Appelez-moi « Aeron Man »

« Aeron » cela ne vous dit rien ? Pourtant vous l’avez sûrement déjà vu dans un film ou une série. L’Aeron de Herman Miller, est un fauteuil de bureau au look particulier : assise et dossier tout en transparence semblant flotter au-dessus de son mécanisme pas hyper sexy.

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On aime, ou on n’aime pas. Je n’ai jamais trouvé ce fauteuil « splendide », il y a toujours quelque chose dans le visuel qui me chagrine mais je n’ai jamais su dire quoi.

Merci Ikea

Après 10 ans de bons et loyaux services mon fauteuil « ergonomique » Ikea a rendu l’âme. Je sais ce que certains vont dire : Ikea ne fait pas de « vrais fauteuils ergonomiques » mais mon « Klappe » était jusqu’à il y a quelques semaines, le seul fauteuil de bureau dans lequel je restais assis sans douleur et avec plaisir. Doté de bien plus de réglages que ses cousins, ce fauteuil (le plus cher de l’enseigne suédoise) a été mon compagnon de tous les jours, sans regret.

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Puis, avec l’âge la mousse de l’assise s’est affaissée, des douleurs sont nées dans la jambe avec la compression du nerf sciatique, transformant mes journées derrière mes écrans en véritable calvaire. Rien à faire pour le réparer, il aurait fallu trouver la bonne mousse, refaire la couverture de l’assise, sans vraie garantie de recouvrer le confort initial.

Ikea a arrêté le produit il y a quelques années et, par la même occasion, abandonné ce segment « haut de gamme ». C’est une bonne nouvelle, cela va m’obliger à aller voir ailleurs et changer…

La meilleure des médecines

Je me suis dit que ça allait passer, mais rien n’y a fait. Le médecin a été clair et direct : « investissez dans un bon nouveau siège ou vous finirez sous traitement permanent ».

Sachant qu’il me fallait une vraie solution plutôt que de pleurer de douleur au bout de quelques heures à mon bureau, j’ai naturellement cherché un fauteuil « ergonomique », pensant à tout le bien que Jean-Christophe avait pu dire du fameux « Aeron ».

Mais en voyant les prix sur les boutiques en ligne (entre 1200 et 1800 euros !), j’ai eu plus mal qu’à ma jambe. J’ai tenté de chercher ailleurs, de regarder d’autres produits moins chers. Impossible de trouver quelque chose qui soit adapté à ma taille comme pouvait l’être mon défunt fauteuil « Klappe ». Mesurer plus de 2m n’est qu’un avantage pour atteindre les rayons du haut au supermarché, pour le reste… c’est une galère de tous les jours.

Puis, quand vous vivez (numériquement) entre un intégriste de l’ergonomie (hein, @GeekUnivers) et un fan absolu du produit (ce cher @Urbanbike) et que vous ne trouvez rien d’autre que des avis dithyrambiques sur l’Aeron, vous y réfléchissez à nouveau.

Dites 33

Au fil de mes recherches j’ai découvert que pour Noël 2014, l’Aeron était en promotion : 33% de réduction chez ergoSiège. Toutes options (accoudoirs, posture-fit, bascule, etc) mais en une seule finition et un seul coloris. Ça tombe bien, c’est ce que j’aurais choisi de toute façon : le modèle « Graphite ».

1189,12 €. Livré. Le prix se discute ? Non. Des facilités pour un achat pas prévu ? Non.
Ce fauteuil, je vais y passer entre 8 et 10h par jour pendant les prochaines années… Il est garanti plus de 10 ans et toutes ses pièces d’usure peuvent être remplacées donc je sais qu’il m’accompagnera dans le temps.

Et puis finalement, ce fauteuil fait partie de mes outils de travail, au même titre que mes Mac (bien plus coûteux et moins durables) que je change tous les ans ou presque !
Qu’est-ce que 1200 euros pour un outil de travail qui devrait m’éviter de revoir trop souvent un ostéopathe ?

Ce sera un Aeron « Graphite », toutes options en taille C. Livré sous 3 jours.

