Posters minimalistes, les collections

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Terriblement séduit par la collection « Tribute to Pixar » dessinée par Wonchan Lee au point de l’avoir commandée en provenance d’Australie, voici que Splashnology sort à quelques jours d’intervalle deux collections de posters de films minimalistes.

La réinterprétation des affiches de films par les graphistes est à la fois l’occasion de découvrir une autre vision de ces films cultes et, pourquoi pas de s’amuser à deviner le film que l’iconographie simplifiée représente…

Ne défilez pas trop vite dans ces deux collections (ici et ) et, sans dévoiler le titre inscrit, devinez quel est le nom de l’oeuvre originale…

Minimal movie posters, part 1 & part 2, via Splashnology.

[Film] Le flingueur

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Un flingueur tueur spécialisé dans le « crime déguisé en accident » en vient à devoir éliminer son mentor et prendre le fils de ce dernier sous son aile pour canaliser sa soif de vengeance. Et comme dit à plusieurs reprises : « Victory loves preparation » !

Victory Loves Preparation ? Movies need scenario !

Finalement, tout est dans le titre : flingueur de méchants et flingueur de moral (à l’idée que l’on puisse encore financer des films aussi pourris). Comment ne pas craquer devant un scénario aussi épais qu’une feuille de papier à cigarette accouchant d’un film long comme un jour sans pain ?

Crac. Boum. Tue.

Depuis que Jason Statham est entré dans le cercle des productions EuropaCorp (le Jerry Bruckheimer franco-européen) on sait vite à quoi s’attendre : de la baston et des explosions. Dans « Le flingueur », il perd deux ingrédients de la recette EuropaCorp : les jolies filles et les belles voitures. Non, pas que cela eut élevé scénario à un niveau acceptable mais cela aurait pu égayer les scènes abominablement banales.

Jusque dans les derniers « rebondissements » tout reste prévisible, sans surprise. La citation déclamée en latin (« Amat Victoria Curam ») et en anglais (« Victory… ») à la dixième minute résume tellement bien le film que j’aurais pu m’épargner 93 minutes d’ennui… mortel.

Jasons sans état d’âme

Jason Statham est bien mieux taillé pour ses rôles de « gentille brute épaisse » dans les productions britanniques de Guy Ritchie (« Arnaques, crimes et botanique« , « Snatch« , « Revolver« ) ou dans des « hold-up glamour » (« Braquage à l’italienne« , « Braquage à l’anglaise ») que pour ses rôles de gros méchant sans peur et, au final, plein de reproches.

La vengeance est un plat qui se mange froid

Je n’aime pas manger froid et désormais je m’y reprendrai à deux fois avant de plonger dans un film étiqueté « vengeance ».
Pour la peine aucun lien vers le film en boutique, mais plutôt un coffret « so british » regroupant les meilleures apparitions du Transporteur avant d’embaucher au volant de son Audi.

Air Video : sur le Mac également

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Comme je l’ai déjà mentionné, je suis très friand de la solution Air Video Server + Air Video sur iPhone ou iPad pour profiter des DivX à tout instant, partout dans la maison. Reste que parfois, quand l’iPad est squatté et que la télévision n’est pas à portée d’yeux, le MacBook Pro est une solution de repli pratique.

Il est tout à fait possible de lire en direct via le réseau en parcourant les fichiers et en décodant les vidéos via VLC mais quand on a goûté au confort d’une solution « tout en un », pas facile de faire une croix dessus.

La solution serait un client Air Video pour Mac, mais l’éditeur de la solution ne propose rien de tel à l’heure actuelle.

Air Video Client

En cherchant bien, j’ai trouvé un client non officiel tout à fait correct même s’il pourrait encore progresser sur de nombreux points (interface, fonctionnalités, etc). En attendant, c’est mieux que rien.

L’utilisation de l’application commence par un détour dans les préférences afin de « découvrir » les serveurs Air Video présents sur le réseau.

L’opération, faite via Bonjour, est immédiate.
Et voilà… il ne reste plus qu’à sélectionner le serveur et… la vidéo à regarder !

Même principe que pour l’application iOS, il est possible de choisir la conversion à la volée ou la lecture directe. De nombreux autres paramètres peuvent être retouchés, mais les réglages par défaut, comme souvent, conviennent très bien.

Les vidéos sont lues dans VLC ou QuickTime Player et, à la différence de l’application iOS, le client Mac permet de lire les vidéos achetées sur l’iTunes Store, sans bidouille.

A suivre : le DLNA entre TV Plasma Panasonic et Mac Pro pour la lecture sans intermédiaire des DivX.

