SNCF : erreur d’aiguillage

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Ce matin, tout commence très tôt avec une banale matinée de formation à dispenser à Paris. Le week-end a été un peu stressant avec les nombreux SMS distillés tardivement par la SNCF pour informer de l’annulation de mes différents trajets TGV de la semaine et la recherche désespérée, à coup (coût ?) de 40 centimes la minute, avec des opérateurs incompétents, incapables de renseigner le client. 49 minutes au téléphone avec le 3635 sur le week-end.

Ô surprise du lundi, le TGV de remplacement du matin a été à l’heure, dans les temps et la RATP exceptionnellement ponctuelle. Quand ça commence comme ça, ça ne peut plus que se gâter…

Sorti de formation (tumultueuse, une fois n’est pas coutume), retour à la gare Montparnasse qui annonce la couleur avec ses rangées de camions bleus et ses rangs d’oignons de gendarmes casqués, mieux équipés qu’un joueur de football américain.
Je suis aussi vite sorti de la gare que j’y suis rentré à la découverte d’un nuage de fumigènes quasi-opaque…
Les grévistes et les Playmobil en armure ainsi que leur brouillard devraient avoir le temps de se disperser avant le départ de mon « nouveau » TGV.

Oh oh, bonne nouvelle la SNCF a trouvé le moyen d’ajouter un TGV (non annoncé sur leur site et leurs applications) m’évitant de poireauter 2 heures dans le brouillard CGTiste. Debout dans ce train providentiel, celui-ci n’en finit pas de tarder à démarrer car ces couillons de manifestants jouent à chat avec les schtroumpfs sur les voies. Si on en écrase un, ça n’arrangera pas les affaires de la ponctualité, même si ça défoule un peu.

Tout vient à point à qui sait attendre… Le TGV part avec 25 minutes de retard et s’offre le luxe de rouler pépère… à la vitesse d’un TER. En même temps, vaut mieux pas que ça roule car s’il doit taper du frein, pourrait y avoir du dégât avec tous ces gens par terre, debout, entassés.

Tiens, le paysage a changé. Tiens, je ne connais pas… Tiens, on a largement dépassé l’horaire !

Les autres voisins de boîte à sardine commencent à se poser aussi des questions jusqu’à ce que nous soyons sauvés par le gong. Le contrôleur annonce une « bête erreur d’aiguillage » (ce sont ses propres termes). Résultat on va s’arrêter 100 km plus loin, déposer ceux qui ont raté leur arrêt et… advienne que pourra.

Aussi gentils et prévenants que soient les agents SNCF en gare (assez rare pour le signaler), ceux-ci ne peuvent que nous avouer que la seule solution pour rentrer chez nous c’est d’attendre le prochain train. Évidemment, gare TGV de cambrousse oblige, ça arrivera dans une heure et demie. Et puis tiens, rajoutons-en une couche : le train du sauvetage accuse déjà 40 minutes de retard. Ah ah ah. Pan.

Un petit coup de Twitter qui, quand on râle en mettant @SNCF en copie, donne lieu a une réponse rapide n’apportera rien de mieux que les solutions envisagées en gare. Fallait pas rêver non plus.
Mais là où ça commence à être sport, c’est que nous sommes très nombreux échoués et que les bonnes gens de la SNCF nous assurent être en train de négocier solution et dédommagement.

Tout voyageur un tant soit peu habitué sait que c’est du flan.

Mais le plus triste dans l’histoire, c’est que les employés qui font leur possible, sont persuadés que leurs interlocuteurs en chef vont les aider à apaiser les moutons égarés.

Pendant ce temps, @SNCF sur Twitter se met à faire la sourde oreille. Bah ouais, dès qu’on met les mots « remboursement » ou « dédommagement », les tweets passent en SPAM chez eux. Magique. L’attente est longue en plein soleil. Pas d’eau, juste une bonne boutique en territoire SNCF où l’eau coûte le prix du Champagne.

La charmante médiatrice de la SNCF vient nous annoncer enfin la bonne nouvelle : aucun geste de la part de la compagnie. Le meilleur, c’est l’explication qu’on l’a chargée de nous transmettre.

Ce n’est pas la faute de la SNCF. Bien entendu, les aiguillages sont manipulés par les oiseaux.

C’est la faute aux grévistes (ça tombe bien, comme si on ne les détestait pas déjà assez !) qui ont mis le train en retard et « provoqué » un raté d’aiguillage. Monsieur Pepy et ses salariés n’y peuvent donc rien et ne feront que nous ramener tant bien que mal à la gare ratée.

