Notifications : ne pas déranger !

Lorsque qu’Android a popularisé le principe des notifications, tout le monde s’est uni pour dire que c’était LA fonctionnalité qui faisait défaut à iOS. J’étais de ceux qui appréciaient le principe en lui-même, en attendant de voir…

Désormais les notifications sont partie intégrante d’iOS et d’OS X, comme pour l’immense majorité des systèmes d’exploitation mais, avec l’usage, je désactive petit à petit tous types d’alerte. Pour avoir la paix.

Push toi de là

Sans le savoir, mon désamour des « futurs » services de notification a commencé après quelques mois seulement d’utilisation du service push pour les emails. Apanage du système BlackBerry pendant longtemps, quand le service Google Apps (via la configuration Microsoft Exchange) m’a permis de bénéficier du push sur iPhone / iPad sans utiliser d’adresse .Mac / MobileMe, je me suis jeté dessus. Fier comme un paon de pouvoir bénéficier de ce tout nouveau service plus réservé à l’élite.

Comme toute nouveauté, on trouve ça génial au début : les emails arrivent au fur et à mesure (comme des SMS) plutôt que d’être relevés à intervalle régulier. Après quelques jours d’utilisation, on se surprend à « sauter » sur le terminal pour découvrir quelle dernière information pas super importante vient de tomber. À chaque fois on interrompt la tâche en cours. Parfois c’est sans conséquences, parfois il faut plusieurs minutes pour se remettre à la rédaction d’un texte ou l’écriture d’un code de développement. Et quand on reçoit près d’une centaine d’emails par jour, ça devient vite handicapant.

Il est certes facile de se promettre de ne pas regarder, de « s’installer des œillères psychologiques », mais on ne tient pas longtemps. Le regard dérive vite. La distraction apportée par la notification fout tout en l’air.
J’ai tenu quelques mois pour finir par revenir à une bonne vieille configuration IMAP standard, sans push et retrouver un peu de concentration sur mes tâches.

En mode « ne pas déranger »

Alors avec l’arrivée des notifications, tant au niveau du système qu’au niveau des applications, d’abord sous iOS puis sous OS X, je me suis retrouvé devant le même problème : attiré par le service pour mes applications favorites, vite dérangé et débordé par le flot d’information.
Si on ne fait pas sérieusement le tri dès le départ, les écrans se transforment vite en sapins de Noël avec son et « lumière » : réseaux sociaux, actualités, jeux, sites Internet (la pire qui soit sur une machine de bureau), etc.

Je sais très bien que beaucoup me diront que je n’ai qu’à pas regarder mon iPhone ou mon iPad, occulter le coin droit de mon écran, mais est-ce vraiment tenable ?

Dès le premier lancement, rares sont les applications que j’autorise à me notifier. Puis avec l’utilisation quotidienne, encore plus rares sont celles qui résistent au ménage et à la désactivation complète des alertes sous toutes leurs formes.

Avec le recul, je ne trouve aucune notification qui n’ait été d’une urgence « vitale » et qui justifie de les laisser activées. Je retrouve du temps, de l’efficacité et une grande tranquillité. Au pire, si c’est urgent, on décroche son téléphone. Cela me vaudra bien une notification de la part de la messagerie !

Qui plus est, je prends plus de plaisir à consulter à intervalles réguliers, sous forme de pauses, mes emails, mon fil Twitter, mes flux RSS et les actualités qui n’arriveraient pas par les modes pré-cités.

Aujourd’hui, le seules notifications qui restent actives sur iPhone et iPad sont : Twitter (en sursis), les SMS et le calendrier. Rien sur les Mac, leurs compagnons mobiles se chargeant de me transmettre l’information.

Et finalement, si c’était ça la vraie tranquillité ? Débrancher du « tout, tout de suite » ?

Preuve encore à midi aujourd’hui lors d’un déjeuner en terrasse, au soleil, aux abords du Palais de justice de Paris : ma conversation avec ma cliente était interrompue sans cesse par les SMS, les emails, les appels, Facebook (!), … Si l’homme (ou la femme) aux commandes de la machine est en partie responsable de son incapacité à résister aux appels de cette dernière, il faut peut-être directement s’attaquer au problème, directement sur la machine. Mode « ne pas déranger ». La vraie révolution d’iOS 6. Au final, le seul message important du repas étant arrivé au moment de prendre le thé !

Note : quand je parle de « notifications », j’entends les alertes sonores et visuelles immédiates. Je conserve les messages dans le centre de notifications iOS pour avoir un aperçu rapide de ce que j’aurais manquer et ainsi aller vite à l’essentiel.

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