau de jeu :
ticket-to-ride-plateau

Ticket to ride, en bref

  • En français : oui.
  • Modes de jeu : solo et multijoueur.
  • Types de parties multijoueur : « passe et joue », réseau local et en ligne avec adversaires aléatoires.
  • Nombre de participants : 2 à 5 en solo et multijoueur avec participation de l’IA.
  • Règles : tutoriel interactif et textes illustrés.
  • Prix : 5,99 €
  • Achats intégrés : cartes supplémentaires : Europe (4,49 €), USA 1910 (0,89€), Suisse (3,59 €), Asie (3,59 €).

Ticket to ride sur l’AppStore.

Monopoly

Classique parmi les classiques, Monopoly est un incontournable des jeux de société. Il existe sur iPad à peu près autant de déclinaisons qu’il n’en existe en version boîte, avec un intérêt variable pour chaque.

Même si édité par Electronic Arts, spécialiste pour ruiner l’expérience de jeu et empêcher les autres de créer des alternatives, la version iPad n’est pas si désagréable. À défaut de mieux.

À la manière de Nintendo et de ses « Mario Party », Monopoly « bénéficie » d’animations 3D illustrant les phases de jeu. Sympathiques une fois, mais vite énervantes (sans compter la perte de temps), ces cinématiques peuvent être désactivées.
Il est très plaisant de pouvoir modifier légèrement les règles pour retrouver des choses que l’on m’a toujours apprises mais qui n’ont jamais fait partie des règles de base (ex: la case Parc Gratuit n’est pas une zone où l’on paie et récupère les amendes !).

Monopoly, en images

L’écran d’accueil :
monoply-accueil

Le plateau de jeu :
monoply-plateau

Monopoly, en bref

  • En français : oui.
  • Modes de jeu : solo et multijoueur.
  • Types de parties multijoueur : « passe et joue », réseau local (WiFi ou Bleutooth).
  • Nombre de participants : 2 à 4 en solo et multijoueur avec participation de l’IA.
  • Règles : didacticiel interactif.
  • Prix : 5,99 €
  • Achats intégrés : non.

Monopoly sur l’AppStore.

Monopoly Millionnaire

J’avais dit que je ne listerai pas tous les dérivés mais celui-ci, gratuit, offre une excellente alternative pour jouer rapidement : on ne cherche plus à éliminer tous les adversaires, il faut être le premier à atteindre le million. Le million, le million !
Du coup la stratégie de jeu est fortement modifiée, tous les coups sont permis et les parties vite expédiées.

Déjà qu’Electronic Arts n’est pas un spécialiste des interfaces simples et épurées, Monopoly Millionnaire pousse le bouchon un peu loin avec une ambiance tellement bling-bling qu’elle en devient peu lisible…

Monopoly Millionnaire, en images

Le plateau de jeu :
monoply-millionnaire-plateau

L’écran d’accueil :
monoply-millionnaire-accueil

Monopoly Millionnaire, en bref

  • En français : oui.
  • Modes de jeu : solo et multijoueur.
  • Types de parties multijoueur : « passe et joue », réseau local (WiFi).
  • Nombre de participants : 2 à 4 en solo et multijoueur avec participation de l’IA.
  • Règles : détaillées, non illustrées.
  • Prix : 4,49 €
  • Achats intégrés : non.

Monopoly Millionnaire sur l’AppStore.

L’île interdite

Une inondation menace les tuiles qui composent le plateau de jeu et il faut collecter les trésors en renflouant au mieux les terrains et en associant les compétences spécifiques de chaque participant.

L’île interdite est un type de jeu à part entière car par son principe collaboratif, il ne peut ni se jouer seul ni en réseau. L’iPad devient de fait un « vrai » plateau de jeu autour duquel tout le monde se retrouve. Autant laisser l’iPad mini de côté pour le coup.

En achat intégré, l’île interdite propose différentes dispositions de jeu de départ qui m’ont permis de les appliquer au jeu physique pour pimenter les parties entre amis.