3 heures après l’arrivée théorique, nous repartons donc en arrière avec un TER doté d’une climatisation en panne et blindé des voyageurs échoués qui viennent se greffer à ceux qui crèvent déjà de chaud depuis quelques centaines de kilomètres.

Arrivés à un premier changement, aucun personnel d’accueil. Il faut aller chercher les planqués dans les bureaux pour apprendre que la correspondance est annulée. Ah ah ah. Pan. Bis. Ceux-ci, pas au courant de nos péripéties se répandent en excuses en apprenant que leur patron ne fera pas le moindre effort pour ces pauvres voyageurs encore paumés dans une autre gare. Le pire c’est qu’ils ont l’air aussi sincères et abasourdis de cette situation que nous. « Une erreur d’aiguillage ? T’as déjà vu ça toi ? Ils font dans l’innovation niveau ratés » dit-il à sa collègue qui hésite entre rire et pleurer par solidarité.

On finit bien par trouver une correspondance (tardive) et revenir au point d’arrivée théorique avec tout juste 4H30 de retard. Et il faut repartir demain à 5h.

Ce que je retiens de ça, c’est que la SNCF c’est comme Adobe : la toute puissance du monopole au mépris du client. Client fidèle ou pas, on a le droit à rien. Les effets d’annonce des mesures de remboursement, c’est du vent : il n’y a aucune chance que quoi que ce soit vienne de leur faute… il existe toujours une pirouette. Et pas de cacahuètes.

Mais ce qui m’a choqué le plus c’est que le personnel au contact en gare est autant un pantin que le client. Les supérieurs, planqués dans leurs bureaux, leur font croire qu’ils vont pouvoir aider les clients qu’ils ont en face d’eux. Et puis non. Et c’est le salarié qui prend pour la politique de l’autruche et de l’excuse bidon menée au bout du fil.

Alors je prends le TGV dans une heure maintenant. Je vais annuler mon billet avant de monter dedans. Et je vais attendre de pied ferme le passage du contrôleur. Et je souhaite de tout coeur qu’il vienne m’emmerder parce que je n’ai pas / plus de titre de transport. Va y avoir du sport.

Note aux grévistes : faites suer vos patrons, pas leurs clients. Déjà que vos patrons les maltraitent, pas la peine d’en rajouter.

Le commentaire le plus troll de l’année

Les trolls sont un fléau des commentaires mais de temps en temps leur bêtise atteint des sommets qui font plus rire que ça n’énerve…

Là-bas, on a un petit troll suisse qui ne jure que par Sony et dont nos lecteurs s’amusent mais ce matin quand il s’est mis à râler sur le fait que nous ayons écrit qu’iOS 9 était moins gourmand en espace… il y a de quoi rire.

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Et oui, iOS 9 a changé sa méthode de calcul de la capacité de l’appareil mais… l’espace disponible, quant à lui…

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Que dit-on en pareilles circonstances ? « No comment ? »

Aeron Man 2, le vrai retour

N’en pouvant plus d’être assis sur ma chaise de bureau usée jusqu’à la corde, j’ai tellement été soulagé par la réception de mon Aeron et en ai rapidement fait une critique positive mais, soyons réaliste, sans vraiment de recul.

Cela fait maintenant trois mois que je passe près d’une dizaine heures chaque jour dedans et je suis désormais convaincu que mes impressions du début ne sont ni dues à un « effet placebo » ou à une manière de me rassurer que je n’ai pas jeté plus d’un millier d’euros par la fenêtre.

Il n’y a que maille qui m’aille

Assez déroutante au début par sa souplesse, l’assise en mailles se révèle d’un confort exceptionnel. Je conserve cette impression de « flotter », d’être assis sans ressentir la force de retour du support sur lequel je repose.
Le maillage est flexible sans pour autant donner l’impression de s’enfoncer.
Et pour le froid dans le dos lié à ce maillage, mentionné dès le premier jour, on s’y fait sans mal.

Réglé comme une horloge

Au déballage, le nombre de leviers et de boutons présents sur la structure de l’Aeron annoncent de nombreuses heures à « jouer » avec les réglages pour trouver le bon.
Si la hauteur de l’assise est facile à trouver (faire en sorte d’avoir un angle bras / avant-bras de 90° et les pieds posés au sol ou sur un repose-pieds), elle peut vous rappeler que votre bureau n’est pas bien réglé lui aussi. Pour ma part j’ai par la même occasion surélevé l’iMac 27″ en plaçant deux livres sous le pied en attendant de fabriquer mieux ou d’investir dans un support utile tel que le HiRise de TwelveSouth.

