Lightroom mobile, en détails

lightroom-mobile-ipad

Après mes premiers pas sur Lightroom mobile réalisés hier et la frustration qui en découle, j’ai tout de même décidé d’y revenir et de chercher ce que j’aurais pu rater et de comprendre un peu mieux son fonctionnement.
J’ai fait quelques découvertes intéressantes mais… pas toutes positives !

Et un, et deux et trois… doigts !

À chaque nouvelle étape découverte, et une fois seulement, Lightroom explique les gestes spécifiques et l’action qui leur est liée.
Bien entendu le « pincer pour zoomer », tout comme les « glissements » (quelle que soit la direction) fonctionnent de la même manière que dans toute autre application.

Juste un doigt

Un tap à un seul doigt en mode « édition » permet de masquer la barre des vignettes de réglages affichée par défaut :

afffichage-vignettes

Une fois les vignettes masquées la barre de réglage reste seule au bas de l’écran :

affichage-reglage

Un glissement vertical à un doigt pour affecter ou changer le drapeau de la photo :

geste-drapeau

À deux (doigts) c’est mieux

Un tap à deux doigts pour alterner les modes d’affichage des métadonnées :

geste-metadonnees-photo

geste-metadonnees-histo

Cette action est valable aussi bien à l’affichage des photos que des collections :

geste-metadonnees-collections

Trois doigts, pas un de plus

Dans toutes les étapes de retouche des photos, le glissement latéral à trois doigts affiche l’avant / après application du réglage (attention au quatrième doigt qui traîne et pourrait vous faire changer d’application !) :

geste-avant-apres

Les réglages peuvent être annulés / rétablis par un double tap sur la vignette ou le curseur d’ajustement :

geste-retablir-reglages

Sur le même principe, lors du recadrage, le double tap sur la zone rétablit le cadrage :

geste-cadrage

Enfin, en mode diaporama, le glissement latéral à deux doigts active l’avancement avec transitions (un seul doigt change de photo de manière classique) :

geste-transition

Il reste quelques gestes à découvrir dans le panneau de réglages de Lightroom mobile :

aide-gestes-lm

Mise à jour de processus

J’ai toujours ce message d’avertissement pour certaines photos, m’invitant à « mettre à jour le processus » pour pouvoir accéder aux ajustements. Je n’arrive pas à trouver de « motif » : ce n’est pas la date d’import de la photo, ni de version du logiciel, ça ne dépend pas de l’appareil qui a pris le cliché ni même du format de la photo… Mystère !

maj-processus-lightroom

Le nuage avec un fil à la patte

Si j’ai trouvé le système de synchronisation plutôt bien foutu, mes tests plus poussés m’ont fait découvrir un détail qui n’en n’est pas un…

Un tap sur le symbole « … » superposé sur la vignette d’une collection affiche les options disponibles :

options-collection

Parmi celles-ci, c’est le choix « Activer l’édition hors connexion » qui m’a interpelé ! Sans compter l’espace requis pour ça : près de 450 Mo !

hors-connexion-lightroom

Cela fait beaucoup mais après vérification, mes 269 photos de test occupent 1,64 Go sur le disque de mon Mac. Lightroom mobile n’importe donc pas les clichés originaux mais un aperçu d’assez grande taille dirait-on !

Cette option m’a donc mis la puce à l’oreille et j’ai donc testé Lightroom mobile avec le WiFi désactivé. Le résultat est sans appel :

chargement-photo-hors-connexion

Lorsque je navigue (toujours hors connexion) dans les photos de ma collection déjà synchronisée, celles-ci sont toutes floues.

chargement-photo-collection

Pour les « rendre nettes » et surtout avoir la possibilité d’éditer leurs réglages, je dois absolument réactiver le WiFi.

reglages-photo-wifi

Ligthroom mobile permet donc de travailler sur une tablette mais nécessite soit une connexion réseau soit de l’espace de stockage pour embarquer une copie des photos. Ce n’est pas anodin et expliqué nulle part !

