Lightroom mobile, en détails

lightroom-mobile-ipad

Après mes premiers pas sur Lightroom mobile réalisés hier et la frustration qui en découle, j’ai tout de même décidé d’y revenir et de chercher ce que j’aurais pu rater et de comprendre un peu mieux son fonctionnement.
J’ai fait quelques découvertes intéressantes mais… pas toutes positives !

Et un, et deux et trois… doigts !

À chaque nouvelle étape découverte, et une fois seulement, Lightroom explique les gestes spécifiques et l’action qui leur est liée.
Bien entendu le « pincer pour zoomer », tout comme les « glissements » (quelle que soit la direction) fonctionnent de la même manière que dans toute autre application.

Juste un doigt

Un tap à un seul doigt en mode « édition » permet de masquer la barre des vignettes de réglages affichée par défaut :

afffichage-vignettes

Une fois les vignettes masquées la barre de réglage reste seule au bas de l’écran :

affichage-reglage

Un glissement vertical à un doigt pour affecter ou changer le drapeau de la photo :

geste-drapeau

À deux (doigts) c’est mieux

Un tap à deux doigts pour alterner les modes d’affichage des métadonnées :

geste-metadonnees-photo

geste-metadonnees-histo

Cette action est valable aussi bien à l’affichage des photos que des collections :

geste-metadonnees-collections

Trois doigts, pas un de plus

Dans toutes les étapes de retouche des photos, le glissement latéral à trois doigts affiche l’avant / après application du réglage (attention au quatrième doigt qui traîne et pourrait vous faire changer d’application !) :

geste-avant-apres

Les réglages peuvent être annulés / rétablis par un double tap sur la vignette ou le curseur d’ajustement :

geste-retablir-reglages

Sur le même principe, lors du recadrage, le double tap sur la zone rétablit le cadrage :

geste-cadrage

Enfin, en mode diaporama, le glissement latéral à deux doigts active l’avancement avec transitions (un seul doigt change de photo de manière classique) :

geste-transition

Il reste quelques gestes à découvrir dans le panneau de réglages de Lightroom mobile :

aide-gestes-lm

Mise à jour de processus

J’ai toujours ce message d’avertissement pour certaines photos, m’invitant à « mettre à jour le processus » pour pouvoir accéder aux ajustements. Je n’arrive pas à trouver de « motif » : ce n’est pas la date d’import de la photo, ni de version du logiciel, ça ne dépend pas de l’appareil qui a pris le cliché ni même du format de la photo… Mystère !

maj-processus-lightroom

Le nuage avec un fil à la patte

Si j’ai trouvé le système de synchronisation plutôt bien foutu, mes tests plus poussés m’ont fait découvrir un détail qui n’en n’est pas un…

Un tap sur le symbole « … » superposé sur la vignette d’une collection affiche les options disponibles :

options-collection

Parmi celles-ci, c’est le choix « Activer l’édition hors connexion » qui m’a interpelé ! Sans compter l’espace requis pour ça : près de 450 Mo !

hors-connexion-lightroom

Cela fait beaucoup mais après vérification, mes 269 photos de test occupent 1,64 Go sur le disque de mon Mac. Lightroom mobile n’importe donc pas les clichés originaux mais un aperçu d’assez grande taille dirait-on !

Cette option m’a donc mis la puce à l’oreille et j’ai donc testé Lightroom mobile avec le WiFi désactivé. Le résultat est sans appel :

chargement-photo-hors-connexion

Lorsque je navigue (toujours hors connexion) dans les photos de ma collection déjà synchronisée, celles-ci sont toutes floues.

chargement-photo-collection

Pour les « rendre nettes » et surtout avoir la possibilité d’éditer leurs réglages, je dois absolument réactiver le WiFi.

reglages-photo-wifi

Ligthroom mobile permet donc de travailler sur une tablette mais nécessite soit une connexion réseau soit de l’espace de stockage pour embarquer une copie des photos. Ce n’est pas anodin et expliqué nulle part !