Fauteuil à bascule

Comme quelques autres modèles, l’Aeron propose un système de bascule que j’avais d’ailleurs déjà sur mon précédent fauteuil de bureau mais dont je n’avais jamais vraiment saisi l’intérêt.
Changer, c’est aussi l’occasion d’essayer, de tester et… d’approuver ce concept pas aussi inutile qu’il y paraît.

Soit vous réglez fermement la tension de bascule soit vous la bloquez pour l’utiliser à l’envi lors d’un appel téléphonique ou une session de lecture. Avec le soutien apporté par les mailles, cette position s’avère à la fois confortable et reposante pour le dos, variant ainsi les positions au cours de la journée.
Cependant cela ne doit pas non plus être une incitation à ne pas se lever pour se dégourdir les jambes et il ne faudra pas non plus attendre que l’Apple Watch vous rappelle à l’ordre car il est essentiel de se lever et faire quelques pas pour rythmer la journée de travail.
Si l’homme s’est redressé, ce n’est pas pour que sa prochaine évolution lui donne la forme de « l’homo assisdsus » à force d’être collé à son écran !

Un Aeron, comme Sheldon !

L’Aeron est définitivement le fauteuil par excellence pour tous les « geeks » et autres travailleurs qui passent la majorité de leur temps assis. Ce n’est peut-être pas un hasard si Sheldon Cooper, dans The Big Bang Theory, a un Aeron chez lui et à l’université ;)

Pour finir, comme je l’expliquais à Raphael, membre de l’équipe CreaCeed, qui me demandait récemment conseil sur le sujet, mon avis sur l’Aeron n’a pas changé depuis les premières heures passées dedans. Il n’y a rien à redire que ce soit sur l’ergonomie générale ou le confort. Il n’y a que le design auquel je n’accroche toujours pas vraiment… Mais est-ce un réel problème ?

Si vous deviez envisager un tel achat, je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas lésiner sur les options. Autant les accoudoirs sont dispensables, autant le système PostureFit qui permet de régler finement l’appui lombaire (option que n’a pas Sheldon Cooper !) est indispensable.

Le confort a un prix, mais penser à sa santé sur le long terme devrait minorer ce frein budgétaire. Enfin, je rappelle que l’Aeron est un des très rares produits à exister en plusieurs tailles à choisir en fonction de votre morphologie, critère qui a fini par ne plus me laisser le choix !

Et vous avez-vous fait le saut ? Comptez-vous le faire ?

[Edit] Merci à Ludo pour les corrections sur l’ergonomie du poste de travail. [Edit 2] Charles martèle que sa chaise Mira 2 (du même créateur) est aussi un excellent choix, d’autant qu’elle hérite d’une partie des bases techniques et ergonomiques de l’Aeron. À vous de voir !

Le prix de l’honnêteté

Mardi 16h je monte dans le métro pour passer d’un client à un autre. À moitié plongé dans ma lecture, je vois monter 3 jeunes filles.
Mon regard est attiré par leurs mains baladeuses qui cherchent l’entrée du sac à main de touristes asiatiques. Cela n’a pas échappé à mon voisin de strapontin qui, alliant le geste à la parole, tire le signal d’alarme en leur intimant de remettre leurs mains dans leurs propres poches.

Le métro s’arrête en ayant à peine quitté la station pendant que tous les regards se tournent vers le trio malfaisant.

Dix minutes, il aura fallu DIX minutes pour que le conducteur de la rame arrive jusqu’à nous pour s’enquérir de ce qui valait cette alerte. Ne faites pas un arrêt cardiaque car ce délai est bien trop long pour que vous en réchappiez !

Étonné que son train-train ait été stoppé pour « juste ça », il demande aux voyageurs ce que l’on attend de lui. Je me surprends à répondre en chœur avec deux autres messieurs (dont le lanceur d’alerte) qu’il faudrait prévenir la police.

Grommelant, le chauffeur s’en retourne dans sa cabine non sans en avoir référé à sa hiérarchie par radio qui n’a rien trouvé de mieux que de râler car cela perturbait le trafic pour rien.

Tu m’étonnes, si on considère que l’action des pick-pockets ne vaut pas qu’on s’arrête, ce ne sont pas les messages enregistrés qui y feront quelque chose.

