Ulysses et l’odyssée iCloud

Depuis l’arrivée d’iOS 8 et Yosemite accompagnés d’iCloud Drive Apple a silencieusement amélioré la situation (la synchronisation est plus rapide, les erreurs de réplication sont plus rares) mais il reste quelques situations agaçantes qui ne trouvent pas de solution pratique.

Un peu à la manière de Jean-Christophe qui galère depuis des mois avec ses raccourcis, j’ai eu la mauvaise surprise de voir le nouvel Ulysses arrivé sur mon iPad refuser catégoriquement de communiquer avec son grand frère sur le Mac.

J’ai eu beau supprimer la dernière arrivée de l’iPad, redémarrer la tablette, réinstaller et vérifier tous mes paramétrages de synchronisation, rien n’y faisait. Aussi réactifs et compétent soient-ils, les développeurs d’Ulysses n’ont pas été en mesure de me proposer d’autres solutions que celles que j’avais déjà envisagées.

En lançant Ulysses pour iPad, j’ai ça :

ulysses-ipad

Et je retrouve ceci dans Ulysses sur le Mac :

ulysses-mac

iCloud Drive en phase Terminal

J’ai fini par chercher un peu et plonger dans le Terminal pour trouver où étaient stockés les fichiers (invisibles) d’Ulysses qui pourraient être en cause.

Première victoire : les fichiers sont bien planqués dans un dossier au nom abscon mais identique pour tous les possesseurs de l’application.

Après avoir lancé Terminal, rendez-vous dans le dossier « Mobile Documents » de la « Bibliothèque » de l’utilisateur.

cd ~/Library/Mobile\ Documents

icloud-drive-terminal

En tapant la commande « ls -l » vous listerez tous les fichiers et retrouverez à la fois les dossiers visibles d’iCloud Drive et les dossiers cachés dont celui qui conserve les documents Ulysses sous le nom « X5AZV975AG~com~soulmen~ulysses3″.

content-ulysses-terminal

Naviguer à la main est bien inutile ce ne sont que des références pas bien parlantes.

J’ai fait une sauvegarde (dans une archive au format zip) de ce dossier avec la commande suivante :

zip -r ~/Desktop/SauvegardeUlysses3.zip X5AZV975AG~com~soulmen~ulysses3/

Puis j’ai fait une bête suppression du fameux dossier. En rouvrant Ulysses : plus rien.

J’ai redémarré les appareils (Mac et iPad), supprimé les applications et les ai réinstallées à partir des App Stores dédiés.

J’ai rétabli ma sauvegarde sur le Mac, toujours via le Terminal, et j’ai attendu quelques minutes pour laisser le temps à iCloud de faire son travail de mise à jour.

Ulysses relancé sur le Mac m’affiche bien tous mes textes. Ouf ! Ouvert sur l’iPad, je retrouve instantanément tous mes documents synchronisés !

Victoire !

Par acquis de conscience j’ai cherché si je ne trouvais pas de trace ces fameux raccourcis qui font perdre des cheveux à ce cher Jean-Christophe, mais sans succès… Il va devoir encore compter sur une future mise à jour des OS d’Apple… S’il ne l’a pas une nouvelle fois dans l’os !

Le prix de l’honnêteté

Mardi 16h je monte dans le métro pour passer d’un client à un autre. À moitié plongé dans ma lecture, je vois monter 3 jeunes filles.
Mon regard est attiré par leurs mains baladeuses qui cherchent l’entrée du sac à main de touristes asiatiques. Cela n’a pas échappé à mon voisin de strapontin qui, alliant le geste à la parole, tire le signal d’alarme en leur intimant de remettre leurs mains dans leurs propres poches.

Le métro s’arrête en ayant à peine quitté la station pendant que tous les regards se tournent vers le trio malfaisant.

Dix minutes, il aura fallu DIX minutes pour que le conducteur de la rame arrive jusqu’à nous pour s’enquérir de ce qui valait cette alerte. Ne faites pas un arrêt cardiaque car ce délai est bien trop long pour que vous en réchappiez !

Étonné que son train-train ait été stoppé pour « juste ça », il demande aux voyageurs ce que l’on attend de lui. Je me surprends à répondre en chœur avec deux autres messieurs (dont le lanceur d’alerte) qu’il faudrait prévenir la police.

Grommelant, le chauffeur s’en retourne dans sa cabine non sans en avoir référé à sa hiérarchie par radio qui n’a rien trouvé de mieux que de râler car cela perturbait le trafic pour rien.

Tu m’étonnes, si on considère que l’action des pick-pockets ne vaut pas qu’on s’arrête, ce ne sont pas les messages enregistrés qui y feront quelque chose.

Le métro reprend sa marche jusqu’à la prochaine station pendant que les voleuses en herbe nous insultent. Là et las, le conducteur vient nous dire que si nous voulons toujours « jouer les héros » il nous faut escorter notre proie sur le quai en attendant la police, accompagnés des touristes ciblés.
Faisant donc une croix sur mon rendez-vous, nous maintenons le bloc autour de la fille aux mains baladeuse, laissant malheureusement échapper ses complices… Tant pis, la chance tournera pour elles un autre jour.

20 longues minutes d’attente et la « GPSR » (service de sécurité de la RATP) nous rejoint, insistant sur notre volonté de « justiciers en costume » d’être témoins et vérifiant que les touristes acceptent de perdre encore du temps pour porter plainte. Personne ne se démonte. Et c’est déjà un point encourageant, il existe encore des citoyens qui ne font pas que regarder !

20 minutes de plus et la police arrive. Rodée à l’exercice, mais aussi étonnée et ravie que des voyageurs se soient interposés et souhaitent aller « jusqu’au bout », la petite équipe prend le relais de la RATP et enregistre la plainte des touristes sur place.

Nous, les témoins, on nous demande si nous voulons bien appuyer la procédure « pour qu’elle soit efficace » en témoignant devant l’OPJ de la Gare de Lyon.

Chouette, nous retraversons Paris en métro, en compagnie de l’équipe de policiers et de la jeune fille, menottes au poignet.

Ça commence à faire long, et court à la fois car la troupe doit se présenter dans l’heure à l’OPJ faute de quoi l’interpellation sera caduque… Ah ça c’est cool, si les forces de l’ordre ne sont pas assez promptes à réagir, tout tombé à l’eau.

Arrivés au poste, la prévenue est prise en charge pendant que nous attendons dans des locaux dans un état tel qu’on donnerait bien une médaille aux policiers pour supporter ça en plus de leur boulot. Voyant l’heure tourner et l’horaire de mon dernier TGV approcher, je me signale à l’accueil demandant si nous en aurions encore pour longtemps.