Suspendu devant mon clavier

Une palette, un énorme carton (qui fera une super cabane pour les enfants) et à l’intérieur le fauteuil déjà assemblé et prêt à l’emploi. En vrai, je le trouve moins moche que ce que je l’ai toujours trouvé. Mais après, beau ou pas, je ne le vois pas quand je suis assis dedans, et ce n’est pas franchement l’esthétique que je recherche…

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Être assis dans un Aeron, c’est un confort très particulier et déroutant au début. Je ne suis pas assis, je me sens comme suspendu, comme dans un hamac. La sensation est difficile à décrire : on se sent à la fois léger et soutenu. Le fesses au fond du fauteuil, le dos est parfaitement calé et cette souplesse de l’ensemble change radicalement de la rigidité des autres sièges que j’ai pu tester où seule la mousse assouplit l’assise. Ici, c’est tout le fauteuil qui paraît souple tout en maintenant parfaitement le corps.

J’avais prévenu, c’est difficile à décrire !

Froid dans le dos

L’absence de tissu et de mousses me donne froid frais dans le dos. En été ce sera appréciable, là tout de suite après quelques heures passées dedans, je me dis qu’il faut s’y faire ou mettre un plus gros pull car je ne me tiens pas chaud : le maillage évacue ma chaleur.

Siège à bascule

Parmi les options et fonctionnalités du fauteuil Aeron, il y a « la bascule ». J’avais un système équivalent sur mon ancien fauteuil, mais je n’en comprenais pas l’intérêt.

Avec les réglages fins de résistance et le blocage intelligent, l’Aeron m’a fait redécouvrir cette bascule : votre corps se penche en arrière toujours parfaitement soutenu. Ce n’est pas un lit, mais une position agréable pour passer un coup de téléphone ou lire les actualités sur mon iPad.

Le changement c’est maintenant

Sans compter le soutien lombaire réglable « posture-fit », les roulettes freinées sur sol dur, les accoudoirs pivotants, l’Aeron est un superbe produit qui, en quelques heures, m’a fait oublier ces dernières semaines de douleurs.

Cet Aeron, je l’ai payé cher (en espèces sonnantes et trébuchantes), mais il va devenir cher à mon confort quotidien (et à ma santé) : il sera aussi bien amorti que je le suis, assis dedans !

Les copains ont toujours raison et vous devriez les écouter !

Le spam SEO de plus en plus malin

Je ne compte plus les emails de contact qui proposent une « optimisation SEO » (positionnement dans les moteurs de recherche) et les spams de commentaires dans WordPress (près de 10000 par an !).

Mais l’effronté du jour est malin et a failli me filer un doute !

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Citer mes sources

Le fameux Willie Turner me reproche de ne pas citer mes sources dans l’un de mes billets. Ah, étrange, c’est quelque chose pour lequel je me bats régulièrement et auquel je fais très attention.

Je jette un oeil à mon article, la source est bien citée et le lien que j’avais mis à l’époque est toujours valide. Mais qu’est-ce qui cloche ?

Lien suspect

Le lien que me donne ce cher Willie est étrangement raccourci. Suspect, non ? Allons voir, par acquis de conscience :

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Et bien voilà, Willie essaie de me faire culpabiliser et de me faire changer ma véritable source vers son site (tout moche) pour faire progresser son positionnement.

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Ce bon monsieur est même prévenant en me fournissant le code HTML à intégrer. Il aurait pu fournir un code optimisé correctement pour son compte au passage, mais trop risqué, la supercherie aurait été grillée immédiatement.

Un seul conseil, citez toujours vos sources par respect pour les auteurs et ne tenez pas compte de tous ces emails.

Une journée sans mon Mac

Non, je ne fais pas l’expérience de l’accroc à ses outils du quotidiens qui veut savoir combien de temps il peut tenir loin d’un clavier. Mais à force de prêcher que l’iPad n’est pas une console de jeu ni une superbe décoration pour la table du salon qui ne sert que pour aller sur Internet, il fallait bien tenter une vraie démonstration pratique.

Je ne vais pas me faire l’avocat de Jean-Christophe qui saura mieux que moi vous convaincre que l’iPad n’est pas un jouet mais bien une machine de productivité, mais plutôt vous raconter ma journée où l’iPad a remplacé le MacBook Air pour aller voir mes clients.

Voyager léger

Partir avec un iPad plutôt qu’un ordinateur portable, c’est soulager son dos. La « sacoche informatique » reste au placard, au profit de mon « sac à main spécial iPad » (CaseCrown « Messenger Bag ») dont je vous parlerai un de ces jours (ça fait deux ans que je dis ça…).
Dans ma besace, je glisse : un carnet de notes (je déteste prendre mes notes sur informatique), ma paire de stylos Lamy, une clé USB (au cas où) mes papiers d’identité et… c’est tout !