Le métro reprend sa marche jusqu’à la prochaine station pendant que les voleuses en herbe nous insultent. Là et las, le conducteur vient nous dire que si nous voulons toujours « jouer les héros » il nous faut escorter notre proie sur le quai en attendant la police, accompagnés des touristes ciblés.
Faisant donc une croix sur mon rendez-vous, nous maintenons le bloc autour de la fille aux mains baladeuse, laissant malheureusement échapper ses complices… Tant pis, la chance tournera pour elles un autre jour.

20 longues minutes d’attente et la « GPSR » (service de sécurité de la RATP) nous rejoint, insistant sur notre volonté de « justiciers en costume » d’être témoins et vérifiant que les touristes acceptent de perdre encore du temps pour porter plainte. Personne ne se démonte. Et c’est déjà un point encourageant, il existe encore des citoyens qui ne font pas que regarder !

20 minutes de plus et la police arrive. Rodée à l’exercice, mais aussi étonnée et ravie que des voyageurs se soient interposés et souhaitent aller « jusqu’au bout », la petite équipe prend le relais de la RATP et enregistre la plainte des touristes sur place.

Nous, les témoins, on nous demande si nous voulons bien appuyer la procédure « pour qu’elle soit efficace » en témoignant devant l’OPJ de la Gare de Lyon.

Chouette, nous retraversons Paris en métro, en compagnie de l’équipe de policiers et de la jeune fille, menottes au poignet.

Ça commence à faire long, et court à la fois car la troupe doit se présenter dans l’heure à l’OPJ faute de quoi l’interpellation sera caduque… Ah ça c’est cool, si les forces de l’ordre ne sont pas assez promptes à réagir, tout tombé à l’eau.

Arrivés au poste, la prévenue est prise en charge pendant que nous attendons dans des locaux dans un état tel qu’on donnerait bien une médaille aux policiers pour supporter ça en plus de leur boulot. Voyant l’heure tourner et l’horaire de mon dernier TGV approcher, je me signale à l’accueil demandant si nous en aurions encore pour longtemps.

Non non. Pas longtemps dans leur langage, ça fera quand même une heure et demie de plus…

Tout ça pour raconter par le menu ce que j’ai vu, confirmer les faits répétés déjà à 3 groupes de personnes différents.

Et puis c’est la fin. Par curiosité, je demande ce qu’il adviendra de la demoiselle au fonctionnaire charger de taper mon témoignage à deux doigts sur un clavier hors d’âge. J’aurais préféré être sourd :

« Elle est mineure, donc là, je pense que les collègues ont déjà dû la libérer »

Pardon ? Je viens de perdre plus de 3 heures, pensant faire mon devoir de citoyen et c’est moi qui aurait été « enfermé » plus longtemps que l’auteur du méfait ? Sanction plus lourde pour les compagnons d’infortune qui n’avaient pas d’urgence TGV à faire valoir et attendaient leur tour dans le couloir à mon départ. Il était 19h45.

La RATP ne me remboursera même pas les billets supplémentaires pour avoir voulu faire régner l’ordre sur leur réseau.

Je m’insurge souvent contre ceux qui baissent les yeux ou enfoncent les écouteurs dans les oreilles (s’ils ne sortent pas le téléphone pour filmer) dans pareille situation, mais pour avoir voulu jouer la carte du citoyen modèle, je sais désormais qu’on ne risque pas de m’y reprendre de sitôt.

Je fermerai mes poches et me concentrerai sur ma lecture, assourdi par ma musique. Rien d’autre tant que la justice ne sera pas qu’un concept flou et frustrant.

À la SNCF la fidélité a un prix

Dans la série je râle (à juste titre !) contre la SNCF, après m’être fait jeter une énième fois pour obtenir un « billet prime » que les « Grands Voyageurs » peuvent acheter avec leurs points, je me suis reporté au catalogue et aux conditions d’obtention des points.

Fidélité pas récompensée

En souscrivant à mon abonnement Fréquence, j’ai le plaisir de payer mes billets deux fois moins cher (en général) et du coup de collecter deux fois moins de points !
Je vais certes acquérir un bonus de presque 1000 points monnaie en achetant l’abonnement, mais c’est plutôt kif-kif pour un client lambda qui dépensera la même somme que moi en billets pour obtenir ce nombre de points.

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Donc gros consommateur ou pas, vous êtes logé à la même enseigne, ce qui va largement à l’encontre de la pratique qui se généralise de récompenser les bons clients comme avec ma « Carte One » à la Fnac.