Non non. Pas longtemps dans leur langage, ça fera quand même une heure et demie de plus…

Tout ça pour raconter par le menu ce que j’ai vu, confirmer les faits répétés déjà à 3 groupes de personnes différents.

Et puis c’est la fin. Par curiosité, je demande ce qu’il adviendra de la demoiselle au fonctionnaire charger de taper mon témoignage à deux doigts sur un clavier hors d’âge. J’aurais préféré être sourd :

« Elle est mineure, donc là, je pense que les collègues ont déjà dû la libérer »

Pardon ? Je viens de perdre plus de 3 heures, pensant faire mon devoir de citoyen et c’est moi qui aurait été « enfermé » plus longtemps que l’auteur du méfait ? Sanction plus lourde pour les compagnons d’infortune qui n’avaient pas d’urgence TGV à faire valoir et attendaient leur tour dans le couloir à mon départ. Il était 19h45.

La RATP ne me remboursera même pas les billets supplémentaires pour avoir voulu faire régner l’ordre sur leur réseau.

Je m’insurge souvent contre ceux qui baissent les yeux ou enfoncent les écouteurs dans les oreilles (s’ils ne sortent pas le téléphone pour filmer) dans pareille situation, mais pour avoir voulu jouer la carte du citoyen modèle, je sais désormais qu’on ne risque pas de m’y reprendre de sitôt.

Je fermerai mes poches et me concentrerai sur ma lecture, assourdi par ma musique. Rien d’autre tant que la justice ne sera pas qu’un concept flou et frustrant.

Apple Watch, course contre la montre

À la veille de l’annonce officielle de la disponibilité de la première montre connectée d’Apple, les spéculations vont bon train (et pas seulement parce que j’écris cela dans le TGV). Si ce produit paraît être une suite logique des objets connectés développés par la firme de Cupertino, je n’étais au départ pas des plus convaincus mais je commence à changer d’avis.

Remonter le temps

Pour moi les montres sont à la fois des objets de mode et un accessoire qui permet de nous situer dans notre course quotidienne. Je collectionne les « jolies » montres parfois geek (Tissot Touch) et parfois chic (Tag Heuer) que j’assortis avec mon humeur ou ma tenue.
Cependant, une montre que je dois recharger tous les jours (et même toutes les semaines) ne saurait me satisfaire sans avoir d’autres arguments à avancer car j’aime changer quand je veux et être assuré que celle-ci pourra remplir son rôle quand je le souhaite.

Quand on apprécie les belles montres, le seul prix annoncé et demandé pour l’Apple Watch (349$) semble raisonnable et cohérent, mais si l’on regarde sa durée de vie, c’est une autre histoire. L’Apple Watch de demain et ses futures remplaçantes ne seront pas en mesure de durer dans le temps car l’électronique embarquée ne pourra que vieillir trop vite, remisant ce cher bijou dans un tiroir au bout de quelques mises à jour système.
Sauf à proposer une forme « d’abonnement » par lequel cette « fausse joaillerie technologique » soit régulièrement remplacée, le prix que l’on aurait pu considérer raisonnable ne l’est plus du tout, surtout quand on sait qu’un remplacement ne se fera pas sur une base affective mais plutôt « pratique ».

Apple et ses concurrents vont donc créer une nouvelle dépendance technologique autour d’un accessoire historique envisagé sous une nouvelle forme. Sans même parler d’obsolescence programmée dont on accuse régulièrement à tort la marque, c’est l’utilisateur qui se chargera de remiser sa montre devenue obsolète au regard de ses usages et besoins. Ce n’est arrivé à aucune de mes montres jusqu’à maintenant !

Joindre l’utile à l’agréable

La question qui était (et est encore) sur toutes les lèvres au sujet de l’Apple Watch est sa réelle utilité. Depuis les premières montres connectées Samsung et encore plus depuis l’annonce officielle d’Apple, je cherche régulièrement à justifier d’ajouter à mon budget personnel une nouvelle ligne de dépenses « inattendue » et sans aucun doute récurrente.

Nous le savons, l’Apple Watch se limitera (au moins à ses débuts) à n’être que l’écran secondaire de votre iPhone. Présentée comme ça, on se demande forcément quel est alors l’intérêt d’ajouter un bidule de plus pour lequel il faut surveiller la charge s’il n’apporte rien de nouveau.

Première idée, cela évitera à tous ceux qui n’ont plus de montre de sortir leur smartphone de la poche quand on leur demande l’heure. Ça fait cher la montre.
Puis, en passant depuis quelques semaines pas mal de temps hors du bureau, entre TGV, métro, bureaux et salles de formation de clients, j’ai eu un déclic : oui, l’Apple Watch m’évitera de sortir mon iPhone de la poche. Et ça, c’est une bonne nouvelle, catalysée par le fait que je n’arrive pas à apprécier mon iPhone 6.
En effet, si je regarde le nombre de fois où je sors un des mes iPhone de ma poche pour ne rien en faire ou presque, l’Apple Watch s’annonce comme LA solution.

Je me suis amusé à compter grossièrement et distinguer les « sorties » utiles des « bêtes consultations » de mon iPhone. Sur une journée de travail hors du bureau, je constate que dans 80% des cas je réveille mon téléphone uniquement pour lire une notification ou consulter une information basique (calendrier, billet de train, liste de tâches). Sans entrer dans le détail des fonctions de l’Apple Watch ni même connaître les plans des développeurs tiers, les promesses annoncées en septembre devraient être remplies par l’Apple Watch en les associant au geste naturel du poignet.

Au même titre qu’il est infiniment plus pratique et naturel de jeter un œil à sa montre pour consulter l’heure, il en sera de même pour la lecture rapide d’un message, d’un rendez-vous ou de toute information ne nécessitant pas une interaction lourde.
Comme le prévoit le SDK actuel, les « applications » de la montre ne seront qu’une extension déportée de l’application mère. Nous nous sommes tous réjouis de la mise en place (tardive) d’un centre de notifications digne de ce nom dans iOS, alors pourquoi ne pas adhérer au même concept avec l’économie de mouvements liée au déport sur le poignet ?! Peut-être le prix… C’est certain.