Pas touche à mes métadonnées

Les métadonnées servent le principe de base des logiciels de type « bibliothèque » tels que Lightroom. Dans le cas de photos, elles comprennent aussi bien les informations EXIF (fournies par l’appareil photo ou ajoutées par la suite) que les drapeaux, les mots-clé, notes, etc.

Dans ma bibliothèque, les photos sont presque exclusivement classées à l’aide de mots-clé et filtrées par les notes ou la date de prise de vue.

Alors quand Adobe promet que Lightroom permet d’organiser ses photos, j’espère un peu plus que pouvoir copier ou déplacer des photos entre collections synchronisées !
Malheureusement, j’ai eu beau fouiller tous les recoins de l’application, rien de tout ça. Les métadonnées ne servent qu’à afficher quelques informations très basiques sur les photos.

Lorsque l’on bascule (à deux doigts) entre les modes d’affichage de métadonnées il y a quatre « options » :

  • aucune métadonnée affichée (pour que la suppression ne gâche pas la visualisation)
  • date, paramètres de prise de vue (EXIF) , dimensions de la photo et histogramme
  • date et heure de prise de vue, marqueur, copyright et histogramme
  • infos EXIF (vitesse, ouverture, réglage ISO, focale, objectif et appareil utilisés) et histogramme
  • infos EXIF (vitesse, ouverture, réglage ISO), dimensions et date de prise de vue sans histogramme
  • histogramme seul

Photo affichée par défaut sans métadonnées :

photo-sans-metadonnees

Résumé EXIF et dimensions :

exif-dimensions

Affichage des informations de prise de vue :

date-marqueur-copyright

Affichage des informations EXIF :

infos-exif

Résumé des informations sans histogramme :

resume-infos

Affichage de l’histogramme seul :

histogramme-seul

Au niveau des collections, le tap à deux doigts permet d’afficher graduellement plus d’informations en plus du nom de la collection et du nombre de photos affichés par défaut :

Le résumé des marqueurs appliqués :

resume-marqueurs-collection

La taille de la collection et la date de dernière synchronisation :

infos-completes-collection

Les métadonnées ne sont donc destinées qu’à être affichées et encore, ce n’est qu’une sélection des principales informations EXIF. Aucune modification possible.

Tout se passe dans les réglages

Lightroom mobile ne propose donc pas de fonctions de retouche autres que les ajustement de couleur et quelques filtres pré-définis. Comme souligné par Jean-Christophe hier, il n’est ni possible d’importer ou d’enregistrer des « sets de réglages » qui puissent être utilisés sur plusieurs clichés. Cela limite à la fois l’interaction avec l’application de bureau et l’efficacité d’édition.

Réglages couleur

L’onglet qui permet d’accéder aux réglages de couleur (le terme est un peu simpliste) offre, sous forme de vignettes, les choix suivants :

  • Balance des blancs
  • Température
  • Teinte
  • Tonalité automatique
  • Exposition
  • Contraste
  • Hautes lumières
  • Ombres
  • Blancs
  • Noirs
  • Clarté
  • Vibrance
  • Saturation

Tous ces ajustements se font par le biais d’un curseur, à l’exception de la balance des blancs qui propose des choix avec un aperçu immédiat :

reglage-balance-blancs

Les deux dernières vignettes « Précédent… » et « Rétablir… » permettent respectivement d’appliquer un réglage précédemment utilisé et de revenir à des états d’historique pré-définis.

Le fonctionnement du bouton « Précédent… » est assez obscur, je trouve les intitulés peu clairs :

reglages-precedents

C’est à peine mieux avec les options du bouton « Rétablir… » :

retablir-reglages

Il n’y a pas d’historique de modifications détaillé comme dans l’application de Bureau. Ces deux options sont accompagnées par les flèches « Rétablir » et « Annuler » présentes dans le coin inférieur droit qui permettent de remonter / avancer progressivement dans les divers ajustements réalisés.

