Taxis, l’auto-destruction

Les taxis (et autres professions !) qui se battent pour leurs acquis sans chercher à se réformer ont le don de m’agacer sévèrement. Il est tellement plus simple de bloquer villes et clients pour endiguer la progression de valeureux concurrents que de faire l’effort d’améliorer son service pour conserver l’affection de sa clientèle !

Ce soir, nouvelle démonstration de cette profession qui, par le nombre de mauvais élèves, continue de noircir son propre tableau tout en venant pleurer dans les jupes de l’État.

Sorti d’un TGV arrivé en retard du sud de la France avec un gros risque de rater la correspondance à l’autre bout de Paris qui me ramènera à la maison, je n’ai d’autre choix que de me faire conduire de Lyon à Montparnasse plutôt que de tenter de rallier les deux lieux en bus ou en métro.
Les taxis libres sont nombreux si on évite de faire la queue en sortie de gare pour tenter d’en attraper un dans la rue. Sauf qu’aujourd’hui, je n’ai qu’une carte bancaire et plus assez de liquide (ni de temps pour en retirer) pour régler la course. Je hèle un premier carrosse d’une grande compagnie, pensant mettre les chances de mon côté. Préférant oublier le terminal à carte bancaire posé à coté de lui, il m’indique de pas accepter ma carte. Je n’ose poser la question pour les chèques, devenus bien inutiles de nos jours.

Ce premier refus me coûte « cher » car, ses collègues m’ayant vu rater cette opportunité, ont dû se dire que je devais être un client pénible. Il m’aura fallu en « laisser passer » près d’une dizaine qui n’ont pas daigné s’arrêter ou ouvrir leur fenêtre au feu aussi rouge que leur diode était verte pour enfin en trouver un qui veuille bien de moi. Sans compter les précieuses minutes perdues avant de trouver le saint chauffeur…

Bon, s’il accepte la carte bancaire, le reste du service est à la hauteur de la réputation de ses confrères : à peine agréable, plus absorbé par sa conversation douteuse avec sa femme ou maîtresse et au volant d’un véhicule pas des plus récents. Pour avoir pendant longtemps tracé les parcours de roller du vendredi soir dans Paris, je peux également affirmer sans mal que le trajet emprunté est loin de garantir une arrivée dans les temps mais une bien meilleure option pour affoler le compteur et creuser le solde de mon compte bancaire.

Quelques kilomètres plus loin, tout de même déposé dans les temps à la gare et allégé d’une quinzaine d’euros, je regarde par curiosité ce qu’aurait donné une course Uber… À peu de choses près le même montant (entre 13 et 16€) mais avec une garantie supérieure en termes de qualité de service. En choisissant cette option à la descente du TGV, j’aurais eu à attendre environ 3 minutes, soit moins de temps qu’il ne m’a fallu pour trouver le bon taxi.

Sans tomber dans les clichés mieux véhiculés que moi, je continue de penser que les taxis méritent le sort que leur réservent les alternatives que sont les chauffeurs privés tels qu’Uber et consorts. Je persiste à penser qu’il n’est pas normal de payer sa course le même prix pour rouler dans une vieille 307 pourrie ou dans un BMW X5 flambant neuf. Prendre le taxi, c’est la loterie à tous les étages, sauf au niveau du prix qui ne s’accorde que rarement avec la qualité de service.

Si je traitais mes clients comme la majorité des taxis que j’ai eu à prendre jusqu’à maintenant, je serais bien seul et n’aurais à m’en prendre qu’à moi-même plutôt que de mener des grèves difficilement justifiables.

Alors, messieurs les taxis, posez-vous les bonnes questions et faites un effort car au bout d’un moment vos grèves ne vous sauveront plus de rien…

Un commentaire

  1. Fazer17   •  

    Bonjour,

    Le constat que tu fait des taxis en France est malheureusement le plus souvent des cas vrais. Je comprend que de plus en plus de VTC « mangent » la part des taxis.
    Pour ma part lorsque je me rend dans la capital pour traverser Paris j’utilise une moto taxi. Je réserve à l’avance en fonction de l’arrivé de mon avion ou train. Plus de soucis à attendre un taxi de disponible qui pourrait ou non accepter le règlement par carte.
    Si jamais les taxis ne changent pas la qualité de leurs services, je comprend que de plus en plus de personnes comme toi et moi viennent à trouver des solutions alternatives comme le covoiturage ou les VTC.

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