Du coup, même si j’ai déjà écrit que la limitation de l’Apple Watch à un écran secondaire devrait sauter dans un futur plus ou moins proche, est-ce vraiment nécessaire ? Quelle interaction peut-on réellement espérer maintenant ou plus tard avec un écran de moins de 42mm de haut ? Sans aller plus loin, les promesses me semblent déjà tenues et justifient de l’utilité de l’objet mais un peu moins son prix…

Transfert d’autonomie

Si l’autonomie de la montre sera sans aucun doute le nuage le plus noir à l’horizon, l’effet paradoxal est que ses fonctionnalités devraient rendre du jus à nos iPhone qui resteront plus longtemps au chaud au fond d’une poche. Et ça c’est une bonne chose !

Il faudra se faire à l’idée que chaque soir la montre devra rejoindre une prise électrique avec l’iPhone et de temps en temps l’iPad. Les fabricants de tables de chevet vont devoir sérieusement commencer à créer des meubles avec prises de recharge intégrées !

One more thing…

Peu convaincu par la montre à son annonce, je me suis mis à m’imaginer son utilité réelle et à me rendre compte qu’Apple avait bon sur une grande partie de la ligne. La montre est un accessoire de mode et la connecter à un smartphone est une suite parfaitement logique si on sait s’en tenir à des fonctionnalités limitées mais efficaces. La montre Apple ne devrait pas être l’usine à gaz démontrée par les premiers modèles lancés par Motorola, LG ou Samsung car on peut faire confiance à Jonathan Ive pour avoir fait encore une fois des choix tranchés à la place des utilisateurs.
Les futures itérations de l’Apple Watch apporteront quelques réponses aux premières critiques, dans le pur esprit d’Apple : « on fait ce qu’on veut et on vous emm… car vous saurez dans quelques temps que nous avions raison depuis le début ». Demandez à Samsung et Microsoft qui, ces dernières années et encore la semaine dernière, ont bien dû reconnaître cet état de fait. Douloureusement qui plus est !

J’aurai une Apple Watch, sans aucun doute. Pour pouvoir juger sur pièce de ces assertions. Et puis parce que je reste un peu geek au fond de moi… Mais le choix est déjà fait, ce sera le modèle de base cette fois car il n’est pas question d’investir lourdement dans un produit dont la destination est un sombre fond de tiroir avec l’arrivée des remplaçantes !

Édition Sport, bracelet silicone vert. Pour contraster avec ma Tissot Touch au bracelet silicone orange.

À la SNCF la fidélité a un prix

Dans la série je râle (à juste titre !) contre la SNCF, après m’être fait jeter une énième fois pour obtenir un « billet prime » que les « Grands Voyageurs » peuvent acheter avec leurs points, je me suis reporté au catalogue et aux conditions d’obtention des points.

Fidélité pas récompensée

En souscrivant à mon abonnement Fréquence, j’ai le plaisir de payer mes billets deux fois moins cher (en général) et du coup de collecter deux fois moins de points !
Je vais certes acquérir un bonus de presque 1000 points monnaie en achetant l’abonnement, mais c’est plutôt kif-kif pour un client lambda qui dépensera la même somme que moi en billets pour obtenir ce nombre de points.

bareme-grand-voyageur

Donc gros consommateur ou pas, vous êtes logé à la même enseigne, ce qui va largement à l’encontre de la pratique qui se généralise de récompenser les bons clients comme avec ma « Carte One » à la Fnac.

Soit, maintenant faisons quelques calculs…

Par ici la monnaie

Quand vous êtes grand voyageur, quelque soit le statut (« standard », « Plus » ou « Club », pas de différence sur la collecte de points. En moyenne 2 points par euro dépensé en billets.

Mes aller-retours les plus fréquents sont facturés 68 € (tarif Fréquence) ce qui me fait gagner 136 points monnaie par voyage.
Sur cette base, la SNCF propose des bons de réduction de 7€ sur les prochains billets moyennant 1400 points monnaie.

bons-reduction-gv

À la marge, il faut donc 100 trajets (6800 € dépensés pour 13600 points monnaie) afin d’obtenir un trajet offert (70 €). Heureusement les bons sont cumulables…

Ce qui fait à peine 1% de retour sur investissement…

Heureusement la SNCF ne me propose pas que des bons de réduction peu rentables, on peut acheter des articles pour « se faire plaisir » comme un iPod nano 16 Go.

Pour un iPod nano 16 Go à 179€ (tarif Apple Store), il faut cumuler 44500 points monnaie. Attention le calcul fait mal : à 2 points / euro dépensé, ça fait du 22250 € euros de billets de train ! En gros je dois voyager 327 fois pour écouter ma musique… Je confirme, les produits Apple sont chers, très chers. Encore plus à la SNCF.

Si je veux lire un journal, sans compter les délais d’acheminement je dois épargner 3700 points pour « Mon jardin & ma maison », vendu 4,50 € en kiosque. Ce qui nous met la centaine de pubs pages de papier glacé à 1850 € ou 27 voyages à Paris dans mon cas !

Il y a encore les cartes iTunes de 10 euros pour 1600 € de billets de train ou 6 mois de Deezer Premium en échange de 8300 € de voyages, etc…

Je vous l’accorde, ces calculs ne prennent pas en compte le fait que pendant ce temps j’aurai également profité du confort tout relatif des TGV pas mal entretenus.

Même la carte Fnac est plus rentable (entre 200 et 400 euros dépensés pour 10 euros de réduction) sans compter les réductions permanentes et occasionnelles, les cadeaux d’anniversaires et autres bonus avec un retour sur investissement de 2,5% au minimum !

SNCF, les amendes peu honorables

À la manière du loto, la SNCF s’amuse à placarder des affiches avec écrit « ici un perdant à 375€ ». Cette campagne prépare les voyageurs à la toute prochaine augmentation du montant des amendes et… de manière détournée aux critiques sur la rentabilité du TGV ?!

fraude-sncf

Sans compassion

Si les amendes subissent une énorme inflation, je doute fortement que les conditions d’application soient assouplies au passage…

J’ai beau avoir un abonnement Fréquence en règle à quelques centaines d’euros le semestre, quand les automates pour prendre un billet sont en panne et les guichets blindés par tous les voyageurs qui s’y reportent, si je monte dans le TGV sans billet, non sans avoir prévenu le contrôleur avant de m’installer, l’amende est appliquée. Plein pot.
Peu importe que la pochette de mon coupon Fréquence soit pleine d’anciens billets ou que je tente d’apporter la preuve par une photo des automates en panne, le contrôleur se fait un plaisir de majorer le tarif comme si j’étais un véritable fraudeur.

