iPhone 6, pas Plus

Première journée avec un iPhone 6

Cela fait déjà quelques générations que je ne fais plus partie des « early adopters » car avec l’âge je prends un peu de recul en réévaluant mes besoins réels afin de privilégier ce qui compte vraiment : le confort du quotidien.

Cependant quand Orange m’a appelé pour me proposer un iPhone 6 à un tarif défiant toute concurrence, j’ai craqué. Pas tellement pour l’attrait de la nouveauté mais plus parce qu’avoir deux iPhone dont un sans Touch ID commençait à me démanger le bout des doigts…

Bref, reçu hier, j’ai migré cela rapidement ce matin avant de repartir pour une véritable journée où mettre à l’épreuve du feu mon tout dernier mobile pommé. Pas question de tirer des conclusions hâtives ni de réécrire les tests que tous ont déjà publié depuis longtemps, juste un premier avis « à chaud ».

Faut pas que ça glisse

Rapidement pris en main dans les Apple Store, j’avais un peu de mal à être convaincu par le nouveau format. Au déballage, pas mieux. Sans doute trop de temps passé avec la génération d’avant dans la poche. Pas de « 6 Plus » dont le format « quasi-tablette » n’est d’aucune utilité pour mon usage étant donné que je me promène sans arrêt avec un iPad dans la sacoche.

Au premier contact l’iPhone 6 me fait le même effet que quand l’iPhone 3G est venu se substituer à mon iPhone « Edge » de première génération : les arrondis et l’aspect de surface, sûrement aidés par la taille du téléphone, me donnent l’impression qu’à chaque instant il va m’échapper des mains. Même si j’ai de grandes mains et aucun besoin de la fonction « d’accès facile » pour interagir avec n’importe quel élément d’interface, j’ai la sensation de ne pas trouver la bonne prise et que je vais finir par le lâcher.
Autre réminiscence de mon premier changement d’iPhone, l’iPhone 6 fait plus « cheap » que son prédécesseur. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’ai moins l’impression d’avoir une brique aux arêtes tranchantes dans les mains qu’avec mon 5S, plus compact. Même sensation que le Galaxy S3 que j’ai testé pendant quelques mois de calvaire.
La notion de « bas de gamme » de l’anglicisme « cheap » n’est pas très juste car, à bien y regarder, cet iPhone hérite des standards Apple largement supérieurs à la concurrence : tout est assemblé à la perfection et respire tout de même plus la solidité que le dos en plastique des iPhone 3G/3GS.

C’est le premier iPhone que je songe à habiller. Aucun de tous mes précédents modèles n’a jamais été emballé par quelque protection que ce soit mais ce stress de le voir m’échapper qui ne m’a pas quitté de la journée me fait réfléchir. Jusqu’à maintenant je n’ai jamais cassé un iPhone malgré quelques chutes, les seuls dommages subis et visibles sont à trouver du côté des rayures légères sur les écrans et de la forte décoloration des arêtes de mon iPhone 5 « graphite ».

Moins blanc que blanc

J’avais, comme beaucoup, longtemps attendu mon iPhone 4 blanc, soi-disant pour des questions de « couleur » qui n’était pas du goût du despote patron de l’époque. Depuis que les iPhone existent en noir ou blanc, j’ai toujours eu un de chaque pour différencier le mobile professionnel du mobile personnel. Mais avec la « nouvelle » teinte « gris sidéral » qui ne me séduit guère, j’ai fini par choisir un iPhone 6 blanc. Argent plus exactement. Comme mon 5S est doré et plus petit, la différence sera facile à faire.

Chose étrange, le blanc du 5S et du 6 ne sortent pas du même bain. Si l’iPhone 5S est d’un blanc pur, l’iPhone 6 est un peu plus jaune, moins éclatant. Dommage. Ce n’est certes qu’un détail, mais assez notable quand les deux sont côte à côte.

Gros et pas juste un peu enveloppé

C’est un fait, le passage de 4″ à 4,7″ ne passe pas inaperçu. Autant il ne m’a fallu que quelques jours pour apprécier l’allongement de l’écran apporté par l’iPhone 5, autant là je suis partagé.
Sans revenir sur les notions de prise en main, le téléphone me gêne dans la poche quand je suis assis dans mon Aeron ou en voiture. Aucune crainte de le plier particulièrement mais le bougre prend de la place tout de même !