Pas de chargeur, pas d’adaptateur Ethernet… Autant de poids et de salade de fils de gagnés.

La trousse à outils

Lors de mes rendez-vous clients je n’ai qu’occasionnellement besoin de logiciels spécifiques tels que Photoshop ou InDesign, je sais qu’aujourd’hui je n’en n’aurai pas besoin et que, pour toutes les autres applications, j’ai un équivalent sur l’iPad.

Pour me déplacer, sur mon iPhone, j’ai mes billets et horaires grâce à Capitaine Train, l’info trafic (ferroviaire) via SNCF Direct, et mes trajets en fin de course avec RATP, Google Maps et Uber.
Si je dois faire une modification urgente sur un site Internet, j’ai Transmit, Koder et iSSH. Si je dois consulter des documents, j’ai au minimum Microsoft Office et GoodReader qui seront suffisants pour tout ouvrir ou presque.
Pour le reste, j’ai Mail, iMessage et Skype pour communiquer, Things et le calendrier pour m’organiser et DropBox pour récupérer des documents.

L’iPhone partagera la 4G avec l’iPad si le client n’a pas de WiFi. Autre chose ?

Et dans la réalité ?

Durant cette journée, je suis intervenu sur du code pour corriger un bug (avec Koder), j’ai lu et annoté des documents (PDF, Word et PowerPoint) avec GoodReader et Office et même écrit mes articles pour MacPlus dans ByWord.

Au moment de transférer des documents trop lourds pour être envoyés par email, j’ai éludé la question de la clé USB par un simple envoi via DropBox. Découverte intéressante pour le client et solution pratique pour lire les documents dans le TGV du retour.

Pas de retouches « en live » des flyers réalisés sous InDesign, reportées sine die sans que cela ne porte à conséquence pour le client. Au contraire, cela permet de se concentrer sur l’essentiel du rendez-vous et de travailler confortablement sur le Mac de retour au bureau.

Le seul « gros » défaut de l’iPad est son manque de multitâche rapide et pratique pour passer d’une app à une autre. Quand on est habitué à tout faire au clavier à base de « Alt+Tab » et de raccourcis clavier, la productivité en prend un coup. Dans la même veine, même si le clavier tactile est grand et agréable (sur un iPad Air 2), je suis encore incapable de taper aussi vite qu’avec un véritable clavier physique.

À refaire !

Je ne prenais pas beaucoup de risques, connaissant « mes besoins limités » pour cette journée. J’ai donc pu voyager plus léger sans que rien ne manque, sans avoir à me soucier de l’autonomie de la « machine ».

Ce qui m’aura le plus manqué, c’est de penser à embarquer avec moi un parapluie ! Mais pour ça il aurait fallu que je songe à lancer Weather Pro avant de quitter le soleil de Touraine pour la grisaille parisienne !

On peut donc bien se passer d’embarquer son « matériel informatique » et voyager plus léger avec juste un iPad dans le sac et un iPhone dans la poche ! La prochaine fois, j’alourdirai mon sac d’une batterie externe pour mes appareils car l’iPhone se vide assez vite avec le partage de connexion en 4G (heureusement, j’en ai toujours deux sur moi…).

Wire, messagerie sur le fil

Annoncée il y a quelques semaines comme « LA nouvelle messagerie instantanée conçue par les créateurs de Skype », Wire ressemble plus à un énième effet d’annonce qu’à l’alternative rêvée pour un Skype devenu lourd et pénible à utiliser.

Interface mal léchée

Ce qui saute aux yeux lorsque l’on lance Wire pour la première fois, c’est son interface épurée au design minimaliste.

Tous les éléments superflus ont disparu, tout est plat et finement dessiné. De prime abord, ce nouveau design est rafraîchissant, non sans rappeler les nouveaux codes de « material design » édictés par Google.

En théorie, une interface simplifiée est le signe d’une ergonomie réfléchie et pensée pour l’efficacité. Malheureusement, avec Wire, la simplification a été poussée un peu trop loin. Si loin que l’on en vient à chercher comment naviguer, tester à l’aveugle les « gestes classiques » et ne pas oser réaliser certaines actions….