L’île interdite, en images

L’écran d’accueil :
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Les règles du jeu, joliment illustrées :
ile-interdide-regles

Le paramétrage des joueurs :
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Le plateau de jeu, pas assez vaste :
ile-interdite-plateau

L’île interdite, en bref

  • En français : oui.
  • Modes de jeu : multijoueur coopératif.
  • Types de parties multijoueur : plateau et « passe et joue ».
  • Nombre de participants : 2 à 4.
  • Règles : tutoriel interactif et textes illustrés.
  • Prix : 4,49 €
  • Achats intégrés : îles supplémentaires (0,89 €).

L’île interdite sur l’AppStore.

Pandemic (Pandémie)

Plusieurs épidémies contaminent les capitales de notre monde et se répandent à grande vitesse. À l’instar de l’île interdite, il faut collaborer et associer les compétences de chacun pour éradiquer le mal et se jouer des tirages de cartes qui accélèrent la propagation entre les continents.

Disponible en anglais uniquement, Pandémie est un jeu particulièrement stratégique et les parties ne sont pas faciles à remporter.

La réalisation est moderne mais le « plateau » de jeu (unique) est chargé et plus agréable à jouer sur un grand écran. Un seul achat intégré permet d’ajouter de nouveaux rôles et événements qui pimentent un peu plus les parties.

Pandemic, en images

L’écran d’accueil :
pandemic-accueil

Le sommaire de l’aide du jeu :
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Les règles, en anglais, pas illustrées mais détaillées :
pandemic-regles

Le paramétrage des joueurs :
pandemic-joueurs

Le plateau de jeu, un peu trop chargé :
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Pandemic, en bref

  • En français : non.
  • Modes de jeu : multijoueur coopératif.
  • Types de parties multijoueur : « passe et joue ».
  • Nombre de participants : 2 à 4.
  • Règles : tutoriel interactif et textes non illustrés.
  • Prix : 5,99 €
  • Achats intégrés : pack de « rôles et événements » (1,79 €).

Pandemic sur l’AppStore.

Soyez joueurs !

Les jeux de société développés sur iPad ne sont pas légion mais la plupart des portages rendent largement honneur au jeu original et permettent de découvrir à peu de frais certains des meilleurs jeux de plateau.
La tablette en tant que plateau de jeu ne remplacera jamais une vraie partie entre amis ou en famille, mais sera utile dans bien des cas : tester à moindre frais, apprendre le jeu et s’améliorer, jouer à distance ou sans avoir emmené le jeu, etc.

Il y en a pour tous les goûts !

Visionneuse Office pour iPad, pas chère

Je suis en forme ce matin, et j’en remets une deuxième couche !

Office sur iPad, je trouve pourtant cela une bonne chose. Et même si l’abonnement me fait sévèrement grincer des dents, il y a presque pire dans cette histoire : il faut s’abonner pout tester.

J’ai rapidement parcouru Word et Excel pour iPad et jeté un oeil à leurs modèles. Plutôt jolis dans l’ensemble. Cela fait franchement penser à Pages. En bien.

Un « tap » curieux sur l’un d’entre eux pour le voir « en vrai ». Chouette. Bien foutu.

Mais… JE NE PEUX RIEN FAIRE. Rien. RIEN DU TOUT.

Ah si, je peux tapoter un peu dans les menus pour voir ce qu’ils ont dans le ventre. Un clic dans le texte, dans une cellule. Rien. Pas de clavier.

Donc Microsoft veut me vendre un abonnement à 99 € par an pour utiliser un logiciel que je ne peux même pas tester en amont ?[1]

Je veux bien avoir un temps compté, un nombre de fonctionnalités limité ou encore être empêché de sauvegarder mes essais mais là, Word et consorts s’en tiennent à une visionneuse de modèles et de documents. Les autres le font très bien. Et au même prix.

Manquerait plus que le prochain journal que je découvre m’oblige à m’abonner avant même d’aller plus loin que la couverture et le sommaire !