D’un autre côté, la plus grande surface d’affichage s’avère très appréciable pour lire les flux RSS ou consulter mes emails. On ne peut pas tout avoir ! Par contre, entre le mode « agrandi » proposé lors de la configuration de départ et les applications non (encore) adaptées à ce nouveau format, j’ai l’impression d’avoir un smartphone pour malvoyants

Et que dire des inscriptions légales au dos du téléphone qui sont tout simplement aussi affreuses qu’elles sont obligatoires ? Pourquoi ne pas avoir conservé la taille d’avant ?! Argument supplémentaire qui, avec les bandes des antennes et la glisse, me conforte dans l’idée de trouver un habillage à mon iPhone 6.

En vrac

En dehors de ces quelques griefs qui pourraient être vite oubliés avec la pratique, voici quelques points notables.

Bouton d’allumage

J’ai plus craint le déplacement du bouton d’allumage que tous les autres changements apportés au travers des différentes générations d’iPhone : déplacement de la prise casque, boutons de volume indépendants, changement de connectique, et j’en passe… Mais finalement on s’y fait très bien et c’est très pratique. Je n’ai presque pas cherché le bouton en haut du téléphone car je le sentais sous les doigts. Et malgré le fait que mes doigts traînaient souvent dessus, je n’ai pas encore éteint l’iPhone par inadvertance.

Accès facile

Apple a toujours prôné l’utilisation de l’iPhone à une main et, en lançant une gamme d’iPhone surdimensionnés, il allait falloir faire avaler la pilule à l’utilisateur et trouver une solution pour de ne pas décrédibiliser les assertions de feu Saint Jobs. Le « double tap » (sans clic) sur le capteur Touch ID est intéressant sur le principe mais globalement juste un pis-aller. Considérant que je n’aie pas de si grandes mains, si je veux donc accéder à un élément supérieur de l’interface, je dois taper deux fois sur le capteur puis taper sur l’élément visé puis, au choix, attendre que l’interface retourne à sa place ou la faire remonter. Ouf. Cela fait bien trop d’actions complémentaires autour d’une action de base pour être efficace !
Bref, je profite de mes longs doigts et au pire, je sors la deuxième main de ma poche. Mais je suis persuadé qu’en positionnant différemment l’iPhone 6 dans la main, on doit pouvoir accéder sans trop de difficulté à toute l’interface. Moins gagné sur un iPhone 6 Plus…

Ce changement me dérange bien moins que la suppression du bouton de verrouillage sur l’iPad Air 2 que je cherche plusieurs fois par jour. D’ailleurs, il pourrait être intéressant d’avoir accès au paramétrage du « double tap » sur le capteur d’empreinte pour lui attribuer une autre fonction…

Autonomie

Après cette première journée pendant laquelle je n’ai pas vraiment joué avec mon nouveau jouet car j’en avais déjà fait le tour avec les différents tests publiés ici et là, je constate qu’il a, à cette heure, toujours autant de jus que son petit frère.
Pourtant je l’ai moins ménagé que le 5S : appels, emails, lecture, 4G et partage de connexion Wi-Fi, … Parti à 7h ce matin, j’ai encore 45% de batterie !

Pour être plus précis : 24% de Messages, 15% de téléphone, 13% verrouillé, 13% de Breeze, 9% de Mail, 5% de Tweetbot pour les activités les plus gourmandes.

Rien à dire, la batterie de l’iPhone 6 est taillée pour son grand écran et pour ne rien perdre sur le plan de l’autonomie en passant à la nouvelle génération.

Plus rapide ?

Jusque là je n’ai pas eu d’usage de mon iPhone 6 qui me fasse dire que le processeur A8 apporte une bouffée d’air à iOS 8. Il n’y a qu’au démarrage (ce qui ne m’arrive que lors des mises à jour du système) que l’iPhone 6 distance le 5S. En dehors de cela, rien de remarquable. Il sera juste plus « durable » dans le temps et prêt pour les prochaines apps avides de puissance.

En bref

Toujours un beau produit, bien fini et agréable en main. Le grand écran est plaisant même si mal exploité la plupart du temps. J’ai encore un peu du mal à me faire aux nouvelles dimensions et à ne pas avoir peur de le faire tomber, mais je reviendrai sur ces points dans quelques semaines pour vous dire si je m’y suis fait et comment !