Pas touche à mes métadonnées

Les métadonnées servent le principe de base des logiciels de type « bibliothèque » tels que Lightroom. Dans le cas de photos, elles comprennent aussi bien les informations EXIF (fournies par l’appareil photo ou ajoutées par la suite) que les drapeaux, les mots-clé, notes, etc.

Dans ma bibliothèque, les photos sont presque exclusivement classées à l’aide de mots-clé et filtrées par les notes ou la date de prise de vue.

Alors quand Adobe promet que Lightroom permet d’organiser ses photos, j’espère un peu plus que pouvoir copier ou déplacer des photos entre collections synchronisées !
Malheureusement, j’ai eu beau fouiller tous les recoins de l’application, rien de tout ça. Les métadonnées ne servent qu’à afficher quelques informations très basiques sur les photos.

Lorsque l’on bascule (à deux doigts) entre les modes d’affichage de métadonnées il y a quatre « options » :

  • aucune métadonnée affichée (pour que la suppression ne gâche pas la visualisation)
  • date, paramètres de prise de vue (EXIF) , dimensions de la photo et histogramme
  • date et heure de prise de vue, marqueur, copyright et histogramme
  • infos EXIF (vitesse, ouverture, réglage ISO, focale, objectif et appareil utilisés) et histogramme
  • infos EXIF (vitesse, ouverture, réglage ISO), dimensions et date de prise de vue sans histogramme
  • histogramme seul

Photo affichée par défaut sans métadonnées :

photo-sans-metadonnees

Résumé EXIF et dimensions :

exif-dimensions

Affichage des informations de prise de vue :

date-marqueur-copyright

Affichage des informations EXIF :

infos-exif

Résumé des informations sans histogramme :

resume-infos

Affichage de l’histogramme seul :

histogramme-seul

Au niveau des collections, le tap à deux doigts permet d’afficher graduellement plus d’informations en plus du nom de la collection et du nombre de photos affichés par défaut :

Le résumé des marqueurs appliqués :

resume-marqueurs-collection

La taille de la collection et la date de dernière synchronisation :

infos-completes-collection

Les métadonnées ne sont donc destinées qu’à être affichées et encore, ce n’est qu’une sélection des principales informations EXIF. Aucune modification possible.

Tout se passe dans les réglages

Lightroom mobile ne propose donc pas de fonctions de retouche autres que les ajustement de couleur et quelques filtres pré-définis. Comme souligné par Jean-Christophe hier, il n’est ni possible d’importer ou d’enregistrer des « sets de réglages » qui puissent être utilisés sur plusieurs clichés. Cela limite à la fois l’interaction avec l’application de bureau et l’efficacité d’édition.

Réglages couleur

L’onglet qui permet d’accéder aux réglages de couleur (le terme est un peu simpliste) offre, sous forme de vignettes, les choix suivants :

  • Balance des blancs
  • Température
  • Teinte
  • Tonalité automatique
  • Exposition
  • Contraste
  • Hautes lumières
  • Ombres
  • Blancs
  • Noirs
  • Clarté
  • Vibrance
  • Saturation

Tous ces ajustements se font par le biais d’un curseur, à l’exception de la balance des blancs qui propose des choix avec un aperçu immédiat :

reglage-balance-blancs

Les deux dernières vignettes « Précédent… » et « Rétablir… » permettent respectivement d’appliquer un réglage précédemment utilisé et de revenir à des états d’historique pré-définis.

Le fonctionnement du bouton « Précédent… » est assez obscur, je trouve les intitulés peu clairs :

reglages-precedents

C’est à peine mieux avec les options du bouton « Rétablir… » :

retablir-reglages

Il n’y a pas d’historique de modifications détaillé comme dans l’application de Bureau. Ces deux options sont accompagnées par les flèches « Rétablir » et « Annuler » présentes dans le coin inférieur droit qui permettent de remonter / avancer progressivement dans les divers ajustements réalisés.

Filtres pré-définis

La série de filtres pré-définis est assez proche de ce que propose Lightroom sur le Mac avec, pour chacune des options (N&B, Filtre N&B, Tons N&B, Couleur, Effet, Général) la prévisualisation de l’effet dans le menu.