Soit, maintenant faisons quelques calculs…

Par ici la monnaie

Quand vous êtes grand voyageur, quelque soit le statut (« standard », « Plus » ou « Club », pas de différence sur la collecte de points. En moyenne 2 points par euro dépensé en billets.

Mes aller-retours les plus fréquents sont facturés 68 € (tarif Fréquence) ce qui me fait gagner 136 points monnaie par voyage.
Sur cette base, la SNCF propose des bons de réduction de 7€ sur les prochains billets moyennant 1400 points monnaie.

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À la marge, il faut donc 100 trajets (6800 € dépensés pour 13600 points monnaie) afin d’obtenir un trajet offert (70 €). Heureusement les bons sont cumulables…

Ce qui fait à peine 1% de retour sur investissement…

Heureusement la SNCF ne me propose pas que des bons de réduction peu rentables, on peut acheter des articles pour « se faire plaisir » comme un iPod nano 16 Go.

Pour un iPod nano 16 Go à 179€ (tarif Apple Store), il faut cumuler 44500 points monnaie. Attention le calcul fait mal : à 2 points / euro dépensé, ça fait du 22250 € euros de billets de train ! En gros je dois voyager 327 fois pour écouter ma musique… Je confirme, les produits Apple sont chers, très chers. Encore plus à la SNCF.

Si je veux lire un journal, sans compter les délais d’acheminement je dois épargner 3700 points pour « Mon jardin & ma maison », vendu 4,50 € en kiosque. Ce qui nous met la centaine de pubs pages de papier glacé à 1850 € ou 27 voyages à Paris dans mon cas !

Il y a encore les cartes iTunes de 10 euros pour 1600 € de billets de train ou 6 mois de Deezer Premium en échange de 8300 € de voyages, etc…

Je vous l’accorde, ces calculs ne prennent pas en compte le fait que pendant ce temps j’aurai également profité du confort tout relatif des TGV pas mal entretenus.

Même la carte Fnac est plus rentable (entre 200 et 400 euros dépensés pour 10 euros de réduction) sans compter les réductions permanentes et occasionnelles, les cadeaux d’anniversaires et autres bonus avec un retour sur investissement de 2,5% au minimum !

SNCF, les amendes peu honorables

À la manière du loto, la SNCF s’amuse à placarder des affiches avec écrit « ici un perdant à 375€ ». Cette campagne prépare les voyageurs à la toute prochaine augmentation du montant des amendes et… de manière détournée aux critiques sur la rentabilité du TGV ?!

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Sans compassion

Si les amendes subissent une énorme inflation, je doute fortement que les conditions d’application soient assouplies au passage…

J’ai beau avoir un abonnement Fréquence en règle à quelques centaines d’euros le semestre, quand les automates pour prendre un billet sont en panne et les guichets blindés par tous les voyageurs qui s’y reportent, si je monte dans le TGV sans billet, non sans avoir prévenu le contrôleur avant de m’installer, l’amende est appliquée. Plein pot.
Peu importe que la pochette de mon coupon Fréquence soit pleine d’anciens billets ou que je tente d’apporter la preuve par une photo des automates en panne, le contrôleur se fait un plaisir de majorer le tarif comme si j’étais un véritable fraudeur.

La SNCF répondra que le contrôleur ne fait que respecter les directives de son management, alors j’aimerais bien que la dame (du chemin) de fer m’explique pourquoi la semaine dernière un voyageur s’est fait offrir le trajet sur le bel argument qu’il « faisait le même boulot que le contrôleur » en présentant une carte de fonctionnaire de police et s’excusant platement de ne pas avoir eu le temps de faire un arrêt aux guichets…

Pour ma part, j’ai même eu le droit l’année dernière au moment de demander au contrôleur d’être clément (ne pas appliquer de majoration) que « les jeunes comme vous on les connaît ». Ah bon ? Des « jeunes » comme moi (c’est flatteur quand même) qui paient un abonnement à 600€ (en cours de validité au moment du contrôle) et lâchent près de 7000€ par an en billets de train ?