Pour le moment le bilan est mitigé : je suis presque prêt à rejoindre ma femme qui espère un nouveau modèle au format 4″ cette année en remplacement de son iPhone 5S.

Obtenir la dernière version d’iWork gratuitement, pour tous

Si depuis 2013 Apple offre gratuitement sa suite iWork (Pages, Numbers et Keynote) pour tout achat d’un nouveau Mac, les utilisateurs qui ne jurent que par les machines d’occasion n’ont pas droit à ce cadeau pourtant indispensable.

Essai transformé

Voici une erreur qu’Apple n’a pas corrigée : en téléchargeant et installant la version d’essai d’iWork ’09 vous serez éligible à la mise à jour vers la dernière version en date.

Une fois la version d’essai installée, rendez-vous dans l’App Store et cliquez sur l’onglet « Mises à jour ». Magique : Apple vous propose de mettre à jour ses trois applications de productivité !

Les applications de démonstration seront immédiatement supprimées de votre (ancien) Mac et les nouvelles versions automatiquement (et définitivement) associées à votre compte identifiant Apple.

Vous pourrez désormais les installer sur tous les Mac de la famille et vos futures machines, neuves ou d’occasion !

Pages, Numbers et Keynote constituent une excellente alternative (gratuite) à la suite Microsoft Office avec un fonctionnement bien plus orienté vers la mise en page que le « traitement de texte brut ».

Source : Redmond Pie

Se faire les quenottes sur un Keynote

À peine deux papiers (très électroniques) lâchés dans la nature que je (on ?) me propose pour participer à la retransmission du keynote. J’ai longuement hésité. Entre 0,1 et 0,3 secondes. Guère plus.

Après les années où, débout sur une moquette aussi moelleuse qu’inconfortable, vêtu d’un t-shirt noir avec une pomme blanche, je regardais Emmanuel s’échauffer en attendant la fin de la présentation réalisée à l’autre bout de Paris.
Après les soirées où ma femme cherche à comprendre comment un gars sur une scène avec une télécommande à la main peut me mettre en transe comme certains devant un match de foot.

Voici les soirées où le terme « mutli-écrans » prend son sens dans un bureau transformé en champ de bataille :

  • L’Apple TV calé sur le flux du keynote
  • Deux iPad abonnés à deux flux de retranscription
  • Le MacBook Air pour recevoir les instructions et y répondre
  • L’iMac pour écrire, retoucher, intégrer…

Dépêche ! Toi !

Jamais un keynote ne sera passé aussi vite. Tout juste dépêché sur une thématique, quasi-impossible de suivre la suite des annonces. La concentration se porte sur trouver le maximum de chose à dire en un temps record, écrire du mieux possible pendant qu’un autre se charge de me trouver les images. Les sketches et « pauses pubs » sont, pour la première fois, accueillis avec plaisir, offrant quelques trop courtes secondes de répit avant d’enchaîner une autre dépêche.

À peine une heure de keynote qui aura semblé trop courte et à la fois trop longue, au fur et à mesure que les informations non encore traitées s’entassent et donnent lieu à d’innombrables mises à jour successives des articles.

Le compteur d’articles a explosé en une soirée. Et continue ce matin.

Génial. Stressant. Mais génial. À refaire !

iOS 8, ce qui ne va pas

ios8-ipad

C’est tellement plus facile de critiquer, de râler… Mais parfois c’est utile de savoir ce qui ne va pas.

Je laisse la plume à Jean-Christophe pour vous dire tout le bien d’iOS 8 (il en est, à cette heure, à son cinquième doigt) et lire le livre de Nicolas pour découvrir en détails les nouveautés qui pourraient passer inaperçues.

Pour ma part, j’ai détecté quelques petites choses un peu pénibles, en partie déjà reprises par d’autres.

Les claviers indiscrets

Aux côtés de la saisie prédictive, l’apparition des claviers tiers peut poser question

La réactivité sur les anciens terminaux

Non sans rappeler une certaine mise à jour d’iOS qui avait mis un gros coup de frein (à main) à la fluidité du système sur les iPhone 3G, iOS 8 est vraiment très lent sur les iPad mini (première génération) et iPad 2. Rien de notable sur mes iPhone 5, 5S et iPad Air mais presque handicapant sur les autres.

