Android, une expérience avec un goût bizarre

J’avoue avoir été à plusieurs reprises tenté de remplacer un de mes deux iPhone par un smartphone sous Android, mais je n’ai pas réussi à sauter le pas.

Fans of Android, let’s not tiptoe around this: Android exists because it is a rip off of iOS. Sure, it has grown into its own in a lot of ways, but its roots are decidedly placed at the introduction of iOS in 2007.

Dans mon esprit, Android est une mauvaise copie d’iOS, un « OS pour geek » où la bidouille quotidienne en délivre toutes les possibilités, au détriment d’un vrai confort d’utilisation. Je n’ai plus le temps ni l’envie de trifouiller dans le système comme je le faisais quand j’avais encore des PC sous Windows.
Mon téléphone doit fonctionner, simplement et me permettre tous les usages promis dans la pub, sans chercher.
Soit dit en passant, je serais plus attiré par un Windows Phone et son interface Metro, réllement novatrice mais le cruel manque d’applications freine tout changement.

Alors, si je n’ai pas fait le saut et ai préféré un second iPhone 4 en remplacement de mon 3GS, Ryan Heise, lui, a pris la peine de troquer son iPhone pendant 4 mois pour un Nexus S.

En deux mots, son bilan correspond exactement à ce que je pressentais de loin : un bon OS, de bonnes idées, mais pas suffisamment fini pour être utilisé sans heurts.

Apps lack cohesive UI and UX touches; there seems to be no common “Android language” when it comes to designing apps.

Bien entendu, pas de référence de conception graphique et ergonomique pour les développeurs, qui s’y prennent comme sous Windows à faire ce qu’ils veulent, sans même songer à suivre les codes initiés par les applications intégrées…

Feeling good

The iPhone got this right. Presses, swipes, scrolls and zooms work and feel so good because they happen close to realtime and to a 1:1 action.

With Android, at least on my Nexus S, nothing feels this good. Everything still feels like an input that is creating a reaction.

Rien à dire là-dessus, la première impression est la plus importante. Le premier Android que j’ai eu en mains m’a coupé mes envies à mon premier geste auquel il a réagi avec retard. Comme beaucoup d’autres ensuite.
Trouvez un smartphone qui soit aussi fluide dans toutes ses actions qu’un « vieil » iPhone 4 ? Même un Galaxy Nexus tout juste annoncé est à la rame !

Media management on Android is pathetic. It’s like wrestling a bear with your arms tied behind your back.

Et moi qui trouvais la gestion limitée et définitivement fermée de l’iPhone tout sauf pratique, je m’attendais à ce que le côté geek de l’OS de Google apporte une solution. Même pas.

Tout est question de partage

Si Apple a fait un (petit) pas en intégrant Twitter à iOS 5, les possibilités de partage restent trop limitées. Avant l’apparition du flux de photos d’iCloud, je passais par DropBox pour déposer une photo sur mon Mac. Opération fastidieuse et inacceptable.

The share menu lets any app share its services across the OS. So from my camera, I can immediately send a photo to my Dropbox. Or Twitter. Or Tumblr. Or almost any web service that has an app on the phone.

Le « share menu » d’Android est définitivement une solution viable et pratique et qui ne crée pas de « danger » entre applications (sécurité, ressources, …) qui justifierait son exlusion d’iOS. Espérons qu’Apple aille faire son marché de ce côté pour une prochaine mise à jour !

Pâle copie

Au final, Ryan pose une question pertinente : mais à qui se destine Android ?

If it’s for those who don’t want or simply refuse to as a product with an Apple logo, that’s sad, because all you’re getting is an inferior facsimile.

If it’s for hackers and tinkerers, I can somewhat understand that. But jailbreaking iOS seems like a more enjoyable path, and one supported by many of the computer engineers I’m surrounded by at my day job.

Je pense que c’est un OS complet (à défaut d’être fini) avant tout destiné aux fabricants leur permettant de vendre en masse un produit rendant indispensable les services de Google. Même si vous en venez à détester votre smartphone Android, vous aurez goûté aux services Google et cela vous donnera soit la force de « pardonner en attendant une nouvelle version » soit l’envie de choisir un autre smartphone en continuant à utiliser intensivement les services Google !

Google does no evil ? Really ?

Echappez à Google Analytics

Nombreux sont les paranos qui sont persuadés que le slogan de Google (« Don’t be evil ») n’est qu’une façade, mais en attendant, et c’est assez rare pour le signaler ils fournissent eux-même de nombreux outils pour leur échapper.