[Film] The tourist

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Un pauvre touriste désigné malgré lui comme criminel recherché par Interpol tombe sous le charme de la jolie demoiselle qui l’a entraîné dans cette traque non méritée.

Mrs Smith et son Pirate à Venise

Retrouver Mrs Smith et le Pirate des Caraïbes dans une intrigue à Venise peut suffire à élaborer un thriller sympathique si les deux transfuges gardent quelques-unes des qualités de leurs rôles phares, à savoir action & humour.
Mais c’est sans compter le bouclage des scènes qui a l’air d’avoir été aussi rapide que la traduction française du titre…

Les touristes

Hélas, hormis la visite de la cité vénitienne assez bien mise en images, le film fait le plein de vide (scénario, dialogues, jeu des acteurs) et on se demande qui est le touriste : le spectateur ou le réalisateur ?
Jolis décors, jolies robes, paysages indémodables… autant feuilleter Art & Décoration, Vogue et Géo, le plaisir dure plus longtemps.

Le sommeil, ça vous gagne

Une balade sans intérêt dans Paris, un petit tour en train et quelques plans de la cité lacustre et d’un de ses beaux hôtels… au bout de 35 minutes, un sursaut d’action est venu troubler ma somnolence avec une course poursuite balade en pyjama sur les toits aussi rythmée qu’une sieste de paresseux.

Et puis la caméra reprend son rythme de guide touristique promotionnel sous Valium.

Le second réveil intervient à la découverte du titre « Starlight » de Muse comme générique de fin, en décalage complet par rapport au reste de la bande (pas du tout) originale composée par James Newton Howard…

Circulez, il n’y a rien à voir

Non, vraiment, j’ai même des scrupules donner le lien pour acheter le film tant celui-ci est sans intérêt et ne mérite aucun détour… Ces quelques euros seraient bien mieux employés à l’achat d’un vrai guide sur la Cité des Doges !

[Film] La défense Lincoln

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Habitué à défendre des caïds pas toujours recommandables sans regarder autre chose que la liasse de billets, Michael Haller change de clientèle pour le fils d’une riche aristocrate indûment accusé de meurtre. Le jeune playboy n’est pas forcément plus recommandable que les « amis » bikers de l’avocat…

En voiture…

A la simple lecture du titre, je m’attendais à un film de guerre ou d’action mais le synopsis m’a rapidement détrompé : « la défense » provient du jargon juridique et « Lincoln » du nom de la voiture dans laquelle l’avocat dont l’histoire est relatée passe est censé passer son temps. Pour le coup, le titre en version originale est plus explicite : « The Lincoln lawyer ».

Les premières lignes du résumé annonçant un avocat « toujours entre deux tribunaux » et qui « travaille à l’arrière de sa voiture, une Lincoln Continental » ne sont pas du meilleur augure mais au final, Michael Haller (joué par Matthew McConaughey, loin de ses naufrages cinématographiques récents) passe moins de temps en voiture que George Clooney en Michael Clayton !
L’adaptation du livre de Michael Connelly a dû faire l’impasse sur les scènes qui justifiaient l’utilisation de la marque automobile dans le titre… et ce n’est pas forcément une mauvaise chose.

… et surtout au tribunal

Sous la forme d’une enquête à tiroirs et à la faveur d’une interprétation sobre mais diablement efficace, le film ne tombe pas dans le travers des films d’avocats mais rassemble tous les éléments d’un thriller agréable et divertissant.
Plutôt que de passer son temps en voiture comme voulait le suggérer le titre, nous suivons les pas de l’avocat dans toutes ses démarches, entre prison, sorties entre collègues et plaidoiries au tribunal.

Chasseur de têtes

Loin d’être un film au suspense insoutenable, le scénario est largement crédible, délivré sans longueurs et surtout servi par une équipe de second rôle pleine de têtes connues (issues autant du cinéma que des séries TV) qui ont vite fait d’alimenter mon jeu favori : mettre un nom et surtout un rôle « majeur » sur leur visage.
En vrac : Bryan Cranston (le père de Malcom dans la série éponyme), Michaela Conlin (Angela dans Bones), Bob Gunton (Ethan Kanin dans 24H Chrono), William H. Macy, …

Pour finir, la bande originale n’est pas passée inaperçue avec une playlist plutôt variée parachevée par le California Soul de Marlena Shaw (déjà entendu notamment dans Braquage à l’italienne).

Bientôt une déclinaison TV ?

Parue cette semaine, la nouvelle est intéressante : le livre pourrait se voir adapté au petit écran dans les mois à venir.
A suivre…

A voir, lire ou écouter

« La défense Lincoln » à paraître en Blu-Ray ou en DVD et en attendant, à lire ou à écouter.