J’ai eu beau désactiver toutes sortes d’effets et de services dispensable pour tenter de redonner de la vélocité à l’ensemble, le système est bien moins réactif et agréable à utiliser. Ars Technica le démontre bien et c’est largement plus gênant que les fonctions qui n’ont pas été activées sur ces appareils.

Webkit n’aime plus les photos

C’est un bug à la portée somme toute très limitée, mais qui pour les développeurs de sites ou d’applications web peut avoir son importance : le téléchargement de fichiers au travers de Safari (ou tout autre navigateur sous iOS) est impossible.

Au mieux, sous Safari, il ne se passe rien. Au pire, sous Chrome, le navigateur quitte directement.

Des développeurs s’en sont déjà émus auprès d’Apple mais pas à temps pour que la correction soit de la partie pour le lancement officiel.

Concrètement, pour des outils de gestion de clients avec téléchargement de photos à partir de l’iPad (appareil photo ou photothèque, peu importe), la mise à jour vers iOS 8 rend cette fonction inutilisable. En fonction de son importance pour le client, il faut donc envisager le retour à iOS 7 pour conserver la fonctionnalité en attendant une future mise à jour !

Ah… votre santé !

Une jolie application santé avec plein d’informations potentiellement intégrées mais qui pour le moment en reste à l’état de fiche médicale remplie manuellement. Aucune de mes applications sportives ne communique avec (capteur cardiaque, activité sportive, etc).

C’est un problème identifié chez Apple forçant à attendre une mise à jour du kit de développement ou du système.

La batterie et autres ?

J’ai lu certains qui se plaignaient d’une baisse d’autonomie certaine. Mais j’en reviens à ce que j’ai déjà dit, nouvel iOS ou nouvel iPhone on joue forcément plus avec à en user plus vite la batterie.

Utilisant iOS 8 depuis de longues semaines sur mes appareils principaux (iPhone 5 et 5S et iPad Air), je n’ai pas constaté de différence flagrante au quotidien.

Au pire, avec les informations d’utilisation de la batterie par les apps, il y a un excellent moyen (venu de chez Android) d’identifier et éventuellement éradiquer les gourmandes !

Pour le reste, les nouveautés sont plaisantes et font vite oublier ces défauts de jeunesse plutôt peu nombreux par rapport à de précédentes mises à jour majeures d’iOS.

Sauf pour les anciens terminaux et mes clients qui utilisent les systèmes de téléchargement. Ça ça fait ch___ suer !

À suivre !

Touche(s) pas à ma vie privée

clavier-ios

Je ne vais pas revenir sur la psychose du vol de données personnelles et les débats stériles autour des réseaux sociaux (assumez ce que vous partagez et ne vous étonnez pas que ça ressorte un jour !) mais plutôt sur la récente (re) prise de position d’Apple vis à vis de la confidentialité.

Simple et clair

«We don’t build a profile based on your email content or web browsing habits to sell to advertisers. We don’t “monetize” the information you store on your iPhone or in iCloud. And we don’t read your email or your messages to get information to market to you. Our software and services are designed to make our devices better. Plain and simple.»

“Contenu des emails”, “habitudes de navigation”, “publicitaires” : une attaque directe envers Google et précédée d’un autre message très clair :

«at Apple, we believe a great customer experience shouldn’t come at the expense of your privacy.»

Au regard des 800 millions de comptes iTunes détenus et des presque 600 millions d’iPhone vendus (capables de tout savoir de nous), on peut se demander combien de temps une telle entreprise peut résister à exploiter cette mine d’or mais accordons leur le bénéfice de la transparence jusqu’à maintenant.

Cependant l’arrivée des claviers de tierce partie dans iOS 8 et les alertes associées m’interpelle, et pas qu’un peu !

Clavier indiscret

Avant sous iOS on ne pouvait pas changer de clavier. Mais ça c’était avant.

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Avant pour espionner quelqu’un il fallait installer un logiciel de type “keylogger”. Mais ça c’était avant.

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Présenté comme ça, le concept des claviers de tierce partie refroidit quelque peu : il faut choisir entre livrer ses écrits sans restrictions à un tiers ou accepter de ne bénéficier qu’une partie des fonctionnalités annoncées.

