Droit à l’oubli

Le droit à l’oubli est un thème plutôt en vogue à l’heure actuelle où certains se battent contre leur présence dans les moteurs de recherche et contre ce qui se dit d’eux de manière plus générale sur Internet.
Cependant, bon nombre de ceux qui se plaignent de trop voir leur vie privée étalée sur les portails numériques sont eux-même « responsables » de par leur méconnaissance des paramètres de confidentialité des réseaux sociaux ou du fonctionnement de ces robots qui associent chaque fragment numérique à un nom pour en faire un roman parfois peu flatteur.

Pour ma part, j’ai fait le choix d’un blog personnel (tenu en dilettante depuis 2002) qui alterne entre humeurs technologiques et bribes de vie qu’il me tient à cœur de partager. Twitter a rejoint mon cercle d’écrits électroniques en 2008 et est, depuis, l’occasion pour moi de faire de jolies rencontres pas si virtuelles (@urbanbike, @nephou, @nathaliec, …), de râler beaucoup un peu et de partager un peu beaucoup.

Oiseau de malheur ?

À bien y regarder, Twitter est par essence un réseau social plus indiscret que le tant décrié Facebook. En effet, à moins d’avoir un compte privé dont l’utilité est vraiment très limitée, tout ce qui est publié est public. C’est un choix qu’il faut être prêt à assumer et qui, en fonction des écrits peut coûter. Cher. Très cher.
Au moins sur Facebook, entouré de nombreux faux amis, l’utilisateur peut filtrer précisément la destination de chacun de ses messages et briller en société sans jamais révéler de côté sombre ni prêter le flanc à la critique ou la vindicte sociale… Mais ce n’est pas ce qui me fera y retourner !

Espionnage industriel

Je me suis récemment rendu coupable d’avoir partagé, entre autres, la photo des quelques iPad (une petite dizaine) que me fournit un de mes clients. Cette photo bien anodine, qui illustrait la galère des mises a jour en batterie des appareils sous iOS, m’a valu, au cours d’un jugement au tribunal, d’être considéré comme quelqu’un de « riche ». Forcément, quand on se bat contre une pauvre fille, ce genre de cliché fait pencher la balance dans le mauvais sens.
Cependant, la réalité est que cette pile de tablettes ne m’appartient pas et cette personne dont la vie n’est régie que par la vengeance gratuite a décidé de s’en servir et d’utiliser mon compte Twitter tout autant que mes publications ici et ailleurs comme preuves pour obtenir gain de cause. Petite victoire.

Cet exemple fait partie d’une longue série d’actes d’espionnage de ma vie privée développés à une échelle » quasi-industrielle » qui finalement ne font que révéler la pauvreté de la vie de ceux qui les commettent. Avec leur bande bien organisée, le « faux plombier qui scrute les fuites chez moi » et « l’institutrice qui agit à l’inverse de ce qu’elle prêche », prouvent une fois encore qu’ils ont bien trop de temps dans leur vie à perdre plutôt que s’occuper de leur propre famille qui… est en partie la mienne au final.

L’oiseau ne suspendra pas son vol

Je pourrais décider de fermer mon compte Twitter, abandonner ce blog et devenir adepte du « vivons cachés » mais après quelques dures journées de réflexion je me suis rangé du côté de la raison qui veut que, quoique je dise (ou écrive) où que ce soit, les personnes qui n’ont d’intérêt que pour la vie des autres trouveront matière à raviver leur flamme haineuse.
M’arrêter d’écrire et de partager serait une victoire de plus pour le camp adverse que je ne suis pas prêt à offrir car cela reviendrait surtout à renier mon plaisir d’écrire et de partager; une égoïste bouffée d’oxygène dont je ne saurais me passer.

Vautour’ne autour

En mesurant la débauche d’énergie de ces vautours dont la seule occupation quotidienne est de nuire à leur prochain, je me dis que leur vie bien triste ne mérite rien d’autre que le mépris de mon ignorance. Je ne me cacherai pas et je vais continuer à assumer mes publications car seules les interprétations qui en sont faites sont préjudiciables, la vérité et la réalité du moment restent à mes côtés et, grâce à cela j’ai ma conscience et la capacité de me regarder dans la glace chaque matin (même si je déteste ça en fait).
Je m’attache à continuer de croire que tout se paie un jour et que mes vérités transformées par les autres auront toujours plus de valeur que les mensonges qui en ont été faits par arrogance et dépit d’une vie sacrément morne.

À la masse

Finalement, c’est un mal bien connu qui resurgit de cette expérience : il est plus facile d’aller mettre un coup de masse dans le mur du voisin que de s’attacher à en construire un plus beau et plus solide. Pour ma part, je n’ai jamais trouvé que ce qui se passait dans le jardin des autres avait plus d’intérêt que ce je pourrais faire chez moi…

Alors j’avance en toute conscience, le plus serein possible, me disant que la vengeance est un plat qui se mange froid mais que je n’aurai même pas à leur servir…

2 commentaires

  1. Urbanbike   •  

    Ce billet éveille quelques souvenirs.

    Loin d’épouser le même contexte, juste cette même surveillance régulière de mes propos sur mon blog par un couple.

    Et, dès qu’il était possible de broder, d’interpréter, de monter une information en épingle, ces braves gens n’ont jamais hésité à travestir grossièrement la réalité à des fins de manipulation de leurs victimes.

    Et pourquoi donc ? s’interroge avec bon sens le lecteur de passage…

    Simplement garder le contrôle de leurs proies en filtrant tout contact avec leur unique fils et leurs deux petits enfants. Mais aussi les amis de leurs victimes.

    Bravo, vous avez rempli avec succès votre mission : ceux qui ont été ainsi informés à sens unique par ces experts en désinformation sont décédés sans jamais entendre un autre son de cloche que celui de leurs (très) coûteux amis.

    C’est toute la stratégie des manipulateurs, offrir une façade respectable pour continuer à torpiller toute initiative d’apaisement, toute discussion qui pourrait mettre à bas leurs intérêts.

    Derrière tout cela, il y a un enjeu …généralement, s’offrir un gros jackpot si possible, des avantages monétaires immédiats, des objets en se foutant totalement des dégâts collatéraux qui, ultime paradoxe, peuvent être des proches fragiles.

    À suivre.

  2. Urbanbike   •  

    Dernier point à propos du matériel

    Même anecdote. En 2009, les équipes de Canon France me prêtent un boîtier haut de gamme pour un mois. C’est l’occasion pour les manipulateurs d’insister auprès de ma génitrice sur mon immense (sic !) fortune. Jouant sur le fait qu’elle ne lirait pas le billet en intégralité, ce test (et tous les autres…!) ont été relayés par un…

    Lui, il n’ennuie pas, préfère faire de la photo avec de coûteux boîtiers au lieu de venir vous voir !

    Et d’insister sur le coût de la boîte à pixels.

    Bref, en conclusion, se souvenir que pour tout (…bon ou médiocre) manipulateur, il faut faire flèche de tout bois pour enfoncer l’adversaire honni.

    Note de fin : comme benoît, j’ai pas été assez précis dans mes propos (sur Twitter, en 140 signes, c’est impossible) et pas insisté lourdement sur la notion de prêt dans mon billet… Mais ajouté en gros ou non, cette information est soigneusement occultée et même la justice se fait avoir à son insu, par manque de temps. Bien joué.

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