Noir et blanc :

lm-noir-et-blanc

Filtre noir et blanc :

lm-filtre-nb

Tons noir et blanc :

lm-tons-nb

Couleur :

lm-couleur

Effet :

lm-effet

Général :

lm-general

Malgré le grand nombre de choix, j’ai l’impression que ceux-ci sont limités pour qu’il n’y ait pas de défilement vertical et qu’ils soient tous immédiatement visible dans la bulle de choix.

La barre de vignettes est également terminée par les deux boutons « Précédent.. » et « Rétablir… » déjà aperçus auparavant.

Recadrage

La dernière possibilité d’édition des photos est le recadrage. Ici la barre de vignette présente les différents ratios largeur/hauteur (1×1, 5×4, 11×8.5, 7×5, 3×2, 4×3, 16×9) ainsi qu’une option « Centré ».
L’activation de l’option « Centré permet de redimensionner la zone de recadrage à partir du centre et non à partir du point où l’on « tire".

lm-recadrage

Sur la droite de l’écran, deux icônes : un cadenas, une flèche tournante.

  • le cadenas, une fois déverrouillé, sert à activer le redimensionnent libre (sans ratio appliqué) de la zone de recadrage.
  • la flèche provoque la rotation horaire du recadrage

lm-rotation-recadrage

Enfin il faut noter que le cliché peut être librement déplacé avec un doigt glissé ou tourné en glissant hors de la zone de recadrage.

Pas de miracles ni de manques particulier dans l’implémentation des fonctionnalités de recadrage.

Options de tri, menu « caché » et partage

En haut de l’écran, au-dessous de la barre de titre, une flèche donne accès aux options de tri des collections, des photos ou de transition du diaporama.

Options de tri

Le tri des collections peut se faire par date d’import, titre, taille ou état (de synchronisation) :

tri-collections

Pour les photos, il est possible à la fois de filtrer en fonction des drapeaux et de tirer par date de capture, date de modification ou nom de fichier :

tri-photos

En mode diaporama, le menu affiche les 4 choix de transitions ainsi que la durée d’affichage de la diapositive :

options-diaporama

Menu « caché »

Je termine avec le menu « cachés » au bout d’un tap long.

Dans une collection, à l’affichage des photos, un tap long offre les options suivantes :

options-photo

On retrouve presque les mêmes dans le menu « Partage » affiché lors de la visualisation d’une photo :

options-partage

La copie et le déplacement servent à organiser les clichés entre les différentes collections synchronisées :

copie-deplacement

Pour conclure

Après ce second tour à la recherche de choses que j’avais pu rater lors de la première visite, j’espérais atténuer ma déception et découvrir quelques pépites. Rien de tout ça.

Au contraire, je suis très étonné de la gestion de la synchronisation et du mode hors connexion. Celui-ci occupe beaucoup de place et peut devenir vite assez contraignant.

Ce n’est qu’une première version, espérons qu’Adobe saura faire évoluer son logiciel dans le bon sens lors des prochaines mises à jour… En attendant, Lightroom mobile ne saurait pas vraiment justifier de s’abonner à Creative Cloud pour en bénéficier !

Lightroom mobile, premiers pas

lightroom-mobile-test

Un tweet de Jean-Christophe ce matin qui laisse entendre que Lightroom sur iPad est disponible.
Quelques recherches rapides sur l’AppStore. Pas évident à trouver, il faut taper « Adobe Lightroom ». Téléchargée.
L’application n’est pas lourde (à peine plus de 40 Mo) mais il faut également mettre à jour Lightroom (sur le Mac) en 5.4. Dont acte. C’est l’opération la plus longue.

lightroom-mobile

Autre pré-requis, et pas des moindres : être abonné au Creative Cloud. Que ce soit la « version complète » ou la « version Photoshop ». Je ne refais pas le débat que j’ai initié il y a quelques jours au sujet d’Office car je suis abonné au Creative Cloud pour mon boulot.