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En lisant le détail des informations de confidentialité sur les claviers de tierce partie, ce n’est guère plus rassurant que la courte alerte affichée plus haut. Morceaux choisis :

«Ces claviers ont accès à l’intégralité des données saisies, notamment à vos numéros de cartes et de comptes bancaires, à vos adresses postales ainsi qu’à d’autres données personnelles confidentielles.»

Comme le clavier de tous mes appareils. Il « écoute » tout ce que je tape. Et le recopie même. Juste sous mes yeux. Jusque là, ça va.

«Si vous activez Accès illimité, les développeurs sont autorisés à accéder à vos données saisies et à les recueillir et les transmettre.»

C’est là que ça commence à être sympa. Surtout quand des applications comme SwiftKey demandent expressément d’activer cette option. Non sans un bel et valeureux engagement de sécurité et de confidentialité.

«En outre, si vous autorisez l’application de tierce partie dont provient le clavier à accéder à votre position géographique, à vos photos et à vos autres données personnelles, le clavier peut également recueillir et transmettre ces données aux serveurs du développeur du clavier.»

Encore mieux. On n’est même plus dans la catégorie du simple « keylogger » qui note toutes les frappes. C’est la porte ouverte à toutes MES fenêtres.

«Si vous désactivez Accès illimité pour un clavier de tierce partie puis le réactivez, le développeur du clavier peut avoir accès aux données saisies pendant la désactivation de l’accès au réseau, et les recueillir et les transmettre.»

Celle-là c’est la meilleure : je ne fais pas que me livrer en direct, je fournis mon historique, au cas où cela ne me suffirait pas.

Sans voir le mal partout, je trouve assez étrange qu’Apple offre une fenêtre aussi ouverte sur ce qui se passe sur mes terminaux. Même si je suis conscient que le simple fait d’utiliser iOS m’expose à ce qu’Apple fasse cette collecte sans me poser la question, cela reste limité. Les applications (et leurs développeurs) ne « voient » que ce que je suis prêt à leur donner.

Avec iOS 8, je dois en plus me demander à quel développeur faire confiance ? Mais comment mesurer les belles promesses de sécurité annoncées ?

En bref, si je ne veux pas de ce cheval de Troie sous mes doigts, je me limite aux fonctions de base de ces nouveaux claviers et je profite sans modération de la saisie prédictive introduite dans le système !

Et aucun média n’a bondi sur cette ouverture à risques ?

iCloud, le nuage devant le soleil

Autrefois il s’appelait .Mac et était payant pour un service simple qui fonctionnait plutôt pas mal : contacts, carnet d’adresses, calendriers, trousseau d’accès et comptes de l’application Mail.

Puis, il a été renommé MobileMe pour accompagner les iDevices. Plus sollicité, le service s’est lentement dégradé : moins de choses à synchroniser, des pannes à répétition… Plutôt énervant pour un service payant et pas donné.

Parmi les premiers services de Cloud personnel, Apple l’a encore renommé (iCloud) tout en l’offrant gratuitement à tous ses utilisateurs.
Avec les services gratuits, je m’attend toujours à un fonctionnement moins fiable et des services plus limités (même si DropBox ou Google dérogent à cette règle) mais avec Apple derrière j’espérais un service à la hauteur des moyens annoncés et des produits de la marque en général.

Si les premières semaines de migration et de mise en service ont été quelque peu mouvementées, les premiers mois se sont plutôt bien déroulés. Mais ensuite, les défauts de synchronisation et les indisponibilités ont pris un rythme relativement régulier et bien trop fréquent à mon goût. Mais si ce n’était que ça… ma tolérance envers la marque absorberait ces critiques !

Applications sans nuage

Après la perte du synchronisation du trousseau d’accès avec la transition vers MobileMe, c’est la politique envers les éditeurs d’applications tierces qui a fini de gâcher le tableau du service offert par Apple.
Si mon application n’est pas présente dans le Mac AppStore, elle n’a pas le droit à la synchronisation iCloud. D’autant plus injuste que comme j’ai acheté mon application avant l’existence du Mac AppStore (exemple : Panic Transmit), j’aurai toujours au moins cette fonctionnalité de retard par rapport aux acquéreurs récents !