Une fois seulement sur 7 à 8 trajets où j’ai dû embarquer sans avoir le temps de prendre un billet, la contrôleuse a eu la gentillesse de ne pas appliquer de majoration.
Preuve s’il en est que la mise en oeuvre des consignes n’a rien d’obligatoire et se fait à la tête du client. La mienne ne doit pas leur revenir…

Compenser les manques

Je n’ai rien contre le fait que les fraudeurs soient punis. Bien au contraire. Ils empêchent toute entreprise de se développer. Mais plutôt que d’augmenter bêtement les amendes, ne serait-il déjà pas plus simple de faire le boulot de contrôle ?
Aujourd’hui, j’en suis à mon 23ème trajet de TGV sans avoir été contrôlé. Paris, Lyon, Avignon, Marseille… Je ne suis pas passé une fois ou deux à travers les mailles du filet, mais VINGT-TROIS FOIS. Sans me planquer dans les toilettes. Installé à ma place. Découvrant à l’occasion la joyeuse bande de contrôleurs en train de faire un tarot au bar (actuellement en grève) du TGV.

Donc la SNCF veut faire payer plus cher les mauvais comportements plutôt que de faire en sorte que ses employés fassent leur boulot ? Classe. Les fraudeurs financeront donc de nouveaux jeux de tarot aux contrôleurs.

Plus cher pour moins ?

Cela fait maintenant 6 ans que je prends le TGV au minimum une fois par semaine et que je vois les tarifs augmenter et la politique répressive se durcir, mais pour quel bénéfice pour l’usager ?

En tant que « Grand Voyageur Plus » et abonné Fréquence, nos avantages sont chaque année rognés un peu plus, à un rythme plus élevé que les tarifs n’augmentent.
Sans parler d’avantages pour les voyageurs, les services se dégradent à vitesse grand V avec par exemple la « garantie ponctualité » qui se fait un malin plaisir de renier ses engagements.

Par deux fois l’année dernière j’ai été accueilli en gare par des agents SNCF qui nous remettaient des enveloppes de remboursement car le train était en retard. Pas qu’un peu. Une heure et trois heures. Ces agents ne sortent de leur planque pour distribuer les formulaires de remboursement que quand le train accuse un retard qui met en jeu la garantie de ponctualité (plus de 30 minutes de retard).
Quelques semaines plus tard je reçois un courrier me répondant que « la garantie n’est pas applicable est à ce voyage ». Ah bon ? Essayez de portez réclamation par téléphone et vous découvrirez ce que c’est que de se foutre de la gueule du client. La SNCF est maîtresse en la matière.

Dernier exemple en date : samedi dernier, changement à Avignon. Le TGV est annoncé en retard car « coincé », avec un autre, derrière un premier TGV qui a subi des problèmes de signalisation. Comme un TGV n’en double pas un autre, j’ai presque une heure de retard ayant tout le loisir de danser sur le pont d’Avignon en entendant la voix annoncer que « ce retard étant imputable à la SNCF, la garantie ponctualité s’appliquerait ».
Arrivé à Marseille, dans le 3ème TGV de la file (donc pas celui responsable du retard), l’autre voix nous annonce que la garantie ponctualité ne concerne pas ce train. Tout autant en retard.

J’aimerais qu’on m’explique comment les trains qui suivent un train en retard « par la faute de la SNCF » ne peuvent pas être en retard autrement que par la faute de la SNCF !!!

Dégradation constante

Pendant ce temps les TGV accusent leur âge et sont tout juste propres, ce qui est inadmissible au regard des prix pratiqués. La SNCF a bien embauché des agents d’entretien qui passent dans les couloirs durant tout le voyage pour faire un « brin de ménage » pendant le trajet, mais ce n’est rien d’autre qu’un cache-misère.
En effet, aussi efficaces soient-ils pour polir l’inox des robinets, ils ne réparent pas les moquettes usées jusqu’à la corde, les fauteuils à la mousse affaissée (quand elle n’a pas été dépiautée par un voyageur indélicat), les lumières ou stores cassés.

Quand je mesure les progrès qu’ont fait les rames de métro parisiennes, ça fait mal de voir la majorité des TGV que je prends dans un tel état. Des trajets à 60 euros minimum l’aller-retour, à peine moins chers que de prendre l’autoroute pour un seul bénéfice : la rapidité.

Je pense que la situation n’est pas prête de s’arranger car la SNCF met les moyens pour déployer le haut-débit dans les TGV alors qu’on n’a même pas de prises électriques dans la plupart des trains ! Génial, je vais pouvoir surfer sur le web pendant le voyage et arriver à destination avec une batterie à plat après quelques heures dans des trains en mauvais état.

Et sinon, y a un moment où vous allez arrêter de nous prendre pour des vaches à lait ? À quand les pubs pour vanter les progrès en matière d’équipements et démontrer une véritable envie d’améliorer la situation ?