Le nuage derrière les photos

Au lancement de l’application iPad, tout comme au lancement de Lightroom 5.4 sur le Mac, il est nécessaire de rentrer ses identifiants Creative Cloud.

connexion-adobe-lightroom

Pour ajouter des photos, Lightroom mobile recommande d’activer la synchronisation avec l’application de bureau.

lightroom-mobile-home

Il suffit de cliquer sur la « plaque d’identité » en haut à gauche de Lightroom pour Mac et de rentrer ses identifiants.

sync-lightroom-desktop

Pour envoyer les collections de votre choix sur la tablette, il suffit de cocher la nouvelle case apparue à gauche de chacune d’elle dans sur le Mac.

sync-collection-lightroom

Malgré la mention d’une « synchronisation via Wi-Fi » (activée par défaut) dans les paramètres de l’application iPad, il s’avère que c’est une synchronisation indirecte passant par les serveurs d’Adobe (on retrouve également les collections synchronisées sur lightroom.adobe.com — uniquement en visualisation). Sans être direct, le transfert est rapide (dépendant bien évidemment de la connexion à Internet).

Une quinzaine de minutes plus tard, je retrouvais donc les 269 photos de ma collection de test.

Étonné par la rapidité de l’opération pour près de 300 photos issues d’un Nikon 90 (dont une soixantaine de fichiers NEF) et curieux de savoir l’espace occupé sur mon iPad par cette nouvelle bibliothèque de photos, je fais un tour dans les Réglages.

lightroom-mobile-taille

Surprise : Lightroom occupe 96,1 Mo au total — 61,8 Mo d’application (selon l’AppStore c’était 41,6 Mo !) et… 34,3 Mo de « documents et données ».

donnees-lightroom-mobile

Les photos présentes sur l’iPad sont donc une copie allégée permettant de travailler sur Lightroom Mobile sans se soucier des performances de ce dernier. Aucune inquiétude donc pour les fichiers RAW (hein, Jean-Christophe !).

La synchronisation par le nuage n’est pas la seule option pour ajouter les photos à la bibliothèque de Lightroom Mobile, il est possible d’importer, manuellement ou automatiquement à partir de la pellicule de l’iPad.

lightroom-mobile-import

Gestes en collection

Les tablettes ont entrouvert la porte aux gestes et les éditeurs se sont engouffré dans la brèche, avec plus ou moins de succès en termes d’ergonomie. Adobe ne fait pas exception ici avec des gestes courts, longs à un ou plusieurs doigts expliqués au fur et à mesure de la découverte des fonctions de l’application.

lightroom-mobile-gestes

Sans compter les classique, la plupart des gestes sont bien pensés, certains se révèlent trop sensibles pour être pratiques (comme celui qui permet de modifier les drapeaux des photos).

Retouche : en voir de toutes les couleurs, pas plus

Lightroom (sur Mac) c’est l’application de gestion d’une photothèque par excellence : classement, retouche et publication. Mais que peut bien offrir la version dédiée aux tablettes ? Une copie aussi complète que possible de l’application originale comme le fait Apple avec iPhoto ou Microsoft avec Office ?

Dans les faits, pas du tout. Les fonctions sont réduites et à mon goût bien trop limitées : il n’est possible de jouer qu’avec la colorimétrie et le cadrage. Aucune retouche telle que la suppression des taches ou des yeux rouges ! Aucune action possible sur les méta-données (mots-clé, note, données EXIF, etc).

La navigation dans la collection est réduite au minimum : les photos, rien d’autre.

lightroom-mobile-collection

Les sections de l’application Mac (Bibliothèque, Développement, etc) sont remplacées par quatre onglets au bas de l’écran : vignettes pour naviguer au sein de la collection, réglages couleurs, filtres et effets et recadrage.

lightroom-mobile-photo

Je n’ai pas l’explication mais pour certaines de mes photos j’ai un bouton « Mettre à jour le processus », accompagné d’une boîte de dialogue au contenu incompréhensible lorsque je souhaite les éditer :

lightroom-mobile-processus

Dans la pratique, j’ai accepté la mise à jour sans voir mon cliché et ses précédents réglages affectés… À suivre !