La SNCF répondra que le contrôleur ne fait que respecter les directives de son management, alors j’aimerais bien que la dame (du chemin) de fer m’explique pourquoi la semaine dernière un voyageur s’est fait offrir le trajet sur le bel argument qu’il « faisait le même boulot que le contrôleur » en présentant une carte de fonctionnaire de police et s’excusant platement de ne pas avoir eu le temps de faire un arrêt aux guichets…

Pour ma part, j’ai même eu le droit l’année dernière au moment de demander au contrôleur d’être clément (ne pas appliquer de majoration) que « les jeunes comme vous on les connaît ». Ah bon ? Des « jeunes » comme moi (c’est flatteur quand même) qui paient un abonnement à 600€ (en cours de validité au moment du contrôle) et lâchent près de 7000€ par an en billets de train ?

Une fois seulement sur 7 à 8 trajets où j’ai dû embarquer sans avoir le temps de prendre un billet, la contrôleuse a eu la gentillesse de ne pas appliquer de majoration.
Preuve s’il en est que la mise en oeuvre des consignes n’a rien d’obligatoire et se fait à la tête du client. La mienne ne doit pas leur revenir…

Compenser les manques

Je n’ai rien contre le fait que les fraudeurs soient punis. Bien au contraire. Ils empêchent toute entreprise de se développer. Mais plutôt que d’augmenter bêtement les amendes, ne serait-il déjà pas plus simple de faire le boulot de contrôle ?
Aujourd’hui, j’en suis à mon 23ème trajet de TGV sans avoir été contrôlé. Paris, Lyon, Avignon, Marseille… Je ne suis pas passé une fois ou deux à travers les mailles du filet, mais VINGT-TROIS FOIS. Sans me planquer dans les toilettes. Installé à ma place. Découvrant à l’occasion la joyeuse bande de contrôleurs en train de faire un tarot au bar (actuellement en grève) du TGV.

Donc la SNCF veut faire payer plus cher les mauvais comportements plutôt que de faire en sorte que ses employés fassent leur boulot ? Classe. Les fraudeurs financeront donc de nouveaux jeux de tarot aux contrôleurs.

Plus cher pour moins ?

Cela fait maintenant 6 ans que je prends le TGV au minimum une fois par semaine et que je vois les tarifs augmenter et la politique répressive se durcir, mais pour quel bénéfice pour l’usager ?

En tant que « Grand Voyageur Plus » et abonné Fréquence, nos avantages sont chaque année rognés un peu plus, à un rythme plus élevé que les tarifs n’augmentent.
Sans parler d’avantages pour les voyageurs, les services se dégradent à vitesse grand V avec par exemple la « garantie ponctualité » qui se fait un malin plaisir de renier ses engagements.

Par deux fois l’année dernière j’ai été accueilli en gare par des agents SNCF qui nous remettaient des enveloppes de remboursement car le train était en retard. Pas qu’un peu. Une heure et trois heures. Ces agents ne sortent de leur planque pour distribuer les formulaires de remboursement que quand le train accuse un retard qui met en jeu la garantie de ponctualité (plus de 30 minutes de retard).
Quelques semaines plus tard je reçois un courrier me répondant que « la garantie n’est pas applicable est à ce voyage ». Ah bon ? Essayez de portez réclamation par téléphone et vous découvrirez ce que c’est que de se foutre de la gueule du client. La SNCF est maîtresse en la matière.

Dernier exemple en date : samedi dernier, changement à Avignon. Le TGV est annoncé en retard car « coincé », avec un autre, derrière un premier TGV qui a subi des problèmes de signalisation. Comme un TGV n’en double pas un autre, j’ai presque une heure de retard ayant tout le loisir de danser sur le pont d’Avignon en entendant la voix annoncer que « ce retard étant imputable à la SNCF, la garantie ponctualité s’appliquerait ».
Arrivé à Marseille, dans le 3ème TGV de la file (donc pas celui responsable du retard), l’autre voix nous annonce que la garantie ponctualité ne concerne pas ce train. Tout autant en retard.

J’aimerais qu’on m’explique comment les trains qui suivent un train en retard « par la faute de la SNCF » ne peuvent pas être en retard autrement que par la faute de la SNCF !!!

Dégradation constante

Pendant ce temps les TGV accusent leur âge et sont tout juste propres, ce qui est inadmissible au regard des prix pratiqués. La SNCF a bien embauché des agents d’entretien qui passent dans les couloirs durant tout le voyage pour faire un « brin de ménage » pendant le trajet, mais ce n’est rien d’autre qu’un cache-misère.
En effet, aussi efficaces soient-ils pour polir l’inox des robinets, ils ne réparent pas les moquettes usées jusqu’à la corde, les fauteuils à la mousse affaissée (quand elle n’a pas été dépiautée par un voyageur indélicat), les lumières ou stores cassés.

Quand je mesure les progrès qu’ont fait les rames de métro parisiennes, ça fait mal de voir la majorité des TGV que je prends dans un tel état. Des trajets à 60 euros minimum l’aller-retour, à peine moins chers que de prendre l’autoroute pour un seul bénéfice : la rapidité.

Je pense que la situation n’est pas prête de s’arranger car la SNCF met les moyens pour déployer le haut-débit dans les TGV alors qu’on n’a même pas de prises électriques dans la plupart des trains ! Génial, je vais pouvoir surfer sur le web pendant le voyage et arriver à destination avec une batterie à plat après quelques heures dans des trains en mauvais état.

Et sinon, y a un moment où vous allez arrêter de nous prendre pour des vaches à lait ? À quand les pubs pour vanter les progrès en matière d’équipements et démontrer une véritable envie d’améliorer la situation ?

En attendant, tout ce que je peux ne pas payer à la SNCF, je le donne à Capitaine Train

Conception de la télévision

En plongeant dans les archives, je suis tombé sur des textes écrits dans les journaux d’école… Dont celui-ci, écrit par mes soins sous la forme d’un poème en avril 1990, soit il y a presque 25 ans à quelques semaines près… J’ai recompté plusieurs fois pour être sûr tellement ce texte me paraît encore actuel !

Conception de la télévision

La télévision est faite d’onomatopées
Que vos enfants vous ressassent à longueur de journée.
Les enfants ne sont plus éduqués
Par les romans familiers mais par des programmes télé
Qui les rendent timbrés.
La nouvelle génération vit de la télévision Vautrés par terre devant des émissions bidons.
Fini les livres passionnants,
Les contes de nos grand-parents !
Le problème est que les enfants ne sont jamais las
De ces feuilletons que vous n’aimez pas.
A mon goût, la télévision n’est pas une nourriture
Qui égale la littérature…

Nous en discutions hier avec Nathalie et mon avis sur la question n’a pas changé d’un iota !

Le texte original publié :

conception-television

L’iPad Pro est là. Livraison courant avril.