En attendant, tout ce que je peux ne pas payer à la SNCF, je le donne à Capitaine Train

Conception de la télévision

En plongeant dans les archives, je suis tombé sur des textes écrits dans les journaux d’école… Dont celui-ci, écrit par mes soins sous la forme d’un poème en avril 1990, soit il y a presque 25 ans à quelques semaines près… J’ai recompté plusieurs fois pour être sûr tellement ce texte me paraît encore actuel !

Conception de la télévision

La télévision est faite d’onomatopées
Que vos enfants vous ressassent à longueur de journée.
Les enfants ne sont plus éduqués
Par les romans familiers mais par des programmes télé
Qui les rendent timbrés.
La nouvelle génération vit de la télévision Vautrés par terre devant des émissions bidons.
Fini les livres passionnants,
Les contes de nos grand-parents !
Le problème est que les enfants ne sont jamais las
De ces feuilletons que vous n’aimez pas.
A mon goût, la télévision n’est pas une nourriture
Qui égale la littérature…

Nous en discutions hier avec Nathalie et mon avis sur la question n’a pas changé d’un iota !

Le texte original publié :

conception-television

L’iPad Pro est là. Livraison courant avril.

Ayant encore passé une grande partie de la semaine dans les TGV, j’ai pas mal pu goûter à la diversité des « contacts » qu’offre ce mode de transport… Entre les enfants qui prennent les couloirs pour une aire de jeu à la veille des grandes vacances, ceux qui montent émerveillés à la ville (ou en reviennent), les travailleurs toujours pressés, il y aurait de nombreuses histoires à raconter.

Pas toujours discrets dans leurs discussions, les voisins de compartiment font tantôt sourire ou exaspèrent. Ce soir, c’était entre les deux…

Trois messieurs qui se gargarisent de leurs super-méga-grands smartphones coréens, faisant le concours de la « spec » la plus idiote ou inutile qui pourra donner l’avantage à l’un d’entre eux.

— Moi j’ai la NFC nouvelle génération sur le mien.
— Ah c’est cool, et tu t’en sers pour quoi ?
— Bah je ne sais pas trop, mais c’est super bien. On va pouvoir payer avec un jour.

Oui, oui, un jour mon prince viendra. C’est un peu pour ça qu’Apple n’a pas implémenté la technologie dans ses iPhone tant qu’elle ne lui avait pas trouvé une véritable raison d’être… Pour éviter à ses utilisateurs de passer pour des cons dans le TGV ?

Et puis d’un coup, peut-être à la vue de mes appareils pommés, la conversation dérive vers les produits Apple…

— Tiens au fait, je vais commander le nouvel iPad !
— Ah bon ?
— Bah ouais, le nouveau en 12″
— Ça existe ?
— Bah ouais, et en plus tu peux faire tourner tes applications Mac OS dessus.
— Tu le reçois bientôt ?
— Oui, courant Avril, en même temps que la montre.

Cet à cet instant que mon cœur balance entre m’enfoncer le plus fort possible les écouteurs dans les oreilles jusqu’à en faire des implants ou continuer à laisser traîner mon oreille distraite vers cette discussion de comptoir totalement surréaliste.

Quel dommage, ils se sont arrêtés peu après sans s’enfoncer plus avant dans leurs élucubrations issues de rumeurs régulièrement relayées mais que rien à ce jour n’est venu réellement corroborer. J’aurais peut-être pu ramener un scoop…

Par contre, aucun plan sur la comète autour d’un certain Galaxy S6, digne descendant des téléphones avec lesquels ils se pavanaient depuis le début du voyage…

— Tiens tu pourras passer me dépanner mon Air Book ?
— Oui bien sûr, j’amènerai mon Mac Pro portable.

Argh, il est temps de descendre, mon côté maniaque, cartésien, casse-c… fait que leur conversation est en train de me hérisser le poil entendre pareilles conneries !

Un peu comme le « je regarderai sur le PC ». Chérie, c’est un Mac. Un M-A-C. On n’a plus de PC à la maison depuis que j’ai remplacé ton Android par un iPhone et tes PC par Mac et iPad. Appelons un chat un chat !

Droit à l’oubli

Le droit à l’oubli est un thème plutôt en vogue à l’heure actuelle où certains se battent contre leur présence dans les moteurs de recherche et contre ce qui se dit d’eux de manière plus générale sur Internet.
Cependant, bon nombre de ceux qui se plaignent de trop voir leur vie privée étalée sur les portails numériques sont eux-même « responsables » de par leur méconnaissance des paramètres de confidentialité des réseaux sociaux ou du fonctionnement de ces robots qui associent chaque fragment numérique à un nom pour en faire un roman parfois peu flatteur.