Ensuite, pour la retouche colorimétrique, Lightroom Mobile propose différentes présentations : soit des vignettes avec aperçu du résultat, soit un curseur de réglage. Tous les réglages sont résumés au bas de la photo.

La balance des blancs se corrige rapidement grâce à l’aperçu. C’est même plus pratique que sur l’application Mac !

lightroom-mobile-balance

Le réglage du contraste fonctionne avec un curseur qui prend la largeur de l’écran. Très simple à utiliser.

lightroom-mobile-contraste

A l’instar du réglage de la balance des blancs, tous les filtres et effets sont listés avec un aperçu dynamique.

lightroom-mobile-tons

L’outil de recadrage ne fait pas de miracles : ratios pré-définis ou libre.

lightroom-mobile-recadrage

Tous les changements peuvent être annulés / rétablis de la même façon que sur Mac.

Pour répondre à la première inquiétude de Jean-Christophe quant aux performances de l’application, il n’y en a pas à avoir ! Travaillant sur une copie très allégée du cliché, sur un iPad 2, Lightroom Mobile ne souffre d’aucune lenteur.

Modifications terminées. Synchronisées.

Autre interrogation : quel est le flux de travail à attendre en passant du Mac à l’iPad ? Un flux de modification transparent. Les photos qui ont subi une retouche sont annotées de la même façon que sur Lightroom pour Mac.
Une fois les modifications terminées, celles-ci peuvent être synchronisées avec le Mac.

lightroom-mobile-sync

Une fois de retour dans la bibliothèque principale, les changements opérés sur Lightroom mobile sont présents dans l’historique. Sans détails précis.

lr-mobile-modifications

Un excellent compagnon, mais encore trop limité

Contrairement à une application telle qu’iPhoto, Lightroom mobile n’a que peu d’intérêt si vous n’utilisez pas déjà la version de bureau.

Dans le fond l’idée est géniale : pouvoir emmener avec soi une partie de sa bibliothèque pour la mettre à jour en étant dans le canapé, dans le train, etc… Mais si l’application n’évolue pas très vite en proposant des fonctions d’édition plus poussées (notamment les mots-clé, les notes et autres méta-données), son intérêt restera très limité. Sans même me prendre à rêver d’avoir quelques outils de retouche basiques !

Lightroom mobile est donc un produit bien réalisé, intéressant dans son principe grâce à une gestion de la synchronisation intelligente mais qui laisse une amère sensation d’inachevé au bout des doigts !

Replay et catch-up TV : enregistrement sur Mac

Si j’ai bien un téléviseur à la maison, il ne sert jamais à regarder la télévision ce n’est qu’un écran de jeux vidéo ou de cinéma à domicile. La seule façon dont je regarde ce qui (se) passe sur les chaînes de télévision françaises ce sont les applications de « replay » sur mes iPad : libre de choisir, rarement interrompu par les publicités, je suis acteur de ce que je veux regarder et pas hypnotisé par cette manne de contenus aussi chronophages qu’inintéressants.
Seul inconvénient : impossible de mettre de côté un contenu pour l’archiver ou le regarder plus tard. En même temps, peu d’émissions valent cette peine. Sauf quand une cliente me demande de récupérer son moment de « gloire » dans le poste.

Capturer sans efforts grâce à la toile

Pour ce qui concerne les contenus vidéos, qui dit iPad et applications, dit monde fermé et limité à la consultation passive. Pour le reste, Jean-Christophe saura vous expliquer pourquoi l’iPad est un génial outil de création.

Leeloo Dallas, pas moultitâche

Regardez son émission sur l’iPad, ok. Mais sans vrai multitâche, impossible d’envisager un enregistrement direct. Il faut retourner à la source : le web.

Grâce au génial monopole de Flash, impossible de récupérer les flux d’origine sur les sites des chaînes de télévision. On en revient à regarder sans pouvoir récupérer quoi que ce soit…

Il y en a bien qui vont sortir leur iPhone pour faire un « screener » mais pas sûr que ma cliente apprécie la qualité de la vidéo ensuite publiée en page d’accueil de son site !