À titre d’exemple concret, juste après l’installation. Jean-Christophe me dit regretter que l’on ne puisse pas simplement glisser une photo sur l’application pour l’ajouter au fil de discussion.
Dans les faits, ce n’est pas impossible, c’est juste peu évident. Si vous êtes habitué à Skype, vous seriez tenté de glisser votre photo dans la zone de rédaction. Avec Wire, cela ne fonctionne pas, c’est dans l’historique de conversation qu’il faut déposer le visuel. Ni logique ni intuitif.

En matière d’ergonomie, si on choisit de ne pas informer l’utilisateur (aide, tutoriel, etc), il est plus cohérent de bâtir une nouvelle expérience utilisateur sans renier trop violemment les habitudes de celui-ci. Sinon, ces frustrations constitueront un frein à l’adoption de l’outil et à la découverte de ses possibilités.

S’imposer sans se différencier ?

Si la popularité d’un outil n’est pas gage de sa qualité (Skype par exemple qui n’évolue pas dans le bon sens), la qualité de celui-ci n’est pas une garantie de succès et donc de popularité à long terme.
Encore plus aujourd’hui, s’imposer dans le domaine de la messagerie instantanée, s’avère un lourd défi compte tenu de l’offre et de l’évolution des usages.

Non sans défauts, FaceTime, et encore plus iMessage, ont commencé à prendre le pas sur les messageries historiques entre possesseurs d’appareils Apple. Pour enfoncer le clou, le « transfert de SMS » inauguré dans OS X « Yosemite » a ouvert la porte aux « discussions avec l’extérieur ».
Pour d’autres, « Facebook Messenger » est devenu la tour de contrôle de leurs conversations électroniques, intégrée au réseau social qu’ils utilisent au quotidien.

Alors pourquoi s’encombrer de nouveaux outils aux fonctionnalités identiques ? Si la plupart de vos discussions se font au travers d’une application en particulier, il est plus facile de convertir vos contacts à celle-ci, surtout si vous bénéficiez de l’argument qu’elle est parmi les plus utilisées !
Je reprends l’exemple de Skype qui est plus facile à « vendre » à un client ou un membre de la famille grâce à son interopérabilité et sa large base d’utilisateurs (encore plus depuis la fusion avec MSN Messenger !).

Dans ce cas, quelle place pour Wire qui, au contraire d’outils tels que Snapchat, n’a rien d’autre à offrir qu’une nouvelle interface ? Peut-on vraiment convaincre quelqu’un de créer un compte et d’installer une application (dans l’idéal sur plusieurs terminaux) avec le seul argument d’une « jolie interface » (largement perfectible encore) et aucune fonctionnalité novatrice ?

Il n’est pas dit que le fil lancé par Wire suffise à créer une véritable toile sans autres arguments à faire valoir à l’avenir…

Obtenir la dernière version d’iWork gratuitement, pour tous

Si depuis 2013 Apple offre gratuitement sa suite iWork (Pages, Numbers et Keynote) pour tout achat d’un nouveau Mac, les utilisateurs qui ne jurent que par les machines d’occasion n’ont pas droit à ce cadeau pourtant indispensable.

Essai transformé

Voici une erreur qu’Apple n’a pas corrigée : en téléchargeant et installant la version d’essai d’iWork ’09 vous serez éligible à la mise à jour vers la dernière version en date.

Une fois la version d’essai installée, rendez-vous dans l’App Store et cliquez sur l’onglet « Mises à jour ». Magique : Apple vous propose de mettre à jour ses trois applications de productivité !

Les applications de démonstration seront immédiatement supprimées de votre (ancien) Mac et les nouvelles versions automatiquement (et définitivement) associées à votre compte identifiant Apple.

Vous pourrez désormais les installer sur tous les Mac de la famille et vos futures machines, neuves ou d’occasion !

Pages, Numbers et Keynote constituent une excellente alternative (gratuite) à la suite Microsoft Office avec un fonctionnement bien plus orienté vers la mise en page que le « traitement de texte brut ».

Source : Redmond Pie

Les MiniDrones de Parrot font là loi !

Du point de vue d’un modéliste, cette vidéo est assez révélatrice de l’évolution actuelle. Les jouets connectés attaquent le créneau des modèles réduits en offrant une entrée ludique et rapide dans ce monde : plus simples à mettre en oeuvre, souvent dotés de fonctions multimédia et à des prix corrects en regard de la technologie embarquée.

Reste que pour ce qui est la personnalisation ou l’amélioration des performances, les modèles connectés restent juste des jouets ! Très marrants. Mais des jouets.