Pour ma part, j’ai fait le choix d’un blog personnel (tenu en dilettante depuis 2002) qui alterne entre humeurs technologiques et bribes de vie qu’il me tient à cœur de partager. Twitter a rejoint mon cercle d’écrits électroniques en 2008 et est, depuis, l’occasion pour moi de faire de jolies rencontres pas si virtuelles (@urbanbike, @nephou, @nathaliec, …), de râler beaucoup un peu et de partager un peu beaucoup.

Oiseau de malheur ?

À bien y regarder, Twitter est par essence un réseau social plus indiscret que le tant décrié Facebook. En effet, à moins d’avoir un compte privé dont l’utilité est vraiment très limitée, tout ce qui est publié est public. C’est un choix qu’il faut être prêt à assumer et qui, en fonction des écrits peut coûter. Cher. Très cher.
Au moins sur Facebook, entouré de nombreux faux amis, l’utilisateur peut filtrer précisément la destination de chacun de ses messages et briller en société sans jamais révéler de côté sombre ni prêter le flanc à la critique ou la vindicte sociale… Mais ce n’est pas ce qui me fera y retourner !

Espionnage industriel

Je me suis récemment rendu coupable d’avoir partagé, entre autres, la photo des quelques iPad (une petite dizaine) que me fournit un de mes clients. Cette photo bien anodine, qui illustrait la galère des mises a jour en batterie des appareils sous iOS, m’a valu, au cours d’un jugement au tribunal, d’être considéré comme quelqu’un de « riche ». Forcément, quand on se bat contre une pauvre fille, ce genre de cliché fait pencher la balance dans le mauvais sens.
Cependant, la réalité est que cette pile de tablettes ne m’appartient pas et cette personne dont la vie n’est régie que par la vengeance gratuite a décidé de s’en servir et d’utiliser mon compte Twitter tout autant que mes publications ici et ailleurs comme preuves pour obtenir gain de cause. Petite victoire.

Cet exemple fait partie d’une longue série d’actes d’espionnage de ma vie privée développés à une échelle » quasi-industrielle » qui finalement ne font que révéler la pauvreté de la vie de ceux qui les commettent. Avec leur bande bien organisée, le « faux plombier qui scrute les fuites chez moi » et « l’institutrice qui agit à l’inverse de ce qu’elle prêche », prouvent une fois encore qu’ils ont bien trop de temps dans leur vie à perdre plutôt que s’occuper de leur propre famille qui… est en partie la mienne au final.

L’oiseau ne suspendra pas son vol

Je pourrais décider de fermer mon compte Twitter, abandonner ce blog et devenir adepte du « vivons cachés » mais après quelques dures journées de réflexion je me suis rangé du côté de la raison qui veut que, quoique je dise (ou écrive) où que ce soit, les personnes qui n’ont d’intérêt que pour la vie des autres trouveront matière à raviver leur flamme haineuse.
M’arrêter d’écrire et de partager serait une victoire de plus pour le camp adverse que je ne suis pas prêt à offrir car cela reviendrait surtout à renier mon plaisir d’écrire et de partager; une égoïste bouffée d’oxygène dont je ne saurais me passer.

Vautour’ne autour

En mesurant la débauche d’énergie de ces vautours dont la seule occupation quotidienne est de nuire à leur prochain, je me dis que leur vie bien triste ne mérite rien d’autre que le mépris de mon ignorance. Je ne me cacherai pas et je vais continuer à assumer mes publications car seules les interprétations qui en sont faites sont préjudiciables, la vérité et la réalité du moment restent à mes côtés et, grâce à cela j’ai ma conscience et la capacité de me regarder dans la glace chaque matin (même si je déteste ça en fait).
Je m’attache à continuer de croire que tout se paie un jour et que mes vérités transformées par les autres auront toujours plus de valeur que les mensonges qui en ont été faits par arrogance et dépit d’une vie sacrément morne.

À la masse

Finalement, c’est un mal bien connu qui resurgit de cette expérience : il est plus facile d’aller mettre un coup de masse dans le mur du voisin que de s’attacher à en construire un plus beau et plus solide. Pour ma part, je n’ai jamais trouvé que ce qui se passait dans le jardin des autres avait plus d’intérêt que ce je pourrais faire chez moi…

Alors j’avance en toute conscience, le plus serein possible, me disant que la vengeance est un plat qui se mange froid mais que je n’aurai même pas à leur servir…