Screencast muet via QuickTime

Et si j’enregistrais ce qui se passe à l’écran comme tous ces tutoriels répertoriés sur YouTube ? Si QuickTime propose une solution simple et gratuite, cela se passe sans son (ni Dalila)… à moins d’enregistrer l’audio des haut-parleurs via le microphone du Mac (et on revient au « screener » pour les oreilles…).

Le rayon de soleil sur ma recherche de solutions c’est Soundflower qui redirige la sortie audio du Mac vers une autre application. Ah ah, je te tiens ! Installation en une minute (redémarrage du Mac compris) en ignorant la sombre alerte d’OS X 10.9 quant à la sécurité de l’extension. Oui, j’aime le risque. Même si le message est aussi flippant qu’incompréhensible.

Silence, ça va tourner

Si je fais une liste en 10 points, tout le monde va partir en courant… Et pourtant la solution est simplissime !

Vu la piètre qualité des flux vidéos, j’oublie de suite l’idée d’enregistrer l’émission en plein écran (surtout sur un 27″ !). J’ouvre le site, me délecte de ces jolies publicités tellement bien fichues qu’elles s’arrêtent dès que je tourne la tête change d’application et je bondis sur le bouton PAUSE !

  1. Lancement de « Sunflowerbed » (dans « Applications/Soundflower »).
  2. Rapide détour par les « Préférences Système » puis « Son » pour changer la sortie audio en « Soundlower 2ch ». Et mon Mac se tut… Et moi aussi si ça marche pas, mais avec un « e ».
  3. QuickTime, « Nouvel enregistrement de l’écran ».
  4. Trifouiller dans le menu de la petite flèche blanche à droite du bouton d’enregistrement pour sélectionner « Soundflower 2ch ».
  5. Le gros bouton rouge, le gros bouton rouge ! Attention, vous êtes filmé(e)…
  6. Je dessine un joli rectangle autour de ma vidéo avant de démarrer vraiment l’enregistrement. Ça m’évitera de jouer du recadrage dans iMovie.
  7. Come out and play ! Traduction libre du titre d’Offspring : lancer la lecture et sortir.

Et voilà, j’ai maintenant The Artist en couleurs et sans Jean Dujardin qui défile sur mon écran. Oh, ma cliente ! Oh, un bon chocolat chaud pendant que ça tourne.

Je vous demande de vous arrêter

Je vous dispense des étapes suivantes qui consistent à arrêter la lecture puis l’enregistrement ou arrêter l’enregistrement puis la lecture, selon l’humeur.

Sous peine de devoir tout recommencer, ne pas oublier d’enregistrer le ficher QuickTime. Parce que j’ai dit non. Et j’ai dû recommencer. Chouette, ma cliente qui repasse !

Ah et puis si vous ne voulez pas pester pour rien dans les prochaines heures parce que le Mac ne sort plus aucun son, il faut rétablir la « bonne » sortie audio… Etape 2, à l’envers : „ɥɔ2 ɹǝʍoןpunos„ uǝ oıpnɐ ǝıʇɹos ɐן ɹǝƃuɐɥɔ ɹnod „uos„ sınd „ǝɯèʇsʎs sǝɔuǝɹéɟéɹd„ sǝן ɹɐd ɹnoʇép ǝpıdɐɹ.

NDLR : ne me demandez pas comment faire sur PC, j’aime trop peu la télé pour lancer Parallels et voir si on peut faire de même…

Le printemps au jardin

La fin du mois de mars apporte les premières journées ensoleillées, clôture la floraison des fleurs les plus précoces et lance la course aux boutons et premières fleurs dans tout le jardin.

Première visite…

Les premières tulipes

DSC_3906.jpg

Les dernières jacinthes

DSC_3909.jpg

Premières feuilles du rosier pleureur

DSC_3913.jpg

Fin des muscaris

DSC_3916.jpg

Fleur de prairie…

DSC_3919.jpg

Premières sorties des chats !

