Pixelmator : sous les palmiers, la plage

À la suite de mon test de Pixelmator pour iPad publié il y a quelques jours, je me suis fendu d’un email aux développeurs pour signaler une série de bugs et autres comportement étranges. Mais hors ces défauts de jeunesse, Pixelmator a pris un chemin « à double tranchant ».

Icône pas si fraîche

Que vous aimiez ou détestiez son icône (hein, Arnaud !) elle est la première piste du chemin emprunté à Pixelmator. Le logo blanc sur fond dégradé, le palmier. Vous n’y êtes toujours pas ? De mémoire cela fait penser au défunt iPhoto pour iOS qui n’a pas survécu à l’arrivée d’iOS 8.

Mettez les deux icônes côte à côte et le doute n’est plus permis !

pixelmator-iphoto-icone

Ok, je l’accorde, un développeur qui s’inspire (un fortement…) d’une autre icône ce n’est pas rare… Mais cette première ressemblance troublante m’a mis la puce à l’oreille et j’ai relancé l’application en la regardant différemment.

Interface à face

Et là, c’est le déclic ! Cette ergonomie que je trouvais de moins en moins pratique et efficace au fur et à mesure que j’avançais dans le premier test de Pixelmator, ne sort pas de nulle part.
Cette interface n’a pas été crée par l’équipe de Pixelmator en suivant « bêtement » les « iOS Human Interface Guidelines » d’Apple : elle est issue tout droit de chez Apple. Et sans le moindre effort pour le « cacher » !

L’aide :

aide-pixelmator-pages

Créer un document. Pages plus de choix que Pixelmator !

nouveau-pixelmator-pages

La page de sélection des modèles. Apple les intègre, Pixelmator les télécharge à chaque coup…

modeles-pixelmator-pages

Le partage des documents. Plus de choix pour Pixelmator : une illusion.

partage-pixelmator-pages

L’ergonomie au placard

L’idée de copier le modèle de la suite iWork pour iOS d’Apple n’est peut-être pas mauvaise en soi pour ne pas dérouter les utilisateurs de base qui s’en remetteraient aux applications proposées par défaut par Apple mais cela enterre définitivement toute idée un peu créative en matière d’ergonomie.

Et franchement, pour une application aussi complète c’est très dommage de ne pas retrouver des barres d’outils plus classiques (proches de la version Mac de Pixelmator) ou des systèmes à tiroir comme on peut trouver dans des applications comme Paper ou Sketchbook.

L’ergonomie des outils de Paper et Sketchbook est nettement meilleure : plus logique, plus claire. Apple ne se donnant pas vraiment de mal pour faire évoluer ses propres apps, ce n’est peut-être pas le modèle à suivre pour Pixelmator sauf à vouloir créer une app qui pourrait dans l’avenir être intégrée à la suite iWork…

Les outils de Paper avec cette géniale annulation par étapes à deux doigts :

outils-paper

Moins graphique, plus classique mais néanmoins pratique, les outils dans Sketchbook :

outils-sketchbook

Sans même parler des gestes à plusieurs doigts que Pixelmator laisse totalement de côté et qui peuvent apporter un accès différent à certaines options.

Pris sur le fait exprès ?

Si la copie pure et dure de l’ergonomie introduite par la suite iWork est voulue, c’est particulièrement réussi. Jusque dans des détails pas très brillants : Pixelmator est aussi lourd et lent que Pages !

Mais il n’est pas certain que cela soit payant à l’avenir quand on commence à toucher du doigt les apps de développeurs plus créatifs !

NB : S’ils avaient pu envisager de payer un vrai traducteur cela aurait été un vrai plus pour la version française…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>