Filtres pré-définis

La série de filtres pré-définis est assez proche de ce que propose Lightroom sur le Mac avec, pour chacune des options (N&B, Filtre N&B, Tons N&B, Couleur, Effet, Général) la prévisualisation de l’effet dans le menu.

Noir et blanc :

lm-noir-et-blanc

Filtre noir et blanc :

lm-filtre-nb

Tons noir et blanc :

lm-tons-nb

Couleur :

lm-couleur

Effet :

lm-effet

Général :

lm-general

Malgré le grand nombre de choix, j’ai l’impression que ceux-ci sont limités pour qu’il n’y ait pas de défilement vertical et qu’ils soient tous immédiatement visible dans la bulle de choix.

La barre de vignettes est également terminée par les deux boutons « Précédent.. » et « Rétablir… » déjà aperçus auparavant.

Recadrage

La dernière possibilité d’édition des photos est le recadrage. Ici la barre de vignette présente les différents ratios largeur/hauteur (1×1, 5×4, 11×8.5, 7×5, 3×2, 4×3, 16×9) ainsi qu’une option « Centré ».
L’activation de l’option « Centré permet de redimensionner la zone de recadrage à partir du centre et non à partir du point où l’on « tire".

lm-recadrage

Sur la droite de l’écran, deux icônes : un cadenas, une flèche tournante.

  • le cadenas, une fois déverrouillé, sert à activer le redimensionnent libre (sans ratio appliqué) de la zone de recadrage.
  • la flèche provoque la rotation horaire du recadrage

lm-rotation-recadrage

Enfin il faut noter que le cliché peut être librement déplacé avec un doigt glissé ou tourné en glissant hors de la zone de recadrage.

Pas de miracles ni de manques particulier dans l’implémentation des fonctionnalités de recadrage.

Options de tri, menu « caché » et partage

En haut de l’écran, au-dessous de la barre de titre, une flèche donne accès aux options de tri des collections, des photos ou de transition du diaporama.

Options de tri

Le tri des collections peut se faire par date d’import, titre, taille ou état (de synchronisation) :

tri-collections

Pour les photos, il est possible à la fois de filtrer en fonction des drapeaux et de tirer par date de capture, date de modification ou nom de fichier :

tri-photos

En mode diaporama, le menu affiche les 4 choix de transitions ainsi que la durée d’affichage de la diapositive :

options-diaporama

Menu « caché »

Je termine avec le menu « cachés » au bout d’un tap long.

Dans une collection, à l’affichage des photos, un tap long offre les options suivantes :

options-photo

On retrouve presque les mêmes dans le menu « Partage » affiché lors de la visualisation d’une photo :

options-partage

La copie et le déplacement servent à organiser les clichés entre les différentes collections synchronisées :

copie-deplacement

Pour conclure

Après ce second tour à la recherche de choses que j’avais pu rater lors de la première visite, j’espérais atténuer ma déception et découvrir quelques pépites. Rien de tout ça.

Au contraire, je suis très étonné de la gestion de la synchronisation et du mode hors connexion. Celui-ci occupe beaucoup de place et peut devenir vite assez contraignant.

Ce n’est qu’une première version, espérons qu’Adobe saura faire évoluer son logiciel dans le bon sens lors des prochaines mises à jour… En attendant, Lightroom mobile ne saurait pas vraiment justifier de s’abonner à Creative Cloud pour en bénéficier !

Lightroom mobile, premiers pas

lightroom-mobile-test

Un tweet de Jean-Christophe ce matin qui laisse entendre que Lightroom sur iPad est disponible.
Quelques recherches rapides sur l’AppStore. Pas évident à trouver, il faut taper « Adobe Lightroom ». Téléchargée.
L’application n’est pas lourde (à peine plus de 40 Mo) mais il faut également mettre à jour Lightroom (sur le Mac) en 5.4. Dont acte. C’est l’opération la plus longue.

lightroom-mobile

Autre pré-requis, et pas des moindres : être abonné au Creative Cloud. Que ce soit la « version complète » ou la « version Photoshop ». Je ne refais pas le débat que j’ai initié il y a quelques jours au sujet d’Office car je suis abonné au Creative Cloud pour mon boulot.