1. Enfin on peut créer un compte donner sa carte bancaire, se mettre un rappel pour ne pas oublier d’annuler l’inscription avant 30 jours… et essayer Office 365. Mais ça ce n’est précisé NULLE PART dans les applications. On peut aussi aller lire cet article qui précise que Paypal suffit !

Lire des BD sur iPad : Chunky Comic Reader

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Lire des livres sur un iPad ? Quel intérêt d’un écran aux millions de couleurs et à la résolution fine pour afficher des caractères noirs sur fond blanc ? Pour moi aucun, ce n’est pas mon truc : je préfère tourner de vraies pages et, au pire, j’apprécie que celles-ci ne me renvoient pas une lumière artificielle, visuellement fatigante. Dans ce cas, j’utilise mon Kindle au rendu plus proche d’un « vrai » livre que n’importe quelle tablette tactile.

S’il y a un format qui se prête particulièrement bien à la lecture sur tablette, c’est la bande dessinée : couleurs et zoom pour voir les détails (ou juste lire plus confortablement) les cartouches parfois trop très remplis, sans compter l’encombrement limité d’une collection complète pour ces grands formats qui occupent déjà quelques dizaines d’étagères à la maison.

Toujours est-il que je n’avais pas sauté le pas jusqu’à ce qu’Arnaud me montre quelques splendides planches, magnifiées par l’écran de son iPad Air. Après avoir téléchargé son application de lecture gratuite, j’ai été quelque peu déçu par l’ergonomie et le look général.

En quête d’une alternative, je me suis souvenu que Jean-Christophe avait abordé le sujet quelques semaines auparavant (inspiré par Peebee9). Et comme toujours, c’est un excellent signe : les applications citées et détaillées sur Urbanbike sont toujours de qualité et la critique assurément objective !

Après avoir parcouru ce billet, je n’ai pas hésité longtemps à m’acquitter de 2,69€ pour acquérir Chunky Comic Reader pour iPad.

Note : l’application est en anglais, mais le développeur (Mike Ferenduros) ayant en main la traduction française, celle-ci ne devrait pas tarder à faire partie d’une prochaine mise à jour !

Chunky comique icône ?

Si le nom n’est pas ce qu’il y a de plus sexy explicite, encore moins quand l’iPad le tronque pour écrire « Chunky », l’icône n’est pas meilleure à cet effet. La lettre « C » en rouge sur fond beige. Cela aurait pu être une application de Courses, de Chronomètre, etc. Quoique en y pensant cela rejoint la logique appliquée par Byword, Daedalus Touch, et consorts où l’icône de l’application n’a plus aucune signification ni ne se distingue des autres. On pourra bientôt écrire des messages en organisant les apps sur son écran d’accueil…

icone-chunky-comic-reader

Les formats, pour la forme

À l’instar des eBooks qui ont leurs propres formats (ePub, Kindle, etc), les bandes dessinées se trouvent aux formats CBZ (voir ici pour créer ses fichiers CBZ via Automator), CBR ou tout simplement PDF.
Même si le développeur indique que le format PDF n’est pas idéal, l’application se comporte parfaitement bien avec ce type de fichiers (aucun problème d’affichage, ni de lenteur avec des fichiers de plusieurs dizaines de Mo).

Chunky Comic Reader sait donc lire les fichiers CBZ et CBR (dossiers compressés contenant des images aux formats JPEG, GIF, ou PNG), les documents PDF ainsi que les fichiers ePub (à la condition expresse qu’ils ne comportent qu’une image par page).

Coup de barre

Au premier lancement, même si la libraire est vide, les options rassemblée dans la barre du haut sont clairement identifiables par leurs icônes à la sauce iOS 7.

barre-outils-chunky-comic

  1. Classement alphabétique / par série.
  2. Recherche
  3. Nouveautés
  4. Lecture en cours
  5. Téléchargement
  6. Outils

Minimaliste à souhait, l’interface est particulièrement bien pensée et ergonomique, bourrée de petits raffinements fonctionnels.
Mais, avant d’aller plus loin dans le détail des fonctionnalités il faut songer à ajouter du contenu, sans quoi l’application reste une coquille vide bien inutile !