Ayant encore passé une grande partie de la semaine dans les TGV, j’ai pas mal pu goûter à la diversité des « contacts » qu’offre ce mode de transport… Entre les enfants qui prennent les couloirs pour une aire de jeu à la veille des grandes vacances, ceux qui montent émerveillés à la ville (ou en reviennent), les travailleurs toujours pressés, il y aurait de nombreuses histoires à raconter.

Pas toujours discrets dans leurs discussions, les voisins de compartiment font tantôt sourire ou exaspèrent. Ce soir, c’était entre les deux…

Trois messieurs qui se gargarisent de leurs super-méga-grands smartphones coréens, faisant le concours de la « spec » la plus idiote ou inutile qui pourra donner l’avantage à l’un d’entre eux.

— Moi j’ai la NFC nouvelle génération sur le mien.
— Ah c’est cool, et tu t’en sers pour quoi ?
— Bah je ne sais pas trop, mais c’est super bien. On va pouvoir payer avec un jour.

Oui, oui, un jour mon prince viendra. C’est un peu pour ça qu’Apple n’a pas implémenté la technologie dans ses iPhone tant qu’elle ne lui avait pas trouvé une véritable raison d’être… Pour éviter à ses utilisateurs de passer pour des cons dans le TGV ?

Et puis d’un coup, peut-être à la vue de mes appareils pommés, la conversation dérive vers les produits Apple…

— Tiens au fait, je vais commander le nouvel iPad !
— Ah bon ?
— Bah ouais, le nouveau en 12″
— Ça existe ?
— Bah ouais, et en plus tu peux faire tourner tes applications Mac OS dessus.
— Tu le reçois bientôt ?
— Oui, courant Avril, en même temps que la montre.

Cet à cet instant que mon cœur balance entre m’enfoncer le plus fort possible les écouteurs dans les oreilles jusqu’à en faire des implants ou continuer à laisser traîner mon oreille distraite vers cette discussion de comptoir totalement surréaliste.

Quel dommage, ils se sont arrêtés peu après sans s’enfoncer plus avant dans leurs élucubrations issues de rumeurs régulièrement relayées mais que rien à ce jour n’est venu réellement corroborer. J’aurais peut-être pu ramener un scoop…

Par contre, aucun plan sur la comète autour d’un certain Galaxy S6, digne descendant des téléphones avec lesquels ils se pavanaient depuis le début du voyage…

— Tiens tu pourras passer me dépanner mon Air Book ?
— Oui bien sûr, j’amènerai mon Mac Pro portable.

Argh, il est temps de descendre, mon côté maniaque, cartésien, casse-c… fait que leur conversation est en train de me hérisser le poil entendre pareilles conneries !

Un peu comme le « je regarderai sur le PC ». Chérie, c’est un Mac. Un M-A-C. On n’a plus de PC à la maison depuis que j’ai remplacé ton Android par un iPhone et tes PC par Mac et iPad. Appelons un chat un chat !

01net : la réponse en détail

Début décembre je publiais une longue réaction faisant suite à la découverte des comparatifs de smartphones haut de gamme sur le site 01net.
Dans les heures qui ont suivi, j’ai été très agréablement surpris d’être contacté par Christofer Ciminelli, rédacteur en chef, qui se proposait de répondre en détail aux différents points soulevés (dont certains de manière quelque peu « virulente »).

Quelques échanges d’emails plus tard, nous convenions que je poserais mes questions sur les informations et protocoles qui ont attiré mon attention et déclenché l’écriture de l’article original.

La réponse ne s’est pas faite attendre, aussi claire que détaillée, mais mes obligations professionnelles et personnelles ne m’ont pas laissé le temps de publier ce droit de réponse légitime reçu il y a bien longtemps. Honte à moi, je pensais avoir le temps de découper le texte en faisant attention à ne pas déformer ni édulcorer le propos original mais, comme s’est permis de me le rappeler Christofer, cela traine un peu trop…

Je vous livre donc, brutes, sans coupes (seules quelques questions traitées de manière groupée ont été retirées), les questions et les réponses à mon article « Zéro, hein. Net !« .

Un OS dans les notes ?

Pourquoi et comment donnez-vous une note au système d’exploitation qui est une notation périssable en fonction de la mise à disposition de mises à jour (iPhone 5 / 4S par exemple) ? Certains smartphones prennent un handicap en termes de notation alors même qu’ils savent utiliser (et sont livrés avec !) le dernier OS…

Nous avons mis en place une échelle de notes qui prend en compte la version de l’OS supportée par chaque appareil. Ainsi, la compatibilité avec la dernière version en date est toujours notée 10/10. Avec l’arrivée de Lollipop, tous les smartphones qui ne supportent que Kit Kat ont ainsi une note dégradée à 9. En ce qui concerne les iPhone 5 et 4S, il s’agit tout simplement d’une erreur qui a été corrigée depuis. D’ailleurs, merci de nous avoir alertés ! Pour info, la note de l’OS compte pour 2,4% de la note technique globale.

Ah, la RAM…

Les caractéristiques techniques notées sont assez variées et les données soient fausses (RAM disponible sur iPhone 6) soient peu pertinentes (quantité de RAM pas représentative de l’expérience utilisateur à laquelle elle est liée alors même que le processeur est considéré « sans impact ») ? De même la NFC qui est notée à égalité chez Apple et Samsung alors dans les faits et sur notre marché, la NFC d’Apple est inutile…