Heureusement de nombreux éditeurs implémentent plusieurs services de synchronisation et, dans l’immense majorité des cas, DropBox en fait partie…

Si pour moi DropBox n’a pas de vrai concurrent c’est principalement parce que je retrouve l’option de synchronisation dans un très grand nombre d’applications. C’est devenu un critère de choix rédhibitoire pour moi. Les autres services tels que Box.net, Skydrive, SugarSync ont beau annoncer des solutions calquées sur celles de DropBox et un espace de stockage offert alléchant, je ne les retrouve que très rarement intégrés aux applications !

Stop using iCloud…

Cette parenthèse sur DropBox faite, j’en reviens à mon nuage noir.

Il y a quelques mois j’ai perdu des centaines de notes prises dans DayOne. À l’époque j’ai méchamment blâmé le développeur sans jamais trouver de raison à ce défaut et sans réussir à le corriger.
J’ai retrouvé mes notes grâce à DropBox mais d’autres problèmes sont survenus (notes fantômes qui se synchronisent indéfiniment entre autres) et depuis le développeur a clairement indiqué que la synchronisation iCloud était souvent problématique (j’y retrouve tous les problèmes que je rencontre). Il conseille de privilégier DropBox…

Plus récemment Daedalus Touch a fait son arrivée sur iPhone et son entrée dans le cercle iCloud. À nouveau des soucis de synchronisation, au début dus à des bugs de l’application puis au nuage d’Apple lui-même.

En bon « pseudo-geek » j’ai parcouru les FAQ, contacté les développeurs via Twitter et tenté des dizaines de solutions toutes plus ou moins fumeuses sans jamais résoudre mes problèmes de synchro.

Puis, la semaine dernière ça m’a pris. J’ai cliqué sur « Stop using iCloud… » dans DayOne et ainsi de suite dans toutes mes autres applications.

Depuis cet instant, tout est synchronisé. Sans défaut. Et en cas de problème, j’ai accès au « versioning » proposé par DropBox !

iCloud est désormais cantonné à la synchronisation de mes contacts et calendriers, chose qu’il a toujours très bien faite et que DropBox ne saurait remplacer.

Ce que je payais avant pour .Mac / MobileMe, je le paie à DropBox pour avoir 100 Go d’espace.

Alors, stop using iCloud (at least for apps) et vive DropBox (et tous ceux qui rendent ce service aussi pratique qu’indispensable au quotidien) !

Le MacBook Pro Retina trop cher ?

Après l’iPhone 4(S) et le Nouvel iPad la qualification Retina et l’ADN du MacBook Air étaient attendus sur les nouveaux MacBook Pro. Apple n’a pas déçu par la réponse aux attentes mais certains crient au scandale en regardant l’addition…

Pourtant, au regard de la technologie embarquée et en comparant correctement les tarifs, pour 2279 euros on a le choix entre gagner 300 MHz, 500 Mo et un Superdrive ou avoir un SSD et un écran incroyablement défini. A y regarder de plus près la différence de prix n’est pas si énorme !

Pour finir de se rassurer convaincre, Forbes est revenu en arrière sur quelques machines exceptionnelles qui ont révolutionné leur époque. Alors si ces machines apportaient bien plus de changement en leur temps que ne le fait le MacBook Pro Retina, leur tarif était à l’avenant, sans commune mesure avec la faible différence de prix avec les MacBook Pro classiques.

En attendant, depuis le retour de Steve Jobs chez Apple et hormis le Power Mac G4 Cube, la marque n’a plus sorti de produit « exceptionnel de par son tarif ». De nombreuses révolutions (iPod, iPhone, iPad, etc) à des prix « contenus », du moins justifiés par la technologie. A l’instar du MacBook Pro Retina.

11300$ le Macintosh Portable ? Pas cher le MacBook Pro Retina !

Source : Forbes via Cult of Mac et VoucherCodes.co.uk.

Le mauvais marketing de Windows Phone

L’assistant vocal du nouvel iPhone 4S, aussi drôle qu’utile fait parler la concurrence. Les avis sont bien différents chez Google et Microsoft…

Pendant que Google admire Siri…

Eric Schmidt (Google Executive Chairman), début novembre :

Apple’s Siri is a significant development—a voice-activated means of accessing answers through iPhones that demonstrates the innovations in search.
Google has many strong competitors and we sometimes fail to anticipate the competitive threat posed by new methods of accessing information.

