Vélib, deuxième essai

Après un premier échec cuisant, nous avons profité d’un rare samedi ensoleillé pour rallier Pont Neuf à Saint Lazare en Vélib.

Samedi matin, week-end du 15 août, 10H05 : il aura fallu faire 3 stations Vélib pour en trouver une qui ne soit pas vide… Soit les parisiens sont tous des cyclistes matinaux soit il y a quelques problèmes de répartition de l’offre !

Bref. Choix d’un ticket journée, caution carte bleue et sélection du plot n°8. Le vélo ne se libère pas. J’ai beau « appuyer »sur le bouton de déverouillage, il ne bouge pas malgré le voyant vert. Deuxième essai sur le plot n°8, rien à faire il refuse de bouger. Le plot n°13 accepte de nous lâcher un premier vélo.
Deuxième ticket, plot n*11 : le vélo se décroche, le pneu avant est crevé. Je raccroche le vélo mais impossible d’en retirer un autre, l’option est marquée en rouge : je suis bloqué par les 5 minutes de repos obligatoires entre deux locations.
Pendant ce temps, je fais un petit tour des quelques vélos accrochés (9 présents sur une station de 30 plots) : 1 vélo avec la jante cassée, 3 vélos avec un pneu crevé et 1 vélo sans stigmates mais verrouillé (voyant rouge allumé). A peine la moitié de la dizaine de vélos disponibles est en état de rouler et d’être louée…

Vélib, le vélo à Paris

Les critiques les plus fréquentes sur les vélos (hormis leur affreuse couleur beige sale gris souris) tournent autour du poids et du nombre de vitesses. Concernant le poids, habitué à deux vélos de 7 et 9 kg, je n’ai pas été choqué ni ralenti par les 22 kg du bestiaux. Pour les vitesses, le système Nexus de Shimano à poignée tournante fonctionne très bien mais tourne peut-être un peu facilement. Le gros avantage du système choisi est de pouvoir changer de vitesses même à l’arrêt sans que la chaîne ne se perde dans les pignons au démarrage : c’est idéal pour les débutants et étourdis. Même si 3 vitesses semblent amplement suffisantes pour les « plats » trajets parisiens, leur étagement est pour le moins étrange : la première vitesse est idéale pour démarrer ou monter la bute Montmartre, la seconde permet de prendre un peu de vitesse ou de rouler tranquillement mais la troisième est assez dure. En balade, on se retrouve à pédaler dans la semoule en seconde ou à ramer en troisième (sauf à faire la course avec un autre Vélib (mais là, -la boîte- 3 vitesses est trop juste pour la compétition). La surprise vient au premier feu rouge : ça ne freine pas ! J’ai beau écraser le frein, il faut s’y prendre à l’avance pour s’arrêter sur la ligne !

Sur la matinée passée à faire les courses, on prend plaisir à poser son vélo dans une station proche du magasin puis à en reprendre un 10 minutes plus tard. Malgré les changements de machine, ils semblent tous avoir la même maladie de freinage. Ou peut-être suis-je trop habitués aux freins à disque hyrdrauliques associés à un vélo de 9kg ?

Du côté des qualités, j’ajouterai que les vélos sont agréables à rouler, même sur les pavés (malgré une selle trop bombée et inconfortable à mon goût). Chose trop rare pour ne pas être notée : la selle peut être réglée très haut et suffit même pour quelqu’un comme moi qui mesure 2m. C’est d’ailleurs en nette contradiction avec la borne et son couple clavier / écran invisible sans se baisser dès qu’on dépasse 1m90…

Seul point noir de la journée, après voir parcouru bon nombre de stations vides autour de la Gare Saint Lazare, la dernière à être fournie en vélos a eu la bonne idée de planter. Le redémarrage se fait heureusement automatiquement, mais la machine (Celeron 1,6 GHz sous Windows Embedded) met 6min30 montre en main avant d’être disponible. Vraiment très long.

Après une première expérience désastreuse, l’essai transformé laisse une bonne impression générale mais avec quelques inquiétudes malgré tout : comment vont se comporter les bornes, comment vont résister les vélos ou comment va se passer la gestion des stations vides ou surpeuplées à la rentrée où les utilisateurs seront bien moins patients et bien plus nombreux qu’en ce mois d’août ?

Quelques améliorations à apporter : signaler un vélo défectueux sur la borne (parmi les opérations de fin de parcours), afficher sur les bornes le numéro de téléphone à appeler pour signaler un problème (01 30 79 79 30 qui ne s’affiche que si la borne fonctionne…), autoriser la location immédiate d’un vélo lors d’un aller/retour sur la même station (cas du vélo pris puis remis car crevé), mieux informer sur la présence de stations (signalétique, plans, etc).

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