La quantité de RAM indiquée dans nos tableaux pour les iPhone n’est pas fausse, puisqu’ils sont tous deux équipés d’un giga-octet de mémoire vive. Vous devez certainement parler de la mémoire interne libre. Concernant les iPhone 6 et 6 Plus 128 Go, effectivement, il ne s’agissait pas de 128 000 Mo d’espace libre mais plutôt 114 000 Mo libres. Là encore, il s’agit d’une erreur que nous avons corrigée depuis. Cela dit, cette donnée compte pour 2% de la note et n’a eu aucun impact sur le classement. Au sujet de la présence ou non d’un port MicroSD, nous ne partageons visiblement pas le même avis… Et nous l’assumons ! Passer de 16 à 32 Go d’espace sur un Xperia Z3 coûte 10 € (le prix d’une carte MicroSD de 16 Go), faire de même avec un iPhone 5s est… impossible. Ou au mieux, il faut choisir le modèle 32 Go vendu 50€ de plus sans qu’un tel écart soit justifié. Quant à la quantité de mémoire vive, nous avons pris le parti de l’inclure dans notre système de notation pour deux raisons : il s’agit d’une donnée comparable, tout d’abord, et qui plus est essentielle dans nos smartphones amenés à exécuter des dizaines d’applis simultanément. Nous testons plusieurs centaines de smartphones par an, et nous avons observé que la quantité de mémoire vive embarquée avait un impact important sur la capacité du smartphones à gérer le multitâche (entre autres). Et cela vaut surtout pour les smartphones Android. Ainsi le OnePlus One, qui intègre 3 Go de RAM, est à ce jour le smartphone Android le plus réactif passé par le labo de 01net.com. Mais la quantité de mémoire vive ne fait pas tout. Le processeur y est pour beaucoup, et les optimisations apportées par les développeurs également. Pour le premier, nous avons choisi de ne pas les noter pour une raison simple : il nous est impossible de classer les CPU mobiles par ordre de performances puisque nous ne pouvons pas les tester dans des conditions comparables. Contrairement aux CPU classiques, comme vous le savez, on ne peut confronter un Snapdragon à un A8 ou à un Tegra sur une plateforme de référence, avec la même quantité de mémoire vive, sous le même OS… Et concernant les fameuses optimisations logicielles, nous les prenons en compte dans une appréciation spécifique, « fluidité de l’interface ». Vous remarquerez que malgré leur petit giga-octet de RAM, les iPhone 6 ont ici la note maximale.

Tout confort

Le confort d’emploi mêle considérations physiques (diagonale, résolution, …) et logicielles (fluidité d’interface, clavier, …) sans relever réellement de l’ergonomie finale du produit : prise en main (d’ailleurs la finesse fait partie des caractéristiques techniques ?) et utilisation du clavier (étrangement en défaveur de Blackberry), pourquoi ces choix ?

Concernant le confort d’emploi (25% de la note), là encore, nous essayons de le juger à l’aune de critères objectifs comparables. C’est le cas par exemple de la résolution d’écran, de sa luminosité et de son contraste, mesurée par des sondes spécifiques (et très couteuses !) au sein du labo. Ces 3 données impactent directement le confort d’affichage, et donc d’emploi. Mais des appréciations entrent également en ligne de compte : la précision de l’écran tactile, la fluidité de l’interface, la qualité d’affichage en pleine lumière… et l’ergonomie du clavier. Et on ne peut pas dire que ce dernier soit à la défaveur de BlackBerry puisque son dernier modèle haut de gamme, le Passport, est noté 9/10 sur ce point (oui, on teste « encore » ces téléphones J). En revanche, qu’il soit physique ou non ne rentre pas en compte. Nous jugeons avant tout le confort de frappe. Un dernier mot sur la diagonale, que nous indiquons dans nos tableaux mais qui n’est pas prise en compte dans la note. Pourquoi ? Nous considérons que la taille d’un smartphone n’est pas un critère objectif, elle est selon nous l’affaire de chacun. À moins de prendre en compte la taille des mains de chaque internaute qui consulte nos tableaux, il nous est très difficile de prendre en compte cette donnée dans notre jugement. Et la finesse est prise en compte dans la note. En revanche, nous réfléchissons à la mise en place d’autres critères, comme par exemple le taux d’occupation de l’écran sur la façade d’un smartphone (en pourcentage). Nous aurions ici une idée plus précise du « taux d’encombrement » de chaque appareil.

Bonnes résolutions

Par ailleurs les notations de la résolution et du contraste semblent peu liées aux données techniques (de grands écarts dans les chiffres, pas dans les notes) ainsi que des valeurs étranges (contraste des smartphones Samsung)…

La résolution d’un écran est un rapport entre le nombre de pixels affichés et ses dimensions, elle est donc intimement liée aux données techniques. Pour lui appliquer une note, nous avons mis en place une clé de calcul spécifique. Nos tests montrent en effet qu’au-delà de 315 points par pouce, les pixels ne sont quasiment plus visibles à l’œil nu. Ainsi, il nous est difficile de « dégrader » un appareil à la résolution moins élevée si le résultat final est aussi bon qu’un autre à la résolution supérieure. Un passage par notre comparatif des smartphones d’entrée de gamme vous montrera que la note dégringole dans les faibles résolutions. Quant aux valeurs de contraste en apparence étranges de certains smartphones Samsung, elles sont dues aux écrans AMOLED dont la spécificité est notamment d’avoir un taux de contraste… infini. D’où le 999999:1. Nous avons donc là encore mis en place une clé de notation spécifique. La note maximale est fixée à 1500 :1, un taux de contraste que nous considérons comme excellent. Si nous avions mis en place une clé de notation linéaire, ce taux pourtant excellent aurait été noté… 0/10 !

My iPhone is rich

Richesse fonctionnelle, richesse de l’offre, … les notes sont élevées et ces mesures semblent « sorties du chapeau » ou tout du moins subjectives. Sans compter que « logiciels installés » ne s’attache à mesurer que le navigateur web et le stockage en ligne qui ne sont, de loin, pas les plus gros usages d’un smartphone ? Flash, en 2014, est-ce vraiment un critère pertinent pouvant représenter une telle part de la note ?

« Logiciels installés » fait plutôt référence à la richesse fonctionnelle. De nombreux smartphones (les iPhone notamment) intègrent des applis inédites qui ne sont pas dispos dans les Store, c’est un moyen d’en juger la qualité et l’utilité. Nous avons fait le choix de majorer les notes des Play Store et App Store pour le nombre d’applis disponibles et le niveau de fonctionnalité de ces dernières. Ce qui explique la note moins élevée des Store de Microsoft et de BlackBerry. En effet, si l’offre en applications est de plus en plus étoffée chez ces derniers, vous aurez remarqué comme nous que les applications ne sont pas développées au même rythme, et ne bénéficient pas toutes des mêmes fonctions à l’instant T. Un constat directement lié aux développeurs qui ne mettent avant tout la priorité sur iOS et Android. Lorsque ce ne sera plus le cas, nous reverrons alors notre échelle de notation. Ne perdons pas de vue que la section « Market et logiciels installés » ne compte que pour 15% de la note finale, et la richesse de l’offre pour seulement 25% de ces 15%… Quant à la taille de l’espace de stockage en ligne (5% des 15%), ce critère avait été mis en place à l’heure où le Cloud n’était pas aussi développé. Nous sommes tout à fait d’accord avec vous sur sa pertinence. Idem pour le Flash. D’ailleurs, il est fort probable que ce critère disparaisse prochainement de nos grilles d’analyse !

