Android Market vs App Store : quantité vs qualité des utilisateurs

La bataille des chiffres fait rage, enfin surtout du côté de Google, qui s’enorgueillit régulièrement du nombre impressionnant et toujours croissant d’activations quotidiennes d’appareils arborant son système.

Mais cela ne fait pas tout :

8 months of downloads on android store = 2 days of downloads on the Apple store.

Avec une telle démonstration, Foo factory prouve clairement ce que beaucoup pensent tout bas : l’App Store n’a pas qu’un simple effet marketing quand il s’agit de lancer un logiciel pour smartphone.

Et pourquoi ? Parce qu’à force d’attirer les fabricants de smartphones de tous bords, Google finit par diluer son système et enjoint implicitement les opérateurs à proposer au plus grand nombre des mobiles propulsés par son système.
La rançon du succès s’écrit ainsi : les téléphones « Google Android Powered » ont un formidable impact marketing quand il s’agit de vendre, mais la cible d’utilisateurs dans sa (future) grande majorité n’aura pas les moyens (compréhension de l’outil et ouverture du portefeuille notamment) de faire de la boutique un passage obligé.

One phone, one store to rule them all

Les différents modèles d’iPhone sont au final tous les mêmes (simples d’utilisation, équipés d’un système unique et rattachés à une seule boutique à l’offre pléthorique) pendant que les téléphones sous Android font face à un nombre alarmant de versions du système, sont personnalisés de façon anarchique par les constructeurs comme par les opérateurs, et surtout, peuvent être liés (ou pas) à plusieurs boutiques (Android Market, Amazon Appstore for Android, …) sans grande cohérence.

Le cas précis de Foo factory est d’autant plus révélateur que la cible de leur application ludo-éducative ne se situe absolument pas du côté des geeks et autres technophiles qui, eux, ne représentent plus la majorité des utilisateurs de smartphone (de quelque fabricant que ce soit).

Enfin le contrôle drastique des applications sur la boutique d’Apple commence à être envié de certains fabricants de téléphones Android qui ne veulent pas avoir à gérer les problèmes d’un OS qu’ils ne développent pas. Motorola en tête !

A quel indicateur se fier ?

Le nombre d’applications téléchargées au global ou la rentabilité de chaque utilisateur ?

Dans les faits, en mettant dans les mains d’utilisateurs finaux « plus basiques » un outil légèrement moins ergonomique, Google ne récoltera qu’un succès limité dans la statistique « applications téléchargées par utilisateur ». La seule qui intéresse Apple, détentrice de millions de comptes iTunes et ainsi d’utilisateurs « captifs ».
Cela ne laisse pas pour autant planer le doute sur le fait que l’Android Market dépassera l’iTunes AppStore dans les prochains mois en termes de volumes de téléchargements, mais la rentabilité pour les développeurs restera encore longtemps l’apanage de ceux qui ciblent les téléphones « pommés ».

La fragmentation tant décriée d’Android reste une réalité et avec l’arrivée du prochain dessert pour tablettes et smartphones (Ice Cream Sandwich), gageons que cela ne va pas s’arranger avant un bon bout de temps !

Sources : Foo Factory via iGeneration.

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