… Microsoft nous rappelle qu’ils l’ont déjà !

Tout récemment, Craig Mundie (Microsoft’s chief strategy and research officer) chez Forbes :

People are infatuated with Apple announcing it. It’s good marketing, but at least as the technological capability you could argue that Microsoft has had a similar capability in Windows Phones for more than a year, since Windows Phone 7 was introduced.
You can pick ‘em up and say ‘text Eric’ and say what you wanna say and it transcribes it. You can query anything through Bing by just saying the words. I mean, all that’s already there. Fully functional, been there for a year.

Entre objectivité et mauvaise foi

L’aveu de “faiblesse” de Google ainsi que l’objectivité de la réaction sont à saluer tandis que, comme à l’habitude, chez Microsoft on crache sur la concurrence sans pouvoir avouer que les autres ont eu l’idée avant et l’ont mieux portée.
Est-ce que Siri est du “bon marketing” comme le clame Craig Mundie ? A n’en pas douter, comme souvent avec Apple. Mais il ne faut pas oublier que malgré le statut de “beta” de Siri, les promesses du marketing sont tenues.

Tell Me if Siri’s better

Pendant ce temps, chez TechAU, ils ont décidé de faire la comparaison en vidéo entre la technologie “Tell Me” implémentée au sein des Windows Phone et “Siri” qui assiste les utilisateurs d’iPhone 4S.

Le constat est sans appel… et ça devient carrément limite quand la technologie Tell Me de Windows Phone comprend “Create a meeting tomorrow at teen anal” à la demande “Create a meeting tomorrow at 10 AM” !
A aucun moment Siri n’a trébuché tandis que Tell Me s’est ramassé à chaque fois… Certains argueront que l’accent de celui qui mène le test est trop prononcé. Bref.

Comparé à Tell Me, Siri n’a pas qu’un bon marketing, il sait faire d’autres choses que (très bien) reconnaître la voix et lancer une requête auprès du moteur de recherche. Un assistant, un vrai. Et qui entretient le “good marketing” d’Apple.

The most expensive phone in the world

Tout cela me rappelle l’épique réaction de Steve Ballmer au lancement de l’iPhone :

AppStore, la dernière révolution de Jobs

Quand on en vient à parler de l’App Store « original » (celui d’Apple, initié pour iOS), la critique qui revient le plus souvent est sa grande rigidité en ce qui concerne le contenu des applications aussi bien éditorial que technique (pas d’APIs privées).

Mais chut, ce n’est pas le sujet. Oublions les querelles de geeks pour voir que les App Stores (celui d’Apple et les futurs arrivants) sont de formidables outils pour les développeurs et les utilisateurs.

Un AppStore pour les contrôler tous

Lorsque Apple introduit le concept d’App Store en 2008 (un an après avoir clamé haut et fort que seuls les « web apps » avaient un avenir… enfin bref, l’iPod avec vidéo était une hérésie jusqu’à ce qu’il sorte, etc… il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis), difficile d’imaginer à quel point le concept est révolutionnaire : un App Store « fermé » pour un téléphone équipé d’un OS pas beaucoup plus ouvert.

La première révolution de l’outil était surtout de fournir un catalogue d’applications dédié à sa plateforme, offrant par la même occasion aux utilisateurs une source de contenus pratique et aux développeurs une visibilité garantie.

Passée inaperçue pour beaucoup, la grosse nouveauté était finalement de pouvoir installer un logiciel directement sur un smartphone sans en passer par l’ordinateur de bureau !

Souvent pointé du doigt pour son contrôle bien trop strict, l’AppStore est une recette à succès qui a nourri la popularité de la plateforme iOS jusqu’à devenir le critère de choix d’un smartphone ou d’une tablette. iPad ou Galaxy Tab ? Plus de 100000 applications ou à peine plus de 1200 ?

Amazon l’a très bien compris en lançant un Kindle Fire dont le marketing et l’utilisation reposent sur de larges bibliothèques de contenus : Kindle Store, Amazon Instant Video et Amazon AppStore.

Chaque acteur majeur de l’industrie du smartphone et de la tablette propose un AppStore dédié à son écosystème : Android Market, Windows Marketplace, BlackBerry App World, … mais pendant ce temps Apple l’étend au marché historique de l’ordinateur familial et c’est ça la vraie révolution de nos habitudes de consommation !

