Flash test : Snowboard Party2, le nez dans la poudre

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Quand je vois un jeu avec des achats intégrés à base de « paquets de pièces » j’ai plutôt tendance à passer à autre chose. Mais en étant trop sectaire, on rate parfois quelques bonnes surprises et Snowboard Party 2 en fait partie.

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Une planche, des clous, de la poudreuse et des tonnes de tricks à sortir sur des pistes somme toutes assez variées. Il n’en faut pas beaucoup plus pour penser à la série des SSX sur laquelle Electronic Arts semble avoir définitivement fait une croix, quel que soit le support.

Free, Pipe, Big et Course

Pour tout juste 2 euros, le jeu est plutôt généreux en matière de modes de jeu : Freestyle, Halfpipe, Big Air et Course… Le tout en solo ou multijoueur.

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Si en plus je vous dis que le jeu est compatible avec les manettes MFi et « gratuitement » disponible sur l’Apple TV une fois acheté sur iPhone / iPad, il y a de bonnes chances que vous soyez, comme moi, tenté par un rail de poudreuse.

SSX en légèrement moins fun

Pour ma part, SSX a toujours été ma référence dans le domaine du snowboard sur console : pas de la simulation mais de quoi bien s’éclater avec des figures plus improbables les unes que les autres pour grapiller du boost. Snowboard Party 2 n’y fait pas exception avec des bosses dans tous les coins pour faire perdre de la vitesse à sauter comme un kangourou ou gagner du turbo en enchaînant les tricks….

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Exit l’univers coloré de SSX mais des décors plus sobres, des circuits plus classiques mais pas ennuyeux pour autant. Ceux qui n’aimaient pas le côté décalé de SSX qui avait tendance à nous perdre « en plein champ », retrouveront des pistes bien balisées et peinturlurées pour être sûr de ne pas rater un virage.

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Niveau difficulté, Snowboard Party 2 est assez bien équilibré et la présence d’objectifs (associés aux points d’expérience) pour débloquer de nouveaux environnements permet de progresser tout en acquérant les différentes figures imposées (en plus d’un tutoriel bien fichu).

Des améliorations qui ne coûtent pas trop cher

Qui dit achats intégrés dit souvent une progression sacrément handicapée pour celui qui n’est pas prêt à verser régulièrement sa dîme à l’éditeur du jeu. Là encore, Snowboard Party 2 s’en sort plutôt bien car il ne faudra pas refaire les courses 100 fois pour débloquer la suivante.

Si vous améliorez intelligemment votre personnage et vos équipements au fur et à mesure, et que vous ne mangez pas la poudreuse à chaque tournant, les choses devraient vite se débloquer.

Snowboard Party 2 express

Ce que j’aime

  • Des graphismes épatants
  • De nombreux modes de jeu
  • Une difficulté bien dosée
  • Des achats intégrés non pénalisants

Ce que j’aime moins

  • La validation des drapeaux un peu stricte
  • Le multijoueur online aléatoire
  • L’absence de synchro iCloud entre appareils

En bref

Avec la musique bien rock en fond, une manette en main (idéalement), Snowboard Party 2 peut se targuer d’être un des meilleurs jeux de glisse sur iOS et Apple TV. Les achats intégrés sont loin de gâcher le plaisir et le ticket d’entrée de deux euros reste raisonnable en regard de la durée de vie du jeu.

Editorial, textes enrichis

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Si je devais écouter Jean-Christophe et acheter chacune de ses applications recommandées pour écrire il me faudrait un second iPad. Alors je lis avec attention ses tests, ses astuces et garde pour plus tard quelques idées.

Largement déçu par les lourds problèmes de synchronisation (merci iCloud) de Daedalus Touch et alléché par les scripts, longuement testés là-bas, de Workflow, j’ai fini par craquer pour Editorial (5,99 €) dont il n’arrête pas de parler !

Plus que du texte

En écrivant pour ce blog ou MacPlus, je dois bien souvent enrichir mes textes de liens vers les applications, les sites, etc. Et c’est à cet instant qu’Editorial creuse l’écart.
En effet, plus besoin de jouer du multitâche un peu lent d’iOS entre le traitement de texte et Safari ni de faire des recherches manuelles sur l’App Store !

Pour les pages web, Editorial intègre (comme Daedalus Touch) un navigateur, accessible d’un simple glissement vers la gauche. Les recherches d’information ou les copier / coller de contenus n’en sont que plus efficaces.

Pour les liens vers l’App Store il faut se pencher sur les « workflows » qu’Editorial permet de créer ou d’importer.

Scriptez vos textes

Pour répondre à un besoin commun avec Jean-Christophe, j’ai donc développé un workflow tout bête qui, sur la base d’une sélection, va rechercher dans l’App Store, proposer les résultats et remplacer le nom de l’application par la syntaxe Markdown du lien, agrémentée du prix de l’application.

Programmation ou composition visuelle à partir d’actions prédéfinies, c’est vous qui vous choisissez, en fonction de l’envie, des besoins et des connaissances.

Comme pour Workflow, nul besoin d’être développeur pour imaginer ses propres scripts à même de décupler votre productivité. Editorial propose un site avec de nombreux scripts, que vous pouvez installer puis modifier à loisir.

Sources d’inspiration ou solutions pour se débloquer avec une programmation en Python peu évidente, les scripts créés par d’autres sont essentiels pour gagner du temps. Vous avez créé le script ultime ? Partagez-le, en privé ou en public !