La taille ne compte pas

On revient toujours aux questions de la technique versus la réalité : tout le monde sait que le nombre de pixels ne fait pas la qualité d’un appareil photo, ce que révèle quelques lignes plus loin la note de « qualité photo », pourquoi y donner de l’importance ? Alors même que la disparité de résolutions en mode vidéo ou webcam n’a aucun impact sur la note…

La résolution ne fait pas tout, clairement ! On le répète sans arrêt, d’ailleurs. Mais son impact n’est pas non plus nul sur le résultat final, c’est pourquoi nous avons choisi de l’inclure dans la note. Les fonctions multimédia constituent 15% de la note, et la taille du capteur… 10% de ces 15%. Effectivement, nous accordons plus d’importance aux appréciations photo et vidéo (respectivement 20 et 19%). Les résolutions des capteurs frontaux sont très proches sur les smartphones haut de gamme, ils récoltent donc tous ou presque un 10. Aucun impact sur la note finale, c’est juste, mais ce n’est pas le cas pour notre comparatif des smartphones d’entrée de gamme, encore une fois. C’est une façon pour nous de donner un coup de pouces aux fabricants qui ne négligent pas ce critère, y compris sur des modèles low cost.

Multimédia immédiat

Le mutlimédia, selon votre comparatif, se résume à la photo, la vidéo (capture et lecture), le haut-parleur, la sortie numérique et un benchmark 3D or, les usages les plus courants semblent nettement inclure la fonction de « baladeur MP3″ et assez peu la sortie TV (nombre d’utilisateurs ne sont certainement même pas conscients de cette possibilité), ne manque-t-il pas des rubriques notées comme le « jeuvidéo » ?

Effectivement, le multimédia sur un smartphone ne se résume pas aux seuls critères listés dans cette section. Les smartphones sont largement utilisés comme baladeurs, c’est vrai, mais nous partons du principe que tous sont capables de lire des MP3 ou de se connecter à Spotify et Deezer via des applis. Tous les appareils récolteraient alors un 10 automatique, ce qui a peu d’intérêt selon nous. Cette section n’est pas parfaite, et pour être tout à fait transparent, une réflexion est en cours actuellement pour la remettre à plat. Par exemple, la sortie TV telle que nous la notons aujourd’hui a un intérêt limité, mais savoir qu’il est possible de dupliquer l’écran via Airplay ou Miracast en a déjà beaucoup plus. Même topo pour le kit mains-libres, d’ailleurs, que nous ne notons pas forcément comme il le devrait (5% des 15% des fonctions multimédia, cela dit). En revanche, nous avons choisi d’inclure dans la note la qualité du haut-parleur pour alerter nos lecteurs sur certains fabricants qui n’étaient absolument pas sérieux sur ce plan (je reste poli).

Quant au jeu vidéo, nous sommes aujourd’hui dans l’incapacité de comparer deux appareils sur des critères objectifs. Bien que l’utilitaire Antutu soit disponible sur les différents Store, nous n’avons pas suffisamment de garanties de la part de l’éditeur pour pouvoir comparer sereinement les valeurs d’un smartphone Android à celles d’un iPhone, par exemple. Nous indiquons les scores, mais nous ne les prenons pas en compte dans la note. D’ailleurs, sur un même appareil, la dernière version d’Antutu (5.0) ne donne plus les mêmes scores que la précédente… Difficile dans ces conditions de comparer des valeurs sans générer des aberrations. Mais nous sommes en pleine réflexion pour mieux prendre en considération le jeu vidéo dans les prochaines moutures du comparateur. Patience !

Formats vidéo

Formats vidéo, pas de MP4 (alors qu’il fait partie de votre protocole) et les possibilités logicielles décuplées par les apps ne sont pas prises en compte ? Pas de formats audio, de lecteur audio pour rejoindre la question sur cette utilisation plutôt courante ?

Nous allons très probablement arrêter de prendre en compte les différents types de formats vidéos supportés « en sortie de boîte », au regard de l’offre en lecteurs vidéo suffisamment riche selon nous. En revanche, la prise en charge de la HD est importante, et nous continuerons de l’inclure dans la note multimédia. De même, plutôt que d’inclure la prise en charge des formats audio, nous réfléchissons à une manière de mettre en avant les smartphones capables de décoder l’audio High Res.

La guerre des chiffres

En tant qu’utilisateur averti et attentif aux détails et qui recherche par dessus-tout à jauger d’un appareil à l’aune de son ergonomie et de son confort au quotidien plutôt que sur une guerre des chiffres éloignée de la réalité, votre comparatif m’a beaucoup dérangé de la part d’un média lu et renommé comme le vôtre. Et vous qu’en penseriez-vous si vous ne baigniez pas dans ce monde de chiffres et cette guerre des communiqués de presse ?

Il faut considérer nos tableaux comparatifs comme des outils de décryptage de cette fameuse guerre des chiffres. Et nous ne comparons pas que des caractéristiques techniques ! Nos tableaux intègrent toutes les mesures effectuées par le laboratoire de 01net.com, des mesures qui justement sont des contre-pieds à cette guerre des chiffres. Grâce à ces mesures et notre base de données parmi les plus complètes au monde (vraiment !), nous sommes en mesure d’attribuer des notes et de classer des produits de manière 100% indépendante. La réalité versus le marketing, en somme, et nous en sommes plutôt fiers. Un mot rapide aussi sur nos tests d’autonomie dont les valeurs vous laissaient « dubitatif ». Tous les smartphones sans exception qui passent par la rédaction subissent 4 tests d’autonomie distincts et surtout, complets (de 100% à 0% de charge) : en lecture vidéo, en surf 3G, en communication vocale, et en usage dit polyvalent. Je n’ai aucun mal à affirmer que le labo de 01net.com est le plus exigeant de France sur la question de l’autonomie (voir une vidéo ici). Malgré tout, nos tableaux ont une limite, il faut bien l’avouer. Ils ne prennent pas suffisamment en compte la part de subjectivité qui nous pousse à aller vers un produit plutôt qu’un autre. Cette notion est en revanche systématiquement développée dans les tests au format texte dont font l’objet tous les produits. C’est ce que la « note de la rédaction » est censée refléter (notamment), mais il faut admettre que la présence de deux notes apporte de la confusion. Mais plus pour longtemps… Stay tuned.

Apple sans avis ?

Je terminerai avec cette question : n’est-il pas étrange que les smartphones Apple n’aient aucun « Avis utilisateur » ? Pourtant malgré les nombreux défauts que vous relevez, ilsfont partie des meilleures et ventes et de ceux que l’on croise le plus… Cela indique-t-il que votre public est assez peu orienté « Apple » ?