Sources : vers l’infini et au-delà…

Pour ce qui est des sources de données pour alimenter la librairie de bandes dessinées, Chunky Comic Reader voit les choses en grand, avec près d’une dizaine de possibilités : dossier réseau (AFP, SMB), FTP, nuage (DropBox, Google Drive, SkyDrive, Box), et l’inutilisable l’inusable transfert via iTunes.

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Chunky Comic Reader permet de créer un ou plusieurs comptes pour différents types de connexions.
Pour mon usage, j’utilise principalement l’AFP et le FTP : les bandes dessinées sont stockées sur un disque réseau (LaCie d2 Network) et accessibles de la maison par tous les membres de la famille grâce au protocole AFP ou à distance par le biais du FTP.

Lors de la configuration d’une connexion locale (AFP ou SMB), l’application sait détecter les dossiers partagés sur le réseau (ordinateur ou disque réseau). Redoutablement efficace, il n’y a plus qu’à saisir les identifiants sans avoir à connaître l’adresse exacte du partage !

Après quelques échanges avec Mike, le développeur de l’application, nous avons réussi à identifier quelques bugs liés au protocole AFP qui seront corrigés dans la prochaine mise à jour (en attente de validation chez Apple), mais si vous avez le choix, privilégiez les dossiers partagés par « SMB » (partage de fichiers Windows).
Attention, dans cette prochaine mise à jour les deux protocoles AFP et SMB seront respectivement renommés en « Mac Shared Folder » et « Windows Shared Folder » !

J’ai testé par curiosité DropBox et Google Drive, mais quel que soit le type de connexion choisi, la navigation dans les dossiers et le téléchargement de bandes dessinées reste strictement identique.

Une fois connecté à votre source de données, il suffit de se balader dans les dossiers et de cliquer sur la flèche de téléchargement. Utilisez le « tirer pour rafraîchir » afin d’actualiser la liste de fichiers / dossiers au besoin.

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Les téléchargements se font l’un après l’autre et ceux en cours sont regroupés dans une liste à part entière.

Détail pratique : l’application identifie les fichiers déjà présents dans la librairie.

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Détail amusant : l’icône de nuage permettant d’accéder aux sources de données se remplit progressivement avec l’avancée du téléchargement.

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## Nom de #&@$!!§? Vive la liberté !
Je ne sais pas vous, mais j’ai un côté maniaque (au moins en informatique !) qui « me force » à nommer correctement fichiers et dossiers. Alors avant de prendre en main Chunky Comic Reader, je ne savais pas trop par quel bout prendre l’arborescence de ma collection : « nom-collection/numero-nom-episode.cbz » ? « collection/collection-numero-nom-episode.cbz » ?

Finalement la liberté est de mise : soit c’est le dossier qui sert à nommer la collection, soit c’est le fichier. Pour la première solution, il faudra juste penser à cocher l’option « Folder names series » dans le dossier correspondant, avant ou après le téléchargement.

Concrètement, si vous choisissez de mettre vos planches du cow-boy solitaire dans un dossier « Lucky Luke » vous pouvez vous nommer les épisodes aussi simplement que « 01 – La mine d’or de Dick Digger.cbz ». En cochant « Folder names series », l’application renommera les fichiers de la librairie en ajoutant le nom du dossier en préfixe : « Lucky Luke-01 – La mine d’or de Dick Digger.cbz ».
Si vos fichiers contiennent déjà le nom de la collection, il n’y a rien d’autre à faire !

Note : une BD solitaire (sans autres épisodes de la même collection) restera rangée en fin de liste dans les « Other comics ». Dès que vous ajouterez d’autres tomes, la collection apparaîtra et la BD sera bien rangée !

Vous avez rangé tout l’été ? Et bien lisez maintenant !