Exemple de script pour l’App Store

Disponible ici, voici la méthodologie suivie pour créer le workflow Editorial présenté ci-dessus. Le script est écrit (et commenté) en anglais, langue unique de l’application, mais peut être traduit en quelques instants en modifiant les différentes actions.

Définir les variables

À modifier à l’installation du script et colorées en rouge, ces dernières permettent de « stocker » l’identifiant d’affilié et le pays de la boutique Apple ciblée.

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Demander à l’utilisateur

Pour rendre le script plus « intelligent » j’ai décidé de faire en sorte qu’il détecte si une sélection était faite (pour l’utiliser pour la recherche sur le Store) et, le cas échéant demande à l’utilisateur ce qu’il souhaite faire.

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Il faut ensuite orienter la recherche (iBooks ou Apps) puis le type d’application (iPhone, iPad ou Mac) pour ne pas avoir une liste trop longue et difficile à consulter.

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À partir des variables fixées au début et des réponses au boîtes de dialogue, je construis l’URL de requête.

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Serpenter dans Python

Un script écrit en Python, emprunté au workflow « Get App Price » de Frederico Viticci pour effectuer la requête et construire la liste de résultats affichée ensuite.

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Un second script pour décomposer le résultat sélectionné par l’utilisateur et préparer la sortie (variables utilisées pour composer la syntaxe Markdown finale).

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Informer l’utilisateur

Cerise sur le gâteau, si le texte sélectionné est remplacé directement par le « lien amélioré », le lien est également copié dans le presse-papiers et l’utilisateur est informé de la fin de l’opération.

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Et voilà.

À votre tour

Vous pouvez consulter et télécharger ce workflow pour l’installer dans votre Editorial, le modifier et l’améliorer encore ! Version française ici.
Les fonctions et choix sont restés limités au strict minimum pour ne pas perdre le temps gagné sur le multitâche d’iOS dans les possibilités offertes à l’utilisateur.

À cet effet, je dispose également d’une version allégée (privée mais disponible ici) qui ne réalise les recherches que sur l’App Store.

Prizmo vs Scanbot

Ce n’est pas parce que je publie des articles de plusieurs pages de long là-bas qu’après ça je n’ai plus rien à dire. Encore moins quand cela m’amène à comparer au quotidien deux applications à la même vocation : Scanbot (testé ici) et Prizmo (testé ) dédiées à la numérisation de documents.

Si vous n’avez pas le cœur à lire les milliers de mots couchés sous mon clavier pour ces deux tests complets, voici de quoi déterminer laquelle remplacera votre bon vieux scanner de bureau…

La guerre des prix n’a pas lieu

Dans l’App Store, hors promotions, les applications sont affichées aux tarifs suivants :

Vu comme ça, ce n’est pas très juste car Scanbot n’intègre pas de fonctions d’OCR en standard alors que Prizmo oui. Ajoutons donc 4,49€ à la facture de Scanbot par le biais des achats intégrés et nous avons deux applications aux prix très proches.

Toute comparaison devant se faire avec des choses vraiment comparables, la suite de ce billet sera écrite sur la base de Scanbot avec option “Pro” (6,28€) et Prizmo sans options (8,99€).

Pot commun

Sur les fonctions “de base”, toutes deux savent faire les opérations suivantes :

  • Prise de photo avec cadrage automatique des documents
  • Gestion de documents multi-pages
  • Ajustement des paramètres de lisibilité
  • Reconnaissance des textes (OCR)
  • Export au format PDF “accessible” (possibilité de sélectionner et copier du texte reconnu dans le presse-papiers)
  • Partage vers d’autres applications
  • Synchronisation iCloud Drive
  • Application universelle (iPhone et iPad)

Jusque là, même s’il n’est pas inintéressant, le match est nul. Il y a pas mal d’autres petits détails qui sont communs mais qui ne valent pas la peine d’être mentionnés ici.

Qui parle le plus fort ?

Si on gratte la surface, la liste des fonctions de Scanbot ne s’enrichira pas beaucoup : tout au plus le téléchargement automatique vers une large palette de “services dans le nuage”, la possibilité d’annoter et signer les documents.

En face, Prizmo peut me faire encore aligner de longues lignes : l’application sait traduire les documents numérisés et reconnus mais également les lire (synthèse vocale). Pour mieux s’intégrer au système, Prizmo exploite pleinement les extensions nées avec iOS 8 pour se rendre disponible au sein de vos autres applications. Si vous voulez travailler sur un écran plus grand, il existe même une version Mac de Prizmo !

Deux applications, deux publics

À mon sens, les deux applications sont assez proches mais leurs fonctions spécifiques ont tendance à les adapter à deux publics différents.

Scanbot est une application rapide et efficace : prise de photo automatique suivie d’un téléchargement dans le nuage sans autre action. La reconnaissance ne propose que peu d’ajustements mais suffit largement à des documents texte simples. Scanbot est bien adapté au grand public qui veut très rapidement archiver ses documents papiers.

Prizmo offre plus de réglages, plus d’options poussées (reconnaissance des blocs de contenu) et va bien plus loin avec la traduction et la synthèse vocale. Sans compter le transfert optionnel vers l’application Mac. Combinez reconnaissance, traduction et lecture vocale et cela un devient un outil fort pour les personnes en manque d’accessibilité. Prizmo avec son processus moins linéaire et plus complet se destine avant tout à un public plus “pro” ou à l’audience concernée par les fonctions de traduction et de synthèse vocale.

Et vous, laquelle avez-vous choisie ?!

S’il vous reste des doutes et quelques minutes, vous pouvez relire le test de Scanbot et le test de Prizmo pour vous faire une idée précise.