DSC_3921.jpg

DSC_3943.jpg

… et des poules

DSC_3939.jpg

Enflammer le Nikon D90

Si je pratique beaucoup la macro, je suis également friand des prises de vues nocturnes mais n’étant pas très doué sur les réglages d’exposition, cela tourne souvent au désastre. A la rigueur les feux d’artifice, avec une bonne rafale, j’arrive toujours à attraper la belle verte en ayant voulu capturer la belle bleue. Mais au moins, ce n’est pas l’écran noir.

DSC_1346

Ce soir Nell m’a dit : « tu as vu, dans la cheminée c’est comme un feu d’artifice ». Effectivement, le bois sec craque et étincelle. C’est le moment de faire quelques tests…

Avec une vitesse moyenne (1/400), les flammes conservent leur mouvement.

Derrière la grille

Une mise au point sur le pare-feu pour un feu « grillé », vitesse plus lente (1/160).
DSC_1309

En passant à la mise au point manuelle, la grille s’estompe. Prise à 1/100.
DSC_1307

Fils incandescents

Le plus intéressant, ce sont les étincelles projetées.

En laissant l’obturateur ouvert 2,5 secondes, la lumière rentre et mon manque de stabilité (sans pied) est visible sur les pierres du foyer. Les étincelles font des fils, bien nets.
DSC_1353

En ouvrant moins longtemps (0,4 secondes), le fond s’obscurcit et mon instabilité est cachée. Le contraste du feu d’artifice est renforcé.

DSC_1360

Entre les deux, à 1,6 secondes d’exposition du capteur la lumière est plus forte et les traînées s’allongent.
DSC_1351

Sur tous les clichés, le diaphragme reste ouvert à ƒ/4,5 et l’ISO stabilisé à 400. Par contre, toutes les flambées n’offrent pas le même spectacle… sans bois qui crépite, pas de traînées lumineuses façon feu d’artifice mais attention aux tissus proches de la cheminée qui pourrait recevoir les projections enflammées…

Air Video : sur le Mac également

air-video-mac

Comme je l’ai déjà mentionné, je suis très friand de la solution Air Video Server + Air Video sur iPhone ou iPad pour profiter des DivX à tout instant, partout dans la maison. Reste que parfois, quand l’iPad est squatté et que la télévision n’est pas à portée d’yeux, le MacBook Pro est une solution de repli pratique.

Il est tout à fait possible de lire en direct via le réseau en parcourant les fichiers et en décodant les vidéos via VLC mais quand on a goûté au confort d’une solution « tout en un », pas facile de faire une croix dessus.

La solution serait un client Air Video pour Mac, mais l’éditeur de la solution ne propose rien de tel à l’heure actuelle.

Air Video Client

En cherchant bien, j’ai trouvé un client non officiel tout à fait correct même s’il pourrait encore progresser sur de nombreux points (interface, fonctionnalités, etc). En attendant, c’est mieux que rien.

L’utilisation de l’application commence par un détour dans les préférences afin de « découvrir » les serveurs Air Video présents sur le réseau.

L’opération, faite via Bonjour, est immédiate.
Et voilà… il ne reste plus qu’à sélectionner le serveur et… la vidéo à regarder !

Même principe que pour l’application iOS, il est possible de choisir la conversion à la volée ou la lecture directe. De nombreux autres paramètres peuvent être retouchés, mais les réglages par défaut, comme souvent, conviennent très bien.

Les vidéos sont lues dans VLC ou QuickTime Player et, à la différence de l’application iOS, le client Mac permet de lire les vidéos achetées sur l’iTunes Store, sans bidouille.

A suivre : le DLNA entre TV Plasma Panasonic et Mac Pro pour la lecture sans intermédiaire des DivX.

Lire les DivX sur Apple TV sans jailbreak

air-video

La baisse des prix des Blu-Ray et DVD ainsi que l’élargissement du catalogue vidéo de l’iTunes Store ne m’empêche pas de me retrouver de temps à autre avec une vidéo au format DivX au bout de la souris (film ou série TV en avant première ou tout autre vidéo introuvable en magasin…). Quand il s’agit de passer à la séance de visionnage, je ne suis pas très enclin à me coller derrière mon Mac Pro et ses 23″ et encore moins avec un de mes MacBook Pro sur les genoux. Je préfère nettement utiliser un écran digne de ce nom et tant qu’à faire mettre à contribution l’Apple TV qui y est branché.
Mais les choix techniques (et « légaux ») d’Apple restreignent les possibilités à la lecture des fichiers achetés sur l’iTunes Store (format « .m4v ») ou convertis à l’aide de Handbrake ou autre (format « .mp4″).