Maintenant que l’application est connectée à sa source de données, que les bandes dessinées sont bien organisées et importées dans la librairie, il n’y a plus qu’à les lire ou relire…

Lors de la lecture, un tap au centre de l’écran affiche les outils. La barre du haut comporte deux boutons de plus : l’un pour revenir à la librairie, l’autre pour capturer et partager un morceau de la page (j’y reviens après). En bas, on retrouve le numéro de page, le sens de lecture (pratique pour les mangas que l’on pourra lire « dans le bon sens »), le curseur de défilement (qui affiche une miniature lorsque l’on garde le doigt dessus) et le mode d’affichage (simple ou double page).

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A l’horizontale ou à la verticale ? Chunky Comic Reader affiche par défaut une page à la fois pour une lecture avec l’iPad tenu à la verticale. Cela dépendra des bandes dessinées, mais même si le rendu et le rééchantillonnage proposés par l’application sont de bonne qualité, la lecture sur un iPad mini (Retina ou pas) s’avère limite. Du coup, je préfère le tenir à l’horizontale et faire défiler ma page verticalement avant de la tourner. Aucun problème sur un iPad « normal » avec son écran de 9,7″.

Pour le reste, pas de révolution : pincement ou double tap pour agrandir, et glissade ou tap pour tourner les pages.
Quand vous arrivez à la dernière page, l’application affiche la vignette de l’épisode suivant dans la librairie.

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Faire (partager) des bulles

Une bonne surprise : la fonction de capture / partage : un clic sur l’icône en forme de bulle pendant la lecture, une glissade pour sélectionner l’image voulue, les ciseaux et hop on partage la planche découpée par les moyens classiques : AirDrop, Message, réseaux sociaux, presse papier, bibliothèque de photos, etc…

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Faire le (grand) ménage

Les bandes dessinées, importées par dizaines de Mo prennent vite de la place sur l’iPad, alors si vous souhaitez en supprimer quelques unes, il est possible de le faire au cas par cas ou par collection. Pour cela, laisser le doigt sur la vignette de la BD ou le titre de la collection pour faire apparaître les options dans une bulle.

Sur une BD, la bulle affiche le nom du fichier, sa taille et le nombre de pages ainsi que les actions possibles : marquer comme non lue . en cours / non lue, supprimer, ouvrir avec (suivant le format de fichier les choix sont fonction des applications compatibles présentes sur l’iPad) et la possibilité de renommer le fichier et modifier l’image de couverture affichée dans la librairie.

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Sur une collection, la bulle affiche le nombre d’épisodes, la taille totale, le statut (non lus, en cours, lus) et les actions possibles : tout marquer comme non lu / lu et supprimer.

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Hé, Manuel, tu… pour quoi faire ?

Après une revue aussi détaillée et avec une interface aussi efficace, pas nécessairement besoin d’un manuel, cependant il y a quelques subtilités bien pratiques que j’ai découvertes un peu par hasard…

  • La section « Nouveautés » regroupe les derniers ajouts, listés à la verticale. Il est possible de vider le menu avec le bouton « Clear » ou de faire un ménage sélectif en glissant le doigt de droite à gauche sur la vignette de la BD.
  • Sur le même principe, dans les « Lectures en cours », avec le même geste il est possible de marquer une BD comme terminée.

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Les outils, accessibles à tout moment, permettent de régler la luminosité et les paramètres de navigation dans les pages ainsi que de personnaliser les couleurs de l’interface.

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Pour le reste, l’aide (disponible dans le menu « Outils ») est très complète !

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Plus d’excuses pour ne pas buller !

Pour avoir testé quelques autres applications de lecture de bandes dessinées avant de me ranger aux conseils de Jean-Christophe, aucune n’arrive à la cheville de Chunky Comic Reader en termes d’ergonomie.

L’application est un réel plaisir à utiliser au quotidien (toute la famille l’a adoptée) et de nouvelles fonctionnalités arrivent très bientôt…

PS : un grand merci à Mike pour les corrections de bugs réalisées en quelques heures et l’accès aux versions beta de l’application. Certaines captures sont issues d’une beta non encore publiée, les options peuvent différer.