Bien vu ! En réalité, la raison est assez simple : nous avons pris l’habitude de traiter les tests de produits majeurs (ou très attendus) sous une autre forme, dans un autre espace éditorial plus « souple ». De fait, la plupart des produits Apple sont traités sous cette forme et les avis utilisateurs sont mécaniquement moins nombreux… Pour être tout à fait complet sur ce point, j’ajouterais que globalement, de plus en plus d’avis utilisateurs s’expriment au sein de notre communauté Facebook qui compte près de 800 000 membres.

En conclusion

Voilà, ma faute ne pas avoir publié les réponses de 01net est désormais corrigée. En bref, ce retour est intéressant sur plusieurs points :
– il permet de voir que même un grand média sait reconnaître ses erreurs et les corriger,
– il permet de mieux comprendre les notations et critères utilisés ainsi que la réalité dans laquelle ils sont à placer : une large gamme de smartphones aux caractéristiques loin d’être unifiées,
– il rappelle que les tests chiffrés sont loin d’avoir une valeur probante universelle à côté des tests détaillés d’une rédaction qui, eux, sauront inclure une part de subjectivité naturelle qui interpellera le lecteur tout en lui permettant de mieux s’orienter,
– il démontre que quelle que soit votre légitimité, votre critique (à condition d’être un minimum étayée sans n’être qu’un « bashing » bête, méchant et gratuit) est écoutée et peut trouver une réponse sérieuse que chacun sera libre d’interpréter.

Bref, je renouvelle mes remerciements (et mes excuses) à Christofer et la rédaction de 01net, non pas pour mes propos de départ mais pour mon retard inacceptable loin de refléter leur réactivité !

Merci !

Droit à l’oubli

Le droit à l’oubli est un thème plutôt en vogue à l’heure actuelle où certains se battent contre leur présence dans les moteurs de recherche et contre ce qui se dit d’eux de manière plus générale sur Internet.
Cependant, bon nombre de ceux qui se plaignent de trop voir leur vie privée étalée sur les portails numériques sont eux-même « responsables » de par leur méconnaissance des paramètres de confidentialité des réseaux sociaux ou du fonctionnement de ces robots qui associent chaque fragment numérique à un nom pour en faire un roman parfois peu flatteur.

Pour ma part, j’ai fait le choix d’un blog personnel (tenu en dilettante depuis 2002) qui alterne entre humeurs technologiques et bribes de vie qu’il me tient à cœur de partager. Twitter a rejoint mon cercle d’écrits électroniques en 2008 et est, depuis, l’occasion pour moi de faire de jolies rencontres pas si virtuelles (@urbanbike, @nephou, @nathaliec, …), de râler beaucoup un peu et de partager un peu beaucoup.

Oiseau de malheur ?

À bien y regarder, Twitter est par essence un réseau social plus indiscret que le tant décrié Facebook. En effet, à moins d’avoir un compte privé dont l’utilité est vraiment très limitée, tout ce qui est publié est public. C’est un choix qu’il faut être prêt à assumer et qui, en fonction des écrits peut coûter. Cher. Très cher.
Au moins sur Facebook, entouré de nombreux faux amis, l’utilisateur peut filtrer précisément la destination de chacun de ses messages et briller en société sans jamais révéler de côté sombre ni prêter le flanc à la critique ou la vindicte sociale… Mais ce n’est pas ce qui me fera y retourner !

Espionnage industriel

Je me suis récemment rendu coupable d’avoir partagé, entre autres, la photo des quelques iPad (une petite dizaine) que me fournit un de mes clients. Cette photo bien anodine, qui illustrait la galère des mises a jour en batterie des appareils sous iOS, m’a valu, au cours d’un jugement au tribunal, d’être considéré comme quelqu’un de « riche ». Forcément, quand on se bat contre une pauvre fille, ce genre de cliché fait pencher la balance dans le mauvais sens.
Cependant, la réalité est que cette pile de tablettes ne m’appartient pas et cette personne dont la vie n’est régie que par la vengeance gratuite a décidé de s’en servir et d’utiliser mon compte Twitter tout autant que mes publications ici et ailleurs comme preuves pour obtenir gain de cause. Petite victoire.

Cet exemple fait partie d’une longue série d’actes d’espionnage de ma vie privée développés à une échelle » quasi-industrielle » qui finalement ne font que révéler la pauvreté de la vie de ceux qui les commettent. Avec leur bande bien organisée, le « faux plombier qui scrute les fuites chez moi » et « l’institutrice qui agit à l’inverse de ce qu’elle prêche », prouvent une fois encore qu’ils ont bien trop de temps dans leur vie à perdre plutôt que s’occuper de leur propre famille qui… est en partie la mienne au final.

L’oiseau ne suspendra pas son vol

Je pourrais décider de fermer mon compte Twitter, abandonner ce blog et devenir adepte du « vivons cachés » mais après quelques dures journées de réflexion je me suis rangé du côté de la raison qui veut que, quoique je dise (ou écrive) où que ce soit, les personnes qui n’ont d’intérêt que pour la vie des autres trouveront matière à raviver leur flamme haineuse.
M’arrêter d’écrire et de partager serait une victoire de plus pour le camp adverse que je ne suis pas prêt à offrir car cela reviendrait surtout à renier mon plaisir d’écrire et de partager; une égoïste bouffée d’oxygène dont je ne saurais me passer.

Vautour’ne autour

En mesurant la débauche d’énergie de ces vautours dont la seule occupation quotidienne est de nuire à leur prochain, je me dis que leur vie bien triste ne mérite rien d’autre que le mépris de mon ignorance. Je ne me cacherai pas et je vais continuer à assumer mes publications car seules les interprétations qui en sont faites sont préjudiciables, la vérité et la réalité du moment restent à mes côtés et, grâce à cela j’ai ma conscience et la capacité de me regarder dans la glace chaque matin (même si je déteste ça en fait).
Je m’attache à continuer de croire que tout se paie un jour et que mes vérités transformées par les autres auront toujours plus de valeur que les mensonges qui en ont été faits par arrogance et dépit d’une vie sacrément morne.

À la masse

Finalement, c’est un mal bien connu qui resurgit de cette expérience : il est plus facile d’aller mettre un coup de masse dans le mur du voisin que de s’attacher à en construire un plus beau et plus solide. Pour ma part, je n’ai jamais trouvé que ce qui se passait dans le jardin des autres avait plus d’intérêt que ce je pourrais faire chez moi…

Alors j’avance en toute conscience, le plus serein possible, me disant que la vengeance est un plat qui se mange froid mais que je n’aurai même pas à leur servir…