Acheter une application ne sera jamais plus comme avant

Ma maman me demandait il y a quelques jours : « Qu’est ce que je pourrais avoir comme applications pour mon iPad 2 ? ». Une heure après mon rapide « lance AppStore et balade-toi », deux écrans d’icônes s’étaient ajoutés.
En pleine confiance d’avoir pu installer elle-même des choses sur sa tablette : « Et sur mon iMac ? ». Bah tu fais pareil…

Voilà, la VRAIE révolution de l’AppStore c’est de rejoindre les ordinateurs « familiaux » qui auraient pourtant dû être la première cible ! On est plus souvent tenté d’installer un logiciel sur un ordinateur qu’un téléphone…

Il y a 10 ans (quand j’avais encore un PC) je passais des heures sur des annuaires d’applications comme Tucows à la recherche du shareware idéal. Testant, installant, effaçant et… perdant un temps précieux.
Repasser au Mac ne changeait grand chose hormis le fait qu’étant moins répandu, quand je tapais « text editor », je ne trouvais pas 234598 résultats mais… 17. Tous développés en suivant les concepts ergonomiques d’Apple, … je m’égare et je vais commencer à perdre en objectivité.
Aujourd’hui, c’est toujours autant la jungle pour trouver une application pour qui n’est pas « un peu connecté ». Imaginons le même dialogue avec maman, mais avec un PC tout neuf dans les doigts :

— Où puis-je trouver des logiciels ?
— Va sur Internet, il y a tout.
(Google > « logiciels » > telecharger.com)
— Euh… et ?
— Bah…

En fait, en écrivant ce « dialogue », je suis retourné sur telecharger.com et je suis atterré de voir que depuis 10 ans et après 3 ans d’AppStore rien n’a changé !

Bon bah voilà, ça c’est fait. Je viens de me prendre un mur de type « et après on s’étonne que les gens n’aillent que sur Facebook tant on leur donne pas les moyens de découvrir à quel point l’ordinateur est un bel outil ». Dur de reprendre le fil de l’article…

En passant par des canaux « officiels », l’utilisateur lambda risque assez peu de choses (tester des dizaines de logiciels avant de trouver la perle) mais comme on ne sait pas toujours où se termine une recherche sur Internet, la quête d’un logiciel pour PC peut se transformer en récolte de virus et logiciels malveillants en tous genres.

Mac AppStore, le meilleur des deux mondes

La naissance du Mac AppStore offre le meilleur des deux mondes : une boutique d’applications sélective et pratique associée à la liberté de télécharger n’importe quelle application trouvée sur Internet.

En suivant la route tracée par Apple, l’annonce du « Windows App Marketplace » qui sera livré avec Windows 8 devrait réconcilier nombre d’utilisateurs avec leur machine, leur ouvrant les portes de nombreuses possibilités insoupçonnées !

Pourquoi l’AppStore est révolutionnaire

  • Ma consommation de logiciels a changé : je vais très régulièrement flâner dans les rayons de l’application pour voir ce qu’il y a de nouveau, ce que les gens téléchargent, etc. Comme dans un vrai magasin, mais en mieux grâce aux avis des clients !
  • Mon panier d’achat de logiciels, déjà bas par le choix de sharewares, a encore baissé avec les tarifs attractifs pratiqués sur l’AppStore par les développeurs indépendants.
  • J’ai découvert de nouveaux développeurs avec des applications prometteuses que je n’aurais trouvés avant qu’en suivant de près l’actualité.
  • Les applications sont notées, les avis parfois éclairés facilitent la décision d’achat tout comme les propositions d’applications similaires.
  • Le contrôle renforcé d’Apple n’est pas toujours une mauvaise chose, il garantit le fonctionnement de l’application (mais pas sa qualité !)
  • Les mises à jour sont centralisées, quelque soit le fournisseur de l’application.
  • Les questions de licences sont simplifiées. Un compte, autant d’appareils que souhaité.

Je pourrais trouver encore bien d’autres arguments mais la garantie de fonctionnement et la découverte facile d’applications sont pour moi ce qui rend ce nouveau mode de consommation révolutionnaire, sans oublier ce billet qui a inspiré cet article !

Malgré le développement de l’informatique dans le nuage, les App Stores ont encore de beaux jours devant eux.