Débrider son Apple TV ?

Si la solution du « jailbreak » (débridage) s’avère dans l’immédiat être la plus simple pour lire des formats exotiques (DivX, xVid, AVI, etc) sur le boîtier Apple TV, elle ne l’est pas nécessairement sur le long terme. Les mises à jour délivrées par Apple devront être suivies de près et surtout celles proposées par le fournisseur de la solution de débridage. Mais tout cela ne garantit en rien la pérennité de ces manipulations et des possibilités « offertes » !
Au final, sans garantie de fonctionnement et vue la complexité des manipulations à réaliser, le jailbreak n’est pas une « vraie » solution.

Un nouveau maillon fort dans la chaîne vidéo

Sans débridage de l’Apple TV, il ne reste pas beaucoup de solutions : convertir toutes les vidéos dans un format compatible ou… envisager une autre alternative.
A l’heure actuelle, la solution « idéale » se trouve du côté de l’AppStore, s’appelle AirVideo et coûte 2,39€ ainsi que la nécessité d’avoir un iPhone, iPod Touch ou iPad équipé d’iOS 4.

La chaîne complète se compose ainsi : le Mac ou PC (stockage et conversion des vidéos), l’iPhone (lecture et transmission du flux), l’Apple TV (réception du flux vidéo) et le téléviseur (affichage de la vidéo).

Certes, cela nécessite d’être équipé d’un terminal iOS supplémentaire, mais je ne pense pas me tromper en estimant que les personnes équipées d’un Apple TV ont déjà dans leur collection un autre produit tel qu’iPod Touch, iPhone ou iPad permettant de profiter au maximum des possibilités de la technologie AirPlay…

Mac (ou PC) transformé en Air Video Server

Tout n’est pas complètement magique et nécessite toute de même quelques opérations simples au niveau du Mac.

La première étape consiste à télécharger et installer l’application Air Video Server le compagnon gratuit du logiciel iOS Air Video.
Une fois glissé dans le dossier Applications puis lancé, le logiciel apparaît dans la barre de menus avec une liste d’options assez restreinte : mises à jour, accès aux préférences et arrêt du serveur.

En termes de paramétrage, les options sont également simplifiées au maximum. Je ne vais pas en faire la revue de détail, mais les choix importants sont par exemple de lancer l’application au démarrage et de définir les dossiers où résident les fichiers vidéo (par défaut, le dossier « Movies » de l’utilisateur).


Les dossiers peuvent être nommés différemment pour l’affichage dans la liste de l’application iOS.

iOS : Air Video

L’application iOS, compatible iPhone et iPad, existe en version gratuite avec une durée d’utilisation limitée, idéale pour vérifier l’intérêt de cette solution. La version payante d’Air Video fait sauter toutes les limitations.

Il suffit maintenant que l’ordinateur hébergeant les vidéos et faisant tourner Air Video Server, l’iPad et l’Apple TV soient bien sur le même réseau sans fil.

Au lancement, Air Video permet d’ajouter les serveurs de données soit trouvés directement par Bonjour soit en saisissant leur adresse.

L’application liste ensuite les dossiers référencés et permet d’accéder à tous les contenus vidéo.

Si la vidéo est dans un format immédiatement lisible par l’iPad (hors DRM), l’application propose la lecture directe, la lecture avec conversion à la volée et la conversion (pour emporter le fichier et « couper le cordon »).
Dans le cas des DivX et autres formats « exotiques », Air Video abandonne la lecture directe pour la conversion à la volée.

La lecture se fait sans délai et semble ne pas mettre à genoux ni le réseau ni la machine qui fait office de serveur.

Pour regarder le tout sur le téléviseur il ne reste plus qu’à taper sur l’icône AirPlay et choisir l’Apple TV

Bons films !…