Don’t be tracked

Ma dernière découverte en date : un module compatible avec l’immense majorité des navigateurs (Internet Explorer, Chrome, Firefox, Safari et Opera) qui permet d’inhiber les tags Google Analytics.

Installé sous la forme d’une extension Safari, il peut être désactivé à tout moment. En dehors de toute paranoïa de cracking, l’extension est très pratique pour ne pas polluer les statistiques des sites de mes clients lors des phases de test.

Facebook tremble devant Google+

Generally, we disable an account if too many of its adverts violate our Terms of Use or Advertising guidelines. Unfortunately we cannot provide you with the specific violations that have been deemed abusive.

En termes pas si clairs : « Nous désactivons un compte si ses publicités violent nos conditions d’utilisation. Malheureusement, nous ne pouvons vous préciser les violations spécifiques (qui nous ont conduit à cette décision de désactiver votre compte) ».

Chris Matyszczyk ironise à juste titre dans son article cette réaction disproportionnée de la part de Facebook face à la menace Google+ qu’ils ne savent pas (encore) gérer.

Pourtant Facebook n’est pas Google+ et Google+ n’est pas Facebook ! Il restera à mon avis deux publics pour ces deux réseaux sociaux qui feraient mieux de chercher à trouver des synergies pour faciliter la tâche à leurs utilisateurs…

Sources : cnet.com via Nyconyco.

Le Nexus mettra-t-il Apple au tapis ?

Overall, the phone is good enough that it’s conceivable in a way that it wasn’t a few months ago that we’ll see a replay of Apple’s experience in the PC market twenty-five years ago, in which Apple’s fit and finish was unquestionably superior, but a commodity platform that was « good enough » and available to the entire industry ended up taking the lead.

Apple saura-t-elle apprendre des erreurs du passé ? Le marché de l’iPhone a-t-il atteint la taille critique qui assurera son salut ? Rendez-vous dans 18 mois et quelques autres milliards de téléchargements sur l’App Store…

Adwords : Visualisation des annonces localisées à l’étranger

S’il est une fonction un peu trop intelligente du ciblage Adwords, c’est bien l’option de ciblage par territoires. Choisissez le(s) pays, les régions ou vous souhaitez annoncer et Google se charge du reste.

Mais alors comment faire pour savoir si une annonce est bien diffusée sur le territoire breton ? A part surveiller les valeurs de clics / impressions / CTR dans le récapitulatif de campagne, ou faire appel à un cousin lointain exilé dans le pays en question, impossible de voir les annonces. Que vous alliez sur google.co.uk, google.com tant que vous n’aurez pas déménagé, vous ne verrez pas vos annonces, Google sachant pertinament que vous vous connectez de France…

Google vient d’annoncer via Inside Adwords un nouvel outil pour contourner ce problème et vous tester vos annonces à Tokyo comme si vous y étiez.

L’outil est un peu dépouillé et nécessite de mettre les mains dans le cambouis pour affiner les tests : vous pouvez ajouter des paramètres à l’URL tels que le pays, la lattitude et la longitude, la région ou la ville. Pour les US, on peut pousser la précision jusqu’au code postal !

Il est à noter que les publicités et les résultats de recherche sont désactivés sauvant votre budget des clics accidentels.

Google : Model your world

Décidément, il n’y en a plus que pour eux en ce moment !

Ce n’est pas le sujet de ce billet, mais je signale tout de même le lancement de Google Browser Sync une extension pour Firefox qui permet de synchroniser favoris, cookies, mots de passe et historique entre plusieurs ordinateurs ou sessions. Et ce, quel que soit le système utilisé.
Pour l’utiliser il faut bien sûr avoir un compte Google et une paranoïa au plus bas pour stocker ces nouvelles informations sur les serveurs de Google… Gmail, Calendar, Spreadsheets, Browser Sync, what’s next ?

Revenons-en à notre mouton : quelques 5 semaines après la version Windows et juste 3 mois après son rachat par Google, la version gratuite de Sketchup est disponible pour Mac !

Cette version, légèrement retouchée par rapport à la version « Pro » (toujours vendue 469 €), est toujours aussi complète et agréable à utiliser. Petite « nouveauté » : l’intégration directe des outils de placement Google Earth qui vous offrent la possibilité de dessiner votre maison et de l’ajouter à la mappemonde interactive fournie par Google (mise à jour pour l’occasion en Universal Binary).

Chose intéressante, Google vous propose de partager vos propres créations et d’explorer les modèles conçus par d’autres : bâtiments existants, éléments architecturaux, etc sur la page Google 3D Warehouse. La page est accessible via n’importe quel navigateur.

Qu’attendez-vous pour aller chercher le carnet, le mètre et les plans de la maison ?!