Le nuage derrière les photos

Au lancement de l’application iPad, tout comme au lancement de Lightroom 5.4 sur le Mac, il est nécessaire de rentrer ses identifiants Creative Cloud.

connexion-adobe-lightroom

Pour ajouter des photos, Lightroom mobile recommande d’activer la synchronisation avec l’application de bureau.

lightroom-mobile-home

Il suffit de cliquer sur la « plaque d’identité » en haut à gauche de Lightroom pour Mac et de rentrer ses identifiants.

sync-lightroom-desktop

Pour envoyer les collections de votre choix sur la tablette, il suffit de cocher la nouvelle case apparue à gauche de chacune d’elle dans sur le Mac.

sync-collection-lightroom

Malgré la mention d’une « synchronisation via Wi-Fi » (activée par défaut) dans les paramètres de l’application iPad, il s’avère que c’est une synchronisation indirecte passant par les serveurs d’Adobe (on retrouve également les collections synchronisées sur lightroom.adobe.com — uniquement en visualisation). Sans être direct, le transfert est rapide (dépendant bien évidemment de la connexion à Internet).

Une quinzaine de minutes plus tard, je retrouvais donc les 269 photos de ma collection de test.

Étonné par la rapidité de l’opération pour près de 300 photos issues d’un Nikon 90 (dont une soixantaine de fichiers NEF) et curieux de savoir l’espace occupé sur mon iPad par cette nouvelle bibliothèque de photos, je fais un tour dans les Réglages.

lightroom-mobile-taille

Surprise : Lightroom occupe 96,1 Mo au total — 61,8 Mo d’application (selon l’AppStore c’était 41,6 Mo !) et… 34,3 Mo de « documents et données ».

donnees-lightroom-mobile

Les photos présentes sur l’iPad sont donc une copie allégée permettant de travailler sur Lightroom Mobile sans se soucier des performances de ce dernier. Aucune inquiétude donc pour les fichiers RAW (hein, Jean-Christophe !).

La synchronisation par le nuage n’est pas la seule option pour ajouter les photos à la bibliothèque de Lightroom Mobile, il est possible d’importer, manuellement ou automatiquement à partir de la pellicule de l’iPad.

lightroom-mobile-import

Gestes en collection

Les tablettes ont entrouvert la porte aux gestes et les éditeurs se sont engouffré dans la brèche, avec plus ou moins de succès en termes d’ergonomie. Adobe ne fait pas exception ici avec des gestes courts, longs à un ou plusieurs doigts expliqués au fur et à mesure de la découverte des fonctions de l’application.

lightroom-mobile-gestes

Sans compter les classique, la plupart des gestes sont bien pensés, certains se révèlent trop sensibles pour être pratiques (comme celui qui permet de modifier les drapeaux des photos).

Retouche : en voir de toutes les couleurs, pas plus

Lightroom (sur Mac) c’est l’application de gestion d’une photothèque par excellence : classement, retouche et publication. Mais que peut bien offrir la version dédiée aux tablettes ? Une copie aussi complète que possible de l’application originale comme le fait Apple avec iPhoto ou Microsoft avec Office ?

Dans les faits, pas du tout. Les fonctions sont réduites et à mon goût bien trop limitées : il n’est possible de jouer qu’avec la colorimétrie et le cadrage. Aucune retouche telle que la suppression des taches ou des yeux rouges ! Aucune action possible sur les méta-données (mots-clé, note, données EXIF, etc).

La navigation dans la collection est réduite au minimum : les photos, rien d’autre.

lightroom-mobile-collection

Les sections de l’application Mac (Bibliothèque, Développement, etc) sont remplacées par quatre onglets au bas de l’écran : vignettes pour naviguer au sein de la collection, réglages couleurs, filtres et effets et recadrage.

lightroom-mobile-photo

Je n’ai pas l’explication mais pour certaines de mes photos j’ai un bouton « Mettre à jour le processus », accompagné d’une boîte de dialogue au contenu incompréhensible lorsque je souhaite les éditer :

lightroom-mobile-processus

Dans la pratique, j’ai accepté la mise à jour sans voir mon cliché et ses précédents réglages affectés… À suivre !

Ensuite, pour la retouche colorimétrique, Lightroom Mobile propose différentes présentations : soit des vignettes avec aperçu du résultat, soit un curseur de réglage. Tous les réglages sont résumés au bas de la photo.

La balance des blancs se corrige rapidement grâce à l’aperçu. C’est même plus pratique que sur l’application Mac !

lightroom-mobile-balance

Le réglage du contraste fonctionne avec un curseur qui prend la largeur de l’écran. Très simple à utiliser.

lightroom-mobile-contraste

A l’instar du réglage de la balance des blancs, tous les filtres et effets sont listés avec un aperçu dynamique.

lightroom-mobile-tons

L’outil de recadrage ne fait pas de miracles : ratios pré-définis ou libre.

lightroom-mobile-recadrage

Tous les changements peuvent être annulés / rétablis de la même façon que sur Mac.

Pour répondre à la première inquiétude de Jean-Christophe quant aux performances de l’application, il n’y en a pas à avoir ! Travaillant sur une copie très allégée du cliché, sur un iPad 2, Lightroom Mobile ne souffre d’aucune lenteur.

Modifications terminées. Synchronisées.

Autre interrogation : quel est le flux de travail à attendre en passant du Mac à l’iPad ? Un flux de modification transparent. Les photos qui ont subi une retouche sont annotées de la même façon que sur Lightroom pour Mac.
Une fois les modifications terminées, celles-ci peuvent être synchronisées avec le Mac.

lightroom-mobile-sync

Une fois de retour dans la bibliothèque principale, les changements opérés sur Lightroom mobile sont présents dans l’historique. Sans détails précis.

lr-mobile-modifications

Un excellent compagnon, mais encore trop limité

Contrairement à une application telle qu’iPhoto, Lightroom mobile n’a que peu d’intérêt si vous n’utilisez pas déjà la version de bureau.

Dans le fond l’idée est géniale : pouvoir emmener avec soi une partie de sa bibliothèque pour la mettre à jour en étant dans le canapé, dans le train, etc… Mais si l’application n’évolue pas très vite en proposant des fonctions d’édition plus poussées (notamment les mots-clé, les notes et autres méta-données), son intérêt restera très limité. Sans même me prendre à rêver d’avoir quelques outils de retouche basiques !

Lightroom mobile est donc un produit bien réalisé, intéressant dans son principe grâce à une gestion de la synchronisation intelligente mais qui laisse une amère sensation d’inachevé au bout des doigts !

Logiciels : plus rien ne nous appartient !

word-excel-ipad

— Tiens, Pages (ou une autre alternative) n’ouvre pas bien ce document client (au format Word) que je dois lui renvoyer modifié !

Word pour iPad se lance, et affiche rapidement ceci :

Lecture seule. Pour créer et modifier, activez à l’aide d’un abonnement Office 365 éligible.

— 99 € ? Sérieux ? Mais non ! Et je peux même pas verser une obole pour une utilisation occasionnelle ?

Payer moins, mais toujours

Les éditeurs de logiciels (Adobe en tête) n’ont même pas commencé fini la transition du logiciel sur support physique vers le dématérialisé qu’ils sautent déjà dans le train suivant : la location de logiciels.

La promesse est alléchante (disposer de logiciels toujours à jour). Mais le tarif refroidit souvent.

Pour un professionnel ?

Pour un professionnel et pour ses outils de travail quotidiens, l’offre s’avère attractive. Au lancement du Creative Cloud, j’avais calculé que l’abonnement était plus rentable que de continuer à renouveler ma Creative Suite tous les 18 à 24 mois. Sans compter que dans le cadre de l’abonnement, j’ai le droit à TOUS les logiciels de TOUTES les anciennes suites. Pas indispensable, mais pas inintéressant non plus.

Pour une utilisation occasionnelle ?

Si je prends le cas d’Office qui me met en pétard dès le réveil, c’est bien parce que ce logiciel va me manquer ou m’obliger à m’abonner alors que je n’en veux pas.

Je n’ai jamais aimé la suite Office, trop lourde pour mes besoins, mais dans mon activité professionnelle, elle s’avère indispensable. Par moments.
Un tableau Excel bourré de macros ou de formules, un document Word empli de révisions ou une mauvaise présentation PowerPoint m’obligent à lancer Office pour Mac, en l’absence d’alternatives aussi fiables que crédibles.
Une fois par mois. Deux. Guère plus.

Alors je n’achète pas Office à chaque nouvelle version. J’en suis encore à Office:Mac 2008. Et cela me suffit. Mais bientôt, ce logiciel qui a dépassé la demi-décennie ne tournera plus sur mon OS X (mis à jour gratuitement, sans abonnement).

Je n’aurai d’autre choix que de m’abonner. Mais je ne veux pas.

Pour le moment Microsoft n’a pas fait d’annonce aussi radicale qu’Adobe sur l’avenir des supports physiques, mais la direction prise par le (très joli) Office pour iPad ne laisse que peu de doutes…

Pour un particulier ?

L’amateur éclairé qui maîtrise Photoshop pour son usage personnel et l’achète aussi régulièrement que possible (à un prix peu adapté à son usage réel) se retrouve désormais obligé de se tourner vers des alternatives auxquelles il n’est pas habitué ou de payer un abonnement fort cher.

Je ne suis pas objectif mais j’estime qu’il y a d’excellentes alternatives à Office (pour un usage personnel) qui justifient d’autant moins de payer 100 euros par an, soit le prix d’une « version boîte » a durée illimitée moins limitée !

Mieux verrouiller l’utilisateur

Si la location est plus intéressante pour les éditeurs c’est car :

  • ils s’affranchissent à la fois des coûts de distribution de supports physiques
  • ils évitent un peu mieux les affres du piratage
  • ils ne sont plus « obligés » de brader fortement leurs logiciels (la faute aux App Stores qui ont mis un méchant coup aux prix du marché)

De la même manière que le monopole de certains dans leurs domaines respectifs (Adobe, Microsoft, etc) « empêche » le changement, l’abonnement verrouille un peu plus l’utilisateur… et ses documents ! Ah oui, parce que je n’ai pas précisé qu’on ne choisit pas son service de « Cloud » dans ce monde « ouvert » !

office365-ipad

Payer à l’utilisation

Et si la solution venait de la location « à l’acte » ? Comme quand je prends un Velib, je loue l’outil et paie en regard de mon utilisation. Sous forme d’achats in-app, j’achète des crédits comme pour les banques d’images dans un volume conforme à mon estimation de besoins.

Je veux utiliser le logiciel que je veux, quand je le veux

Avec ou sans connexion internet.

Je suis prêt à payer. PAS À M’ENGAGER.

NB : Sur la location Office 365, précisions utiles de David !

Adobe, je te hais

Resté à la CS4 parce que mes besoins quotidiens ne requéraient pas plus et que pour une fois avoir un train de retard n’était pas aussi handicapant que du temps de la CS3, l’annonce du Creative Cloud m’a donné envie de me mettre à la page.

Dont acte.

Première souscription avec l’offre pour les possesseurs de la CS4. Ratée, j’ai été enregistré comme un « client lambda ». Pas grave, quand on aime, on ne compte pas, j’ai retenté le coup.

Puis tant qu’à devoir annuler par téléphone j’ai pointé au gars du service client, aussi incompétent qu’adorable, le fait que dans les docs officiels Adobe mentionnait l’arrivée de Lightroom 4 dans le Creative Cloud.
Ecrit pixel noir sur pixel blanc, page 3, dans un beau PDF de 4 pages :

Et lui, après avoir bavassé avec son expert, de me répondre que NON, ce n’est qu’une erreur et que, en plus, j’interprète mal. Si je veux Lightroom 4, je dois l’acheter et ajouter un billet de 100 à ma commande.

Allez, je suis bon prince, ma démo de Lightroom 4 expire dans une semaine. Banco. 91,99€.

Et là aujourd’hui tu annonces que je l’ai acheté pour rien ? J’ai insisté comme un gros lourd à presque le regretter auprès de ton service qui n’a de commercial que le nom, pour payer un truc que tu me fournis gratuitement ?

Je n’aime pas Microsoft, mais je ne suis pas obligé de bosser avec leurs produits. Mais Adobe, je n’ai pas le choix. Il n’y a rien d’autre sur le marché. Et avec ça, tu nous entubes à chaque fois (cf la surprime pour télécharger plutôt qu’envoyer un pollueur de chez UPS dans ma belle campagne pour une pauvre boîte en carton même pas recyclé).

Adobe, je te hais.

Avec Lion, Flash c’est de l’Adobe

Même si la note d’Adobe au sujet de la compatibilité de ses produits avec Lion n’a rien d’alarmant, il est intéressant de noter qu’Apple continue à mettre quelques bâtons dans les roues de l’éditeur de Flash.

Apple ne veut plus faire la Java

Le choix de ne plus implémenter « Java Runtime » nativement sous Lion n’est certainement pas dirigé uniquement contre Adobe, mais toujours est-il que l’utilitaire est largement utilisé par ses logiciels et nécessitera un téléchargement à part.

La bonne nouvelle reste que Mac OS X Lion détecte le manque et propose d’installer les 65 Mo de Java via la mise à jour de logiciels.

Attention au Flash

Les dernières versions de Flash avaient amené (tout au moins sur Mac) un confort d’utilisation indéniable avec l’utilisation de l’accélération matérielle.
Il semblerait que celle-ci soit désactivée ou fonctionne moins bien sous Lion.

L’information est à prendre avec des pincettes dans la mesure où Adobe est revenue sur ce « bug » en disant ne l’avoir constaté que sur des pré-versions de l’OS alors que certains bloggeurs maintiennent l’accusation. A suivre…

Chez moi, le catch-up TV devient aussi inutilisable que les vidéos Silverlight en mode normal (merci pour le tour de France en direct en diaporama…).

Et our la Suite

Avec 24H sous Lion sur mes machines de travail, j’ai largement eu le temps de tester Photoshop, Illustrator et InDesign (tous de la CS4) et je n’ai constaté aucun changement, que ce soit en termes de plantages (zéro) ou de performances. C’est déjà mieux que la CS3 sous Snow Leopard…

Il ne manque plus que voir Adobe implémenter les nouvelles fonctionnalités spécifiques telles que Versions, la sauvegarde automatique et le mode plein écran mais je ne rêve pas que ma CS4 en soit gratifiée…

Nouvelle fenêtre pour Adobe Lightroom

Lancé début janvier, le beta concurrent d’Aperture ne fonctionnait que -pour faire front à Apple- sur Mac. Depuis hier, les utilisateurs Windows peuvent commencer leur bibliothèque de clichés avec le nouvel outil d’Adobe.

L’interface est toujours aussi léchée, beaucoup plus proche des Apple Pro Apps que de ce à quoi Adobe nous a habitués, très agréable d’utilisation et vraiment réactif. Même sur un PowerBook ou un « simple » G5.

Parmi les nouveautés de cette version : la possibilité de choisir la résolution à l’export (!), un historique plus pratique et un nouveau « Web Module » et… la compatibilité avec Windows !

Pour les curieux, vous pourrez trouver deux exemples créés avec le « Web Module » : l’un en Flash, l’autre en HTML. Il est d’ailleurs dommage que la version HTML, bien écrite sans tableaux, n’offre pourtant pas la grande liberté des CSS en permettant d’avoir des colonnes automatiques en fonction de la taille de la fenêtre. Ce sera peut-être pour la Beta 4 ?

Pour le téléchargement et les informations, rendez-vous sur Macromedia Adobe Labs. Pour rester au courant, un